ROYA CITOYENNE – Résistances en Roya

solidarité, renforcement du réseau social, réflexion sur des projets de société respectueux de l'humain et de la nature…

Un film à visionner absolument, ici : « Exode »

Classé dans : Medias : Articles presse Radios,Réfugiés - Migrants — 28 février, 2017 @ 2:07

Cliquez sur ce lien : https://www.change.org/p/d%C3%A9claration-d-aide-aux-r%C3%A9fugi%C3%A9s

puis tapez le mot de passe « exode« .

Ce film a été fait avec les images prises depuis des smartphones donnés à des réfugiés, qui peuvent ainsi témoigner directement de leur terrible périple.

Lettre du 25/2 de la présidente de la CNCDH sur la situation des migrants

Page d'accueil CNCDH
L’institution française de protection et promotion des droits de l’Homme

Lettre de la présidente concernant la situation des migrants

Alertée par plusieurs membres de la CNCDH, la présidente, Christine Lazerges, a adressé un courrier au Premier ministre, vendredi 25 février, pour lui faire part de sa plus vive préoccupation pour les milliers de migrants, dont des mineurs non accompagnés, qui vivent dans les pires conditions dans le Calaisis, en Ile-de-France, dans la vallée de la Roya.
EXTRAITS :

Dans le Calaisis, en Ile-de-France, dans la vallée de la Roya, les acteurs des associations rencontrent depuis plusieurs semaines des exilés contraints de survivre, en plein hiver, dans les pires conditions … Les décisions prises récemment par votre Gouvernement … se traduisent dans les faits par un abandon de très nombreux exilés, majoritaierment des mineurs … 

Pour pallier les carences de l’Etat, des réactions d’humanité se développent. Des citoyens et des bénévoles s’organisent pour apporter une aide, un toit, de la nourriture. Or nous constatons que les pouvoirs publics, au lieu d’encourager cette solidarité, se mobilisent au contraire pour la dissuader par des actions d’intimidation. Les hommes et les femmes qui développent des actions concrètes de solidarité sont surveillés, contrôlés, interpellés, parfois poursuivis en justice. 

Ces faits sont inacceptables et nous ne pouvons que les condamner vivement … C’est pourquoi la CNCDH vous demande avec insistance de réexaminer les arbitrages récents que votre Gouvernement a pris et de donner sans tarder les instructions pour que cessent les entraves à l’action des associations de solidarité et de défense des droits de l’homme.

« Esperanza » salie mais jamais anéantie – Nice matin 25/2/17 – Soirées MENTON film 6/3 et théâtre 12/3

Soutien du Théâtre du Lavoir

au Théâtre National de Nice

et à l’équipe de « Esperanza »

 Dans la nuit de vendredi 24 au samedi 25, le Théâtre National de Nice a subi les intimidations d’un groupuscule d’extrême droite.
Les affiches de la pièce « Esperanza » d’Aziz Chouaki, programmée du 2 au 12 mars 2017 ont été arrachées et recouvertes par des slogans haineux. Le Lavoir Théâtre à Menton, souhaite exprimer son total soutien aux équipes du théâtre de Nice et aux artistes engagés dans cette pièce qui porte une parole chargée d’humanité, plus que nécessaire dans le contexte actuel. 

L’équipe du théâtre du Lavoir appelle le public azuréen à se rendre nombreux aux représentations de la Pièce d’Aziz Chouaki.

Elle l’invite, par ailleurs, à se retrouver pour d’autres soirées dédiées à la solidarité: à MENTON, le lundi 6 mars, à 20H00,

pour la projection du film « Les migrants ne savent pas nager »

et le dimanche 12 mars à 15h45,

pour la représentation de « Éclaboussure # 2 », inspiré de la rencontre entre des artistes et l’équipage de l’Aquarius au large des côtes libyennes. Les Compagnies Arnika et Sîn, producteurs de cette pièce, s’associent au présent communiqué du Théâtre du Lavoir.

 Contact : Mandine Guillaume 06 69 70 46 06 Infos@lavoirtheatre.org

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Le Lavoir théâtre
63 Bd. du Fossan
06 500 Menton
Téléphone : +33493414155
Email : infos@lavoirtheatre.org
Web site : www.lavoirtheatre.org

http://www.nicematin.com/racisme/ces-affiches-pour-un-spectacle-sur-les-migrants-ont-ete-vandalisees-par-un-groupuscule-dextreme-droite-117146

PAR GREGORY LECLERC Mis à jour le 25/02/2017 à 18:23 Publié le 25/02/2017 à 18:19
Les affiches du spectacle Esperanza ont été recouvertes.
Les affiches du spectacle Esperanza ont été recouvertes.

Dans la nuit de vendredi à samedi, les affiches fraîchement collées de son spectacle, qui doit être joué au Théâtre national de Nice (TNN) en mars, ont été saccagées.

« Je suis écœuré. Il n’y a plus une seule affiche pour notre spectacle. » Hovnatan Avédikian, 35 ans, metteur en scène arménien de « Esperanza », est en colère.

Dans la nuit de vendredi à samedi, les affiches fraîchement collées de son spectacle, qui doit être joué au Théâtre national de Nice (TNN) en mars, ont été saccagées. Recouvertes par des appels à « combattre l’islamisme » ou à « défendre la France ». Appel lancé par le groupuscule d’extrême droite « Génération Identitaire ».

Ce spectacle, de l’Algérien Aziz Chouaki, évoque l’histoire d’un groupe de migrants qui s’embarque pour Lampedusa sur un modeste bateau, « l’Esperanza ». Il doit être joué à partir du 2 mars au Théâtre national de Nice.

« Il n’y a aucun message politique dans cette pièce. Nous ne donnons pas de leçon de morale, à personne », s’insurge le metteur en scène arménien. Dans leur volonté de s’inscrire dans le tissu social local, l’auteur et le metteur en scène ont répété le spectacle à la prison de Nice.

L’affiche de « Esperanza », vandalisée, montrait un groupe d’hommes, sur une scène, dont un portant un keffieh.

« C’est peut-être cet élément, et la peau basanée de certains d’entre eux qui ont gêné, ou alors nos noms, un Algérien et un Arménien », regrette Hovnatan Avédikian. « Massacrer nos affiches, c’est un geste agressif et régressif politiquement », ajoute-t-il.

Le Théâtre national de Nice annonce qu’il déposera plainte dans les prochaines heures.

L'affiche originale du spectacle Esperanza.

Lettre Service des relations internationales PCF- février 2017 « Migrants : Liberté Egalité Fraternité

Classé dans : Citoyens solidaires,Réfugiés - Migrants,Soutien aux sans-papiers — 28 février, 2017 @ 1:03

Document très argumenté en téléchargement : fichier pdf web 8p LRI Speěciale Migrant – feěvrier 2017

Pique nique protestataire nouvelle frontière de SOSPEL dimanche 26/2 11 H

Classé dans : Droits de l'homme - Société,Mobilisation — 22 février, 2017 @ 7:50

http://www.nicematin.com/faits-de-societe/migrants-un-pique-nique-improvise-et-bon-enfant-contre-les-controles-aux-frontieres-117285

Militants, partisans et riverains intéressés se sont réunis hier au carrefour Saint-Gervais à Sospel pour un « pique-nique citoyen » à l’appel de Roya citoyenne. Une manifestation pacifique et bon enfant qui, au croisement des routes de la Bévéra, de la Roya et de la Ligurie, a rassemblé près de 150 participants.

En face d’eux, Irène, niçoise. Seule mais déterminée, militante d’un tout autre bord. Non affiliée officiellement et peu disposée à fournir réponses et arguments à la presse, la dame exprimait son soutien au dispositif des contrôles.

Un dispositif dénoncé par les manifestants « dans sa mise en oeuvre, sa dérive et son coût pour un résultat néant ».

Au milieu et dans le calme, la gendarmerie mobile poursuivait ses contrôles.

Parmi les personnalités présentes : Cédric Herrou, Teresa Maffeis (responsable de l’association pour la démocratie à Nice) et Fabienne Revillet (suppléante de Valérie Tomasini, conseillère départementale)

Informations et paroles données aux protagonistes aujourd’hui, lundi 27 février, dans Nice-Matin édition Menton, en page 5.

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ACTION  D’ADMINISTRES  pour LA LIBRE CIRCULATION

En effet : Depuis des mois, nombre d’administrés de Sospel, riverains,  habitants de Piene, de Breil et transalpins en direction de Menton, Moulinet via Sospel, sont systématiquement contrôlés (ouvertures de coffres, hayons, fouilles de véhicules, etc.). Parfois, lors de ces contrôles, des agents  trop zélés
peuvent vous mettre en situation de délinquants et vous entraîner dans des fichages, procès verbaux et autres abus sécuritaires.
Nous dénonçons ce barrage militaire routier (checkpoint) qui, sous prétexte de flux migratoire,
exaspère les usagers réguliers de la route de la Roya et Bévéra.

NON à l’état d’exception !
plus de barrage !

BIENVENUS(ES) à LA NOUVELLE FRONTIERE DE SOSPEL ROUTE DE BREIL SUR ROYA
LE 26 FEVRIER 2017 à partir de 11 H OO PIC-NIC (repas tiré du sac)

Textes de soutien lors de la mobilisation du 10/2/17 : Didier Fassin, Eric Fassin, François-Xavier Asso…

Classé dans : Mobilisation,Réfugiés - Migrants — 22 février, 2017 @ 5:19

http://www.liberation.fr/debats/2017/02/10/la-justice-contre-les-justes_1547591

Il y a quelques semaines, un ami qui est professeur de droit dans une grande université des Etats-Unis me raconta une anecdote tout à fait remarquable. Alors que, lors d’une réunion scientifique, il évoquait l’histoire de sa famille avec un collègue, tous deux se rendirent compte que le père du premier et la mère du second, l’un et l’autre juifs, devaient à l’engagement courageux du même homme, Aristides de Sousa Mendes, d’avoir pu échapper à la répression du régime nazi.

En effet,  au mois de juin 1940, alors que des dizaines de milliers de réfugiés fuyant l’arrivée de l’armée allemande se pressaient vers le Sud-Ouest pour tenter de passer en Espagne et rejoindre Lisbonne dans l’espoir de s’embarquer vers les Etats-Unis, Aristides de Sousa Mendes, Consul du Portugal à Bordeaux, émit quantité de visas, malgré l’interdiction du gouvernement du général Salazar. On estime à 30 000 le nombre de personnes auxquelles il permit de quitter la France, parmi lesquels 10 000 juifs, et ce alors même que le dictateur portugais l’avait démis de ses fonctions et placé sous surveillance avec une obligation de rapatriement. Sur le chemin du retour vers son pays, il aida encore plusieurs dizaines de réfugiés, que les douaniers espagnols venaient de refouler, à passer la frontière près d’Hendaye en usant de son autorité diplomatique.

Rentré au Portugal, il fut jugé pour avoir désobéi aux ordres de son gouvernement. Pour sa défense, il déclara: “C’était en effet mon but de sauver tous ces gens dont les souffrances étaient indescriptibles… Je ne pouvais pas les différencier car j’obéissais à une injonction humanitaire qui ne fait de distinction ni de race ni de nationalité.” Il fut condamné et destitué. Sa famille tomba en disgrâce. Aristides de Sousa Mendes mourut en 1954 dans la pauvreté et le déshonneur. Douze ans plus tard, le Mémorial Yad Vashem le reconnut comme “Juste parmi les nations”, mais il fallut encore plus d’une décennie pour que la République portugaise le réhabilitât, annulant toutes les charges qui avaient pesé sur lui. En 1995, une semaine d’hommage lui fut consacrée par son pays et le président Mario Soares déclara qu’il était “le plus grand héros portugais du vingtième siècle”.

Les parallèles historiques sont souvent approximatifs et je ne me hasarderai à comparer ni la France contemporaine avec la France défaite de 1940, ni le régime d’Antonio de Oliveira Salazar avec le pouvoir de François Hollande, ni les hauts-faits d’Aristides de Sousa Mendes avec les actes généreux de Cédric Herrou. Mais c’est pourtant au nom des mêmes valeurs d’entraide et d’une certaine conception de l’humanité que le consul portugais et l’agriculteur français ont fait acte de désobéissance civile, qu’ils ont permis à des réfugiés et des émigrés de traverser des frontières de manière illégale mais sûre, et qu’ils leur ont donné la chance de trouver un refuge sur des terres plus hospitalières. Et c’est malheureusement avec la même vision étroite de la loi, la même priorité donnée à la répression sur la compassion, le même acharnement à punir ce qui devrait être célébré que la justice de Lisbonne en 1941 et le parquet de Nice en 2017 ont poursuivi les deux hommes.

Quelque soit la décision du tribunal – et l’on peut encore espérer qu’il prononcera un acquittement – il est clair que l’incrimination de Cédric Herrou procède avant tout d’une intention dissuasive. Il s’agit de décourager celles et ceux qui voudraient aider des personnes qui ont le plus souvent fui la misère et la guerre. Hier comme aujourd’hui, l’État réprime le délit de solidarité. Mais il est des moments où la désobéissance civile est la seule voie pour des hommes et des femmes d’honneur. C’est le cas lorsque l’existence d’autres êtres humains est en jeu. Les deux universitaires qui découvraient la commune histoire de leurs parents en étaient, littéralement, la preuve vivante.

Didier Fassin
 Professor of Social Science, Institute for Advanced Study, Einstein Drive, Princeton, NJ 08540 USA

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https://blogs.mediapart.fr/eric-fassin/blog/100217/pour-cedric-herrou-hommage

Aux êtres véritablement humains la France reconnaissante

Cédric Herrou a été jugé pour l’exemple – pour décourager celles et ceux qui continuent de se mobiliser pour les droits humains, dans la vallée de la Roya, à Calais et partout en France. Or Cédric Herrou aura été exemplaire – au point d’encourager celles et ceux qui refusent de se démobiliser, dans la vallée de la Roya, à Calais et partout en France. C’est un exemple de responsabilité, face à des responsables irresponsables. C’est un exemple d’humanité, contre l’inhumanité des pouvoirs publics. C’est un exemple de solidarité, dans un pays où la solidarité reste un délit.

C’est aussi un exemple, parce qu’il nous aide à penser politiquement contre la dérive politique qui nous menace. À ceux (qu’ils s’en vantent ou pas) qui préfèrent leur famille à leurs voisins, et leurs voisins aux étrangers, sa mère a magnifiquement répondu : « Pour que vous compreniez… nous avons été “famille d’accueil” pendant 25 ans. Alors quand Cédric vous dit que ces enfants qu’il voit sur nos chemins et nos routes de la Roya, ce sont ses frères et ses sœurs, il ne vous ment pas. »

Cédric Herrou rappelle à l’ordre les pouvoirs publics qui n’invoquent la loi que pour faire oublier qu’ils ne la respectent pas. Et à nous toutes et tous, il rappelle, coûte que coûte, que nous ne sommes pas condamnés, même au risque d’une condamnation judiciaire,  à accepter l’inacceptable, à nous résigner à la France telle qu’elle va, c’est-à-dire bien mal. Pour ce double rappel, comme nous tous, et au nom de nous tous, je lui dis ma, notre gratitude.

Aujourd’hui, un jugement est rendu à Nice. Mais ce qui restera, au tribunal de l’histoire, c’est le témoignage exemplaire d’un homme qui a fait preuve d’humanité en se battant pour les droits humains ; tandis que ceux qui traitent les migrants comme des déchets finiront dans les poubelles de notre histoire nationale. Voilà à qui nous avons affaire, pour le meilleur, avec Cédric Herrou, ou pour le pire, avec ceux qui le persécutent.

Éric Fassin
sociologue, professeur à l’université Paris-8 Vincennes – Saint-Denis

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PRISE DE PAROLE du prêtre François-Xavier ASSO (Tende)

Vendredi 10 février 2017

Nous avons le devoir de désobéir aux lois injustes, inhumaines, comme cela se fait actuellement aux États-Unis, par un vaste mouvement de contestation contre les décrets arbitraires de Donald TRUMP, tout comme l’ont fait dans les années 65 Rosa PARKS, le Pasteur Martin Luther KING et tant d’autres…

Nous, Rotubiens (= habitants de la Roya selon la racine latine), nous nous insurgeons contre la déshumanisation des rapports humains.

Nous, Rotubiens, nous rappelons à nos élus municipaux, départementaux, régionaux, députés que nous ne les avons pas élus pour exercer de la répression… mais bien pour faciliter le vivre-ensemble…

Ainsi il est faux d’affirmer que la France « ne peut pas accueillir toute la misère du monde », d’abord parce que TOUTE la misère du monde n’est pas rassemblée à nos frontières… Par contre la misère peut se partager… car

• la misère de mon frère attend un sourire de ma part… 

• la misère de mon frère attend une poignée de main secourable…

• la misère de mon frère attend mon regard d’amitié qui lui rende sa dignité d’Etre Humain…, l’aide à sortir des situations de guerre, de famine, de démocrature…

Alors la soupe partagée aura le bon goût de l’Amour…

Est-ce irréalisable ?… est-ce utopique ?… Nous ne le pensons pas. Et il nous semble, à nous, Rotubiens, que nous pouvons reprendre l’affirmation d’un Président des Etats-Unis, YES, WE CAN !…

Enfin, souvenons-nous de cette légende du Pays Niçois : au cours de ses expéditions pour réaliser ses Douze Travaux, Hercule vint à passer dans notre pays. Ecoutant les doléances des habitants qui avaient tant de mal à se frayer un passage dans la montagne pour aller de l’autre coté voir leurs semblables, Hercule prit sa fameuse massue, et d’estoc et de taille, il fraya un passage pour permettre les communications entre Nord et Midi…

Cette massue d’Hercule, c’est nous… YES, WE CAN !

Texte de Jean-Marc Lévy-Leblond présent le 10 en soutien, voir la pétition :
https://www.change.org/p/d%C3%A9claration-d-aide-aux-r%C3%A9fugi%C3%A9s

Cynisme et Cruauté à PARIS comme à Vintimille : Media « Ces Français hors-la-loi qui distribuent des repas malgré les interdictions » / « BASTAMAG »

Classé dans : Citoyens solidaires,Medias : Articles presse Radios — 18 février, 2017 @ 1:37

https://www.bastamag.net/Ces-Francais-hors-la-loi-qui-distribuent-des-repas-aux-migrants-malgre-les

Témoignages Solidarité

Ces Français hors-la-loi qui distribuent des repas
aux migrants malgré les interdictions et la répression

par Claudie Rambaud, Claudine Avram, Jean-Noël Fessy 10 février 2017

Cynisme et Cruauté à PARIS comme à Vintimille : Media

Cédric Herrou vient d’être condamné, ce 10 février, à 3 000 euros d’amende avec sursis. Son délit : avoir refusé d’abandonner des migrants au bord des routes dans la vallée franco-italienne de la Roya. Sur place, la résistance ne faiblit pas. Claudine, Jean-Noël et Claudie font partie des paysans de la vallée qui, au sein de l’association Roya citoyenne, cuisinent et distribuent des repas aux centaines de réfugiés bloqués à Vintimille. « Une interdiction de nourrir les migrants est en vigueur à Vintimille, sous prétexte de normes d’hygiène, nous sommes donc hors-la-loi. » Comment s’organisent-ils face à la répression policière et judiciaire croissante ? Témoignage.

Les migrants réfugiés continuent d’affluer à Vintimille, à la frontière entre la France et l’Italie. Quand nous avons commencé fin mai 2016, ils « squattaient » d’abord à la plage, puis sous un pont routier. Sans aucune aide officielle – ni nourriture, ni sanitaire – sauf celle procurée par des jeunes volontaires venus de toute l’Europe, dont des membres du réseau « No border ». La Croix Rouge italienne (Croce Rossa) a même été renvoyée, jugée inutile par le ministère de l’Intérieur dont elle dépend.
 Ensuite, le Pape ayant secoué les paroissiens italiens, les migrants ont été hébergés à l’église Sant’Antonio. Des sanitaires et de la nourriture ont en partie été fournis par des associations françaises et italiennes bénévoles. Ils étaient alors déjà près d’un millier.

Un centre géré par la Croce Rossa a ensuite revu le jour à quelques kilomètres du centre-ville, d’une capacité d’accueil officielle de 350 places, uniquement pour les hommes. Une capacité largement dépassée depuis jusqu’à laisser des dizaines voire des centaines de personnes dormir dehors – difficile de vérifier car l’accès du site nous est interdit. Ces hommes sont libres d’aller et venir, bien traités, mais apparemment pas assez nourris. Il suffit de voir le nombre de mains tendues lors de nos distributions. L’église est maintenant réservée aux familles et femmes seules.

Face à cette situation, il était difficile pour nous de ne rien faire. La vallée de la Roya est à une demi-heure en moyenne de Vintimille. Des habitants, à l’initiative de l’Association Roya Citoyenne, se sont organisés pour assurer des repas distribués en maraudes chaque soir, en allant ainsi à la rencontre des réfugiés dans la ville. Ce fut d’abord cinq jours par semaine, puis chaque soir grâce à des forces extérieures venues nous rejoindre à partir de Nice et d’autres vallées de l’arrière-pays .

Nos repas sont préparés chez l’un ou l’autre par quelques cuisiniers et cuisinières de fortune. Cet été, de nombreux paysans et paysannes solidaires de par chez nous ont offert des fruits et légumes frais en grande quantité. Nous essayons depuis le début de l’hiver de cuisiner des repas consistants mais n’avons pas encore réussi à trouver des containers isothermes assez grands pour servir chaud. Puis une ou deux voitures descendent. La distribution se fait la plupart du temps à la sauvette car souvent les carabiniers italiens interviennent plus ou moins énergiquement. Cela va des contrôles d’identité jusqu’à la reconduite à la frontière pour empêcher la distribution.

Il faut savoir qu’une interdiction de nourrir les migrants est en vigueur à Vintimille, sous prétexte de normes d’ hygiène, et que nous sommes donc hors-la-loi. La municipalité oppose aussi le fait que les réfugiés sont bien nourris au camps de la Croix Rouge, ce qui est infirmé par les personnes concernées. Des tractations sont en cours avec la mairie de Vintimille pour obtenir une accréditation qui permettrait l’accès au camp, de cuisiner sur place et de servir chaud. Et aussi, très important, d’avoir le temps de discuter, échanger des sourires sans la crainte de l’ arrivée des carabiniers.

Nos maraudes sont entièrement financées par les dons adressés à notre association. Peu à peu les conditions s’améliorent, du matériel de cuisine nous est offert par d’autres associations partenaires. Depuis la trêve de Noël, les forces de l’ordre n’interviennent pas ou très peu mais les choses ne sont jamais définitives…

Nous distribuons de 150 à 250 portions chaque fois, en fonction des possibilités. Les maraudeurs font chaque soir un compte rendu par courriel pour celles ceux qui vont descendre le lendemain. Nous participons aussi à l’accueil de réfugiés qui arrivent chez nous. Notre association, Roya citoyenne, est de plus en plus connue, soutenue et aidée, mais débordée. Et puis il y a le président du département, le « Duciotti » [surnom péjoratif donné à Éric Ciotti, député LR des Alpes-Maritimes, ndlr] qui ne cesse d’aboyer. Mais la caravane passe…

Jean-Noël Fessy, Claudine Avram et Claudie Rambaud (paysannes dans la Roya)

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De VINTIMILLE à CALAIS en passant par PARIS,

la même administration scélarate, indigne, déshumanisante

des réfugiés et des citoyens solidaires :

« Où est la ville refuge dont nous parle notre maire,
Anne Hidalgo ? »

ACTION :
Vous pouvez copier, reformuler, transformer, faire passer à vos amis, comme vous voulez, qu’on soit nombreux à faire de même, et, à PARIS, qu’on aille ensuite dans les conseils de quartier ou les conseils d’arrondissement pour leur demander des comptes.

Ce n’est pas difficile de trouver les noms des élus de vos arrondissements, il sont là :
http://www.mairie19.paris.fr/mairie19/jsp/site/Portal.jsp?page_id=26
http://www.mairie18.paris.fr/mairie18/jsp/site/Portal.jsp?page_id=16
http://mairie10.paris.fr/mairie10/jsp/site/Portal.jsp?page_id=72
etc.

Après il suffit de composer leur adresse : prenom.nom@paris.fr

Où est la ville refuge dont nous parle notre maire, Anne Hidalgo ?

thomas sansom afp migrants la chapelle

Madame, Monsieur,

Je viens de recevoir les messages qui suivent plus bas.

Trop c’est trop.

Je viens vous demander, à vous, élus « de gauche » de la ville de Paris, quelles actions ont été engagées par la ville pour faire face à la violence sans cesse croissante des réponses -ou non-réponses- publiques qui sont opposées depuis deux ans à l’attente des personnes exilées venues chercher refuge sur le territoire parisien.

J’habite près du métro La Chapelle, où avait été dressé, on s’en souvient, l’un des premiers camps d’exilés pendant l’été 2015.

Voilà bientôt deux ans que s’expose sous nos yeux, chaque jour, d’une façon ou d’une autre, la honte de l’échec de la ville de Paris à offrir une hospitalité minimale à des personnes dévastées par la guerre et les conflits qu’elles ont fuis dans leur pays : espaces grillagés et gardés par des chiens, personnes poussées d’une friche à l’autre, déplacements et expulsions employant la force, grilles protégeant honteusement du vide quand des personnes ont été forcées de séjourner un temps sur un trottoir, pierres sans cesse plus monumentales pour empêcher qu’on s’y tienne…

Et aujourd’hui on interdit le simple acte d’offrir à manger et à boire.

Où est la ville refuge dont nous parle notre maire, Anne Hidalgo ?

Je ne peux pas comprendre, je ne pourrais pas comprendre, si c’était vraiment le cas, que les élus « de gauche » pour lesquels je n’ai cessé de voter depuis que je suis électrice à Paris n’interviennent pas face à une telle escalade de cynisme et de cruauté.

Je n’ose croire que cette violence et cette politique hallucinantes soit exercées en mon nom, au nom de tous les Parisien.ne.s que nous sommes, et qui n’ont jamais été consultés sur ces choix.

Je souhaite que cette question soit inscrite à l’ordre du jour des prochains conseils de quartier de mon arrondissement.

Je souhaite que nos élus viennent y exposer les raisons de leur(s) (non)intervention(s) face à la honte de cette politique menée depuis deux ans : d’un côté toute latitude laissée à une préfecture de police sans cesse plus inhumaine et plus violente ; de l’autre, le lâchage d’associations plus ou moins laissées à l’abandon (on l’a vu aux heures les plus froides de l’hiver), et empêchées chaque jour un peu plus dans leur action.

Comptant sur votre réaction,

je vous prie d’agréer, Madame, Monsieur, l’expression de mes salutations.

Dr Federmann Georges Yoram – Psychiatre Gymnopédiste – Strasbourg

Le 16/02/17 à 13:53 [message du Collectif La Chapelle] :

ALERTE ROUGE : Après les PIERRES pour empêcher les personnes non prises en charge de dormir, INTERDICTION préfectorale de distribution de NOURRITURE devant le centre pour demandeurs d’asile dit « humanitaire » initié par Mme Anne Hidalgo !

Merci à tous les Francilien.ne.s dispos aujourd’hui, ne serait-ce qu’une petite heure, de VENIR SUR PLACE Porte de La Chapelle et – même si vous êtes hostiles à l’approche humanitaire – d’apporter de la BOUFFE car visiblement, c’est devenu un geste POLITIQUE. 


Post du groupe Solidarité Migrants Wilson :
« 16/02 HONTEUX : par ordre du préfet, toute distribution de nourriture et de boisson autour du centre est désormais INTERDITE !

Après les retraits de couvertures, après les dispersions, APRÈS LES PIERRES, on passe à l’étape suivante : les migrants sont EMPÊCHÉS DE MANGER.
8H30 ce matin, alors qu’on va voir les policiers pour signaler notre présence, ils nous interdisent de distribuer. Ni devant le centre. Ni devant la déchetterie. Ni de l’autre côté du carrefour. Nulle part. Et pour faire bonne mesure, ils nous mettent deux amendes (5èmes amendes pour notre petit collectif) !
Nous avons vu, de loin, le document émanant de la préfecture, et qui détaillait toutes les localisations qui nous étaient interdites. Rassurons-nous, nous avons pu les distribuer, nos 45 litres de liquides et tous nos sacs d’invendus de boulangerie, mais dans quelles conditions ! Cachés bien au-delà du pont, sur un coin de trottoir dont on ne savait pas si on ne nous en délogerait pas encore, et où des centaines de migrants (300 gobelets partis ce matin) ont malgré tout réussi à nous trouver.
L’autre scandale c’est que désormais, c’est confirmé, il n’y a plus rien à manger ni à boire pour les migrants admis en accueil de jour à l’intérieur du centre ! Ils y passent la journée le ventre vide. Hier une famille y a été hébergée toute la journée et les bénévoles n’avaient même pas une bouteille d’eau à donner aux enfants. Et nous n’avons plus accès aux trottoirs du centre pour nourrir et réchauffer les hommes qui sont dans la file d’attente. »

Media : « Réfugiés, une nuit sur les rails » / Lisa Giachino pour « L’âge de faire »

Classé dans : Medias : Articles presse Radios,Mineurs Isolés Etrangers — 18 février, 2017 @ 1:29

http://www.lagedefaire-lejournal.fr/refugies-nuit-rails/

Réfugiés, une nuit sur les rails

Media :

Six adolescents érythréens voulaient quitter la vallée de la Roya, où ils étaient bloqués depuis trois semaines, pour rejoindre Nice. De tunnel ferroviaire en viaduc, récit de 20 km de marche et de leur expulsion illégale.

Nous marchons sur l’ancienne route du sel entre Nice et Turin, où sont passés des milliers de mulets chargés de marchandises. La voie est libre, Karine (1) a vérifié. Ça fait longtemps que Binam et Famiel n’ont pas vu le soleil. Depuis trois semaines, les deux garçons vivent reclus dans un studio prêté par Jeff et Karine. Trop risqué de sortir, avec les patrouilles de police. Ni Karine, ni Jeff ne savent par quel bout prendre ces ados timides qui comprennent à peine un peu d’anglais.
Pour briser leur isolement, ils ont organisé cette petite expédition chez leurs amis Theresa et Tom, qui vivent à l’écart du village et accueillent deux autres Érythréens. Les visages de Binam et Famiel s’éclairent quand Philemon et Seare, leurs copains, les saluent : une étreinte érythréenne, ponctuée de solides coups d’épaule.

Je ne les avais jamais vus sourire comme ça !

La voix de Biniam n’a pas encore mué, il ne doit pas avoir plus de 14  ans. Philemon et Saere ont 17 ans et plus d’assurance, surtout Philemon qui se débrouille bien en anglais. Ils sont devenus complices avec Theresa, qui déploie des trésors d’énergie pour communiquer avec eux. Elle a commencé avec Philemon un lexique anglais-tigrinya, écrit et sonore. Mais cet après-midi, elle est dans tous ses états : les garçons veulent partir.

LES ADULTES IMPUISSANTS
L’association Roya citoyenne a envoyé des demandes de protection à l’Aide sociale à l’enfance, qui a l’obligation légale de les prendre en charge. Pas de réponse. Et ce matin, quand ils ont appris la nouvelle arrestation de Cédric Herrou, figure emblématique de la solidarité avec les migrants dans la vallée, « leurs espoirs sont tombés à terre », explique Theresa.
Après l’Éthiopie, le Soudan, la Libye et l’Italie, où ils ne se voyaient pas d’autre avenir que dans les camps de la Croix Rouge, ils sont partis à pied de Vintimille, côté italien, et ont remonté la vallée jusqu’aux villages français. De là, pour rejoindre Nice, il faut soit repasser par Vintimille, soit suivre les 76 lacets de la route de Sospel. Mais toutes les issues sont verrouillées par les forces de l’ordre.

Ils veulent avancer. Leur rêve, c’est d’aller en Allemagne.

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Blottis les uns contre les autres, les quatre garçons jouent du téléphone, font des plans pour partir ensemble le soir même, à pied, en suivant le chemin de fer.

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Theresa a dessiné un schéma avec des flèches pour bien leur faire comprendre que s’ils partent, ils ont 90 % de chances d’être interceptés et de retourner à Vintimille. Peine perdue, leur décision est prise.

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Impuissants, les adultes ne peuvent que remplir leurs sacs à dos de nourriture et les habiller chaudement.Rendez-vous à 22 heures, sous le tunnel de la gare de Saorge-Fontan. Jusqu’à 5 heures du matin, aucun train ne circule sur cette voie. Le but est de passer Sospel et d’embarquer au petit matin, à la gare suivante, dans un train pour Nice, après 20 km de marche.

Come with me

Philemon, Sarvey, Binam et Seare sont rejoints par un jeune homme et par Danaé, une jeune fille de 16 ans coiffée d’un bonnet à pompon.
Étreintes et coups d’épaules, puis on se met en route. En compagnie de ces six ados qui papotent dans leur langue, on croirait presque une excursion de colonie de vacances. Le moniteur, c’est Philemon, qui montre le chemin, donne le rythme, vérifie que tout le monde va bien. En tant que plus vieille brebis du troupeau, j’ai droit à sa sollicitude. Quand je trébuche sur le ballast, Philemon me dit « Come with me » et me donne la main. Dans les tunnels, à l’abri du vent et des regards, nous pouvons allumer les lampes. À la sortie, il faut éteindre et continuer dans le noir, en évitant de se cogner aux barres de fer des changements de voie. Heureusement, en quelques secondes, nos yeux s’habituent à l’obscurité et les étoiles nous éclairent. Les cailloux pointus font mal aux pieds. Sur les viaducs, on reste bien au milieu, sans un regard pour l’abîme.

CAILLOUX POINTUS
Au bout de 2 ou 3 heures, les jeunes posent leurs fesses sur le métal froid des rails, font tourner une canette de soda, croquent un sucre, puis repartent d’un bon pas après 5 minutes. Peu à peu, pourtant, la fatigue se fait sentir. Ce n’est pas seulement la marche qui est éprouvante, mais aussi la traversée des gares. Il faut se risquer en pleine lumière, avec la crainte de se retrouver dans les phares d’une voiture de la gendarmerie. Nous franchissons celle de Breil-sur-Roya, puis la plus risquée, Sospel, et enfin un tunnel de 6 km. Nous y sommes presque.

Ils nous tombent dessus à 3 heures du matin. Au début, je ne perçois que la lueur de leurs lampes et leurs cris, que je confonds avec des aboiements de chiens. Environ quinze soldats, gendarmes et policiers, qui pointent leurs armes sur nous. Certains braillent : « Y en a ! J’en ai 2 ! Ils sont 7 ! » Danaé s’accroupit et pleure. En voyant qu’ils ont affaire à des adolescents effrayés, les militaires se calment.
Nous embarquons pour la Paf de Menton. Les gamins ont des mines épouvantables, mais pas désespérées. Danaé me demande avec un sourire : « Nice ou Vintimille ? » Le lendemain à 13 heures, après avoir été enregistrés comme mineurs, ils seront mis dans le train pour Vintimille. En toute illégalité : un mineur isolé n’est théoriquement pas expulsable.

Lisa Giachino
…………………………………………….
1 – Les prénoms de cet article ont été modifiés.

Médias : Eric Ciotti en colère… – Réponse de Cédric H sur sa page Fbk

Monsieur Ciotti,

Vous avez été scandalisé par mes propos dénonçant la course aux noirs et les reconduites illégales de mineurs isolés vers l Italie.
J’en suis navré
Vous avez beaucoup de chance de vivre dans un monde ou ces pratiques n’existent pas, ce qui n est pas le cas dans les Alpes Maritimes et je pense que vous devriez vous en préoccuper.

Ne pensez pas que je suis un anti-flic primaire, eux même m’avouent de respecter et de comprendre mon engagement, et d être impuissant face aux directives de non respect du protocole de réadmission à la frontière.
Les ordres sont clairs, interpeller du migrant et les reconduire à la frontière.
Désolé de vous l’apprendre mais les migrants sont Noirs.
Donc il serait malhonnête de ne pas admettre que le contrôle a la frontière est un contrôle au faciès et dans le cas contraire il n’y aurait pas eu 36.000 reconductions en 2016 …

Je voudrais vous remercier d avoir alerté Monsieur le Ministre de intérieur sur les directives intolérables du préfet des alpes maritimes
Cordialement,
Cédric Herrou

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https://www.facebook.com/ECIOTTI/videos/1226866737404322/

http://www.nicematin.com/faits-de-societe/course-aux-noirs-eric-ciotti-exhorte-le-ministre-de-linterieur-a-deposer-plainte-contre-cedric-herrou-113632

L’horreur froide de la frontière 17/2/17 : électrocuté sur le toit d’un train

Classé dans : Réfugiés - Migrants — 18 février, 2017 @ 1:55

La frontière criminelle de nos élus irresponsables :


Nos voies ferrées, nos routes ont été faites pour les échanges humains,
commerces, loisirs, études, relations en tout genre…
Impraticables mirages pour les migrants, de plus en plus nombreux sont ceux qui y laissent la vie. Horreur et froideur déshumanisée des responsables qui se cachent derrière des textes administratifs, des lois qu’ils ne respectent pas eux-mêmes, et des chiffres qu’ils agitent comme des épouvantails électoralistes…
Il, ou elle,  est méconnaissable, devenu pour de bon « invisible », fondu dans cette masse que les politiques, les medias, tout un chacun appelle désormais : « les migrants ».

Parti de Vintimille et arrivé à Cannes… jamais arrivé…
Adieu soeur, frère…

http://www.nicematin.com/faits-divers/un-homme-decouvert-electrocute-dans-une-gare-sncf-115322

Le corps d’un homme a été retrouvé ce matin, vers 9h20, à la gare de triage de Cannes la Bocca.

La victime serait montée sur le toit d’un train en partance de Vintimille, ou entre Vintimille et Cannes, rapporte le site Riviera24.it. L’homme aurait agrippé un pantographe, relié au câble à haute tension, et se serait électrocuté. Selon nos confrères, le malheureux a été retrouvé le poing serré autour du pantographe.

Selon nos informations, le train, parti de Vintimille à 5h30, a été remorqué jusqu’à la gare de triage de Cannes-la-Bocca à la suite d’un problème technique. C’est dans cette gare que le corps de l’homme, carbonisé, a été retrouvé.

Les polices italiennes et françaises collaborent afin de comprendre les circonstances du drame. La police ferroviaire italienne visionne actuellement les images des caméras de surveillance de la gare de Vintimille, afin de vérifier si la victime y est montée à bord du train.

D’après nos informations, le malheureux serait âgé d’une vingtaine d’années. Les forces de l’ordre cherchent à l’identifier, et à vérifier s’il s’agit d’un migrant.

http://www.lastampa.it/2017/02/17/edizioni/imperia/migrante-muore-folgorato-su-un-treno-xx5jLQYWxCaDc6KiWTKErL/pagina.html?utm_source=dlvr.it&utm_medium=facebook

http://www.riviera24.it/2017/02/cadavere-rinvenuto-sul-treno-francese-potrebbe-trattarsi-di-un-migrante-salito-sul-convoglio-a-ventimiglia-247570/

http://www.riviera24.it/2017/02/indagini-sul-cadavere-trovato-su-tetto-del-treno-a-cannes-quasi-certo-che-si-tratti-di-un-migrante-morto-a-ventimiglia-247597/

http://www.riviera24.it/2017/02/il-ter-trainato-dalla-stazione-di-ventimiglia-fino-a-cannes-la-bocca-poi-la-macabra-scoperta-247614/

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