ROYA CITOYENNE – Résistances en Roya

solidarité, renforcement du réseau social, réflexion sur des projets de société respectueux de l'humain et de la nature…

Archive pour février, 2011

Les 12 étapes d’un projet de transition

Posté : 27 février, 2011 @ 2:37 dans Infos, videos, documentaires... | Pas de commentaires »

Issues de l’expérience de Totnes ; il s’agit de lignes générales à adapter à chaque situation. Ce n’est pas une recette de A à Z, mais de A à C : pour démarrer.

1) Fonder un groupe de pilotage et prévoir sa dissolution (à l’étape 5) dès le départ.
But : S’ouvrir à la diversité à l’issue de la phase de sensibilisation, afin que le groupe soit plus représentatif et incluse de nouvelles énergies, de nouveaux points de vue. cela permet aussi de le renforcer et d’éviter l’épuisement des fondateurs ; ce derniers doivent donc être prêts dès le début à passer la main. Rapidement :
• fixer des objectifs et des principes et les écrire.
• se concentrer sur le processus (organisation, pédagogie, dynamique) plutôt que sur le résultat (la réalité défiera toujours nos prévisions).
• impliquer tout le monde
• se faire épauler par des « facilitateurs » ou animateurs expérimentés, voire professionnels.

2) Sensibiliser

• dire la vérité, ne pas l’adoucir
• être positif, proposer un espoir en face
• laisser aux interlocuteurs des temps pur digérer l’information, qui sont aussi des temps de rencontre (voir p.149).
• s’attendre à des manifestations de « stress du pic ».
• demander à un élu de faire partie des personnes qui seront amener à commenter le film (si film il y a).
• idem avec le représentant d’un projet concret et positif.
• les interroger sur comment ils voient les choses (voir p.152).

L’important à ce stade est de commencer à créer les liens et réseaux sur lesquels reposera l’initiative.

3) Poser les fondations

• sensibiliser les groupés écolo/alternatifs/solidaires ou autres existants. Il ne s’agit pas de refaire ce qu’ils ont déjà fait, mais d’en reconnaître l’importance et de les engager dans le processus. Les impliquer dans les réunions publiques.
commencer à contacter le élus, les conseils.

4) Le grand lancement

Une fois que le travail de sensibilisation et la formation de votre réseau vous paraissent suffisamment avancés, c’est le moment de lancer officiellement l’initiative par un événement public fort. De quoi s’agit-il ?
• ce n’est pas une conférence de plus, mais un point de départ. Il s’agit de célébrer une nouvelle ère, une dynamique collective, de susciter le sentiment de faire partie d’une action en marche.
• A faire quand on sent que l’initiative est mûre, que le sujet commence à être connu et à attirer du monde.
• inviter largement (public, assoc, autres organisations, élus, presse).
• en faire un moment festif, mais sérieux aussi.
• faire un retour aux participants un et suivi (voir p.157).
• contenu large : pic, histoire, culture, art. Présentations des projets et assoc existants via des stands ou autre.
• Ne pas se précipiter pour éviter de faire un four. Il s’agit de frapper fort.

5) Refonder le groupe de pilotage et lancer des commissions thématiques
C’est le moment de refonder le groupe pilote avec de nouveaux entrants ; à ce stade, il devrait y avoir assez de monde pour lancer des commissions par thème (ex : alimentation, énergie, éducation, transports, économie, psychologie du changement, etc.)
• lancer chaque commission par un événement susceptible d’attirer du monde.
• chaque commission a un bureau et, si possible, un représentant dans le groupe de pilotage.
• attirer des personnes nouvelles, notamment des personnes compétentes ou des professionnels, bien sûr aussi les citoyens.
• créer une vision sur le thème concerné.
• former les animateurs du groupe et des commissions.
• quand ils existent, s’appuyer sur les assoc ou projets existants plutôt que créer une commission.

6) Utiliser la technique des « forums ouverts » (open spaces)

Ce sont des réunions sans ordre du jour, ni animateur, ni notes, autour d’un thème générique (ex : alimentation, santé, etc.). Comme dit l’auteur : « en théorie, ça ne devrait pas marcher, et pourtant ça marche. »
Il est utile d’inviter aussi des personnes compétentes ou qui comptent dans le territoire.

7) Créer des réalisations visibles et concrètes

C’est une étape à atteindre assez rapidement afin de montrer que l’initiative n’est pas du bla bla et afin de faire de la prédagogie par l’exemple. S’appuyer sur des réalisations existantes est un plus.
C’est aussi un moyen de souder le groupe et d’entretenir la motivation, de communiquer et de faire parler de la transition.

Il est préférable de ne pas se lancer dans des projets trop ambitieux au départ qui anticiperaient trop fortement sur le plan de descente énergétique (risque d’incohérence à l’arrivée) [cela dépend du type de projet]

8) Initier la grande requalification

L’idée fondamentale est que nos qualifications actuelles ne correspondront plus aux besoins et que nous manquons de celles qui deveindront nécessaire : proposer une requalification est un point majeur d’une l’initiative de transition [mais il y a là aussi un risque d’anticipation erronée sur les besoins].
• quelles compétences acquérir ? Une enquête préalable est nécessaire.
• créer des événements et proposer des formations sur des compétences basiques ou pointues (des idées p.170).

[ c’est un point délicat : on risque d’avancer dans le brouillard. est au groupe de transition d’organiser des formations ?]

9) Créer des liens avec les autorités locales

• Le plus tôt possible
• connaître leurs actions, leurs documents, leurs projets.
• exemple de Totnes, qui a une commission de liaison avec les élus.

10) Honorer les anciens

Les anciens peuvent nous transmettre leur expérience d’un monde avec moins de pétrole. Il ne s’agit pas d’idéaliser le passé ou de revenir en arrière (la réalité a changé depuis, il existe aussi des possibilités nouvelles), mais d’y puiser des idées et de l’optimisme, de constater que vivre avec moins d’énergie n’est pas forcément un mal en soi.
11) Laisser les choses suivre leur cours

La fonction de l’initiative est de catalyser et de faciliter l’émergence d’un monde dont nous ne savons encore rien, sous le signe d’une forte incertitude sur ce qui se passera réellement. Il ne s’agit pas de planifier et de s’enfermer dans un scénario trop précis que la réalité risquerait de démentir rapidement.

12) Elaborer un plan d’action de descente énergétique (voir schéma p.219)

Le seul qui existe est celui de Kinsale, il s’agissait d’un projet pour les étudiants. Aucun des groupes de transition existants n’est encore parvenu à ce stade.

Le but n’est pas d’élaborer une sorte de schéma directeur parallèle, mais un guide et une invitation à l’action, de montrer que la transition est réaliste. Une présentation agréable et conviviale est nécessaire.

Un plan de descente énergétique contient la vision du territoire et décrit les étapes de la transition :

1. un état des lieux de la dépendance énergétique locale, notamment aux carburants fossiles.
2. étudier les schémas directeurs, plans et statistiques locales ; décider s’il sont suffisamment pertinents pour en tenir compte.
3. élaborer la vision : se projeter dans 20 ans, dans une vie avec beaucoup moins d’émissions de CO2 et d’énergie fossile.
4. détailler la vision dans les différentes commissions thématiques.
5. établir un « rétroplanning » : quelles conditions, moyens et étapes pour réaliser la transition. Trie ce qui est réaliste et ce qui ne l’est pas. Etre précis. Pour cela, utiliser les indicateurs de résilience, qui sont :
– l’empreinte écologique du territoire
– ses émissions de CO2
– le % d’aliments produits localement
– l’engagement des collectivités locales
– l’évolution du trafic local
– le % d’entreprises appartenant à des locaux
– la diffusion de la monnaie locale (si elle existe)
– le % d’habitants travaillant localement
– le % de produits essentiels produits localement ou à proximité
– le % de matériaux de construction et d’énergie produits localement
– le % de mécicaments produits à proximité
– etc. (on peut en rajouter)

6. produire et publier des histoire du futur pour diffuser le vision
7. fusionner les rétroplannings des commissions et en assurer la cohérence
8. rédiger un avant-projet contenant l’état des lieux, la vision, les étapes et des histoires, à relire par les commissions, des élus et autres.

9. rédaction finale intégrant les retours de la relecture.
10. Célébrer par une manifestation publique.
Au-delà des 12 étapes
L’étape 12 marque vraiment le début de la transition : c’est maintenant que les choses sérieuses commence.

Aucune group existant n’étant encore parvenu à ce stade, il n’y a pas de retour d’expérience pour en parler.

site français des villes et communautés en transition

http://villesentransition.net/transition/introduction/les_12_etapes_dun_projet_de_transition

LE COLLECTIF LOCAVITA – ALPES MARITIMES

Posté : 24 février, 2011 @ 10:13 dans Non classé | Pas de commentaires »

allez voir le site de ce collectif…!
Une source d’inspiration pour des actions locales à mener

LOCAVITA est le rassemblement des acteurs de l’économie sociale et solidaire des Alpes Maritimes. Ce collectif a pour objectif de créer par la mutualisation de moyens et compétence une force de développement pour l’économie sociale et solidaire.

http://www.locavita.com/

Une pétition de combat (sur les gaz de schistes) Par Fabrice Nicolino • 16 jan, 2011

Posté : 24 février, 2011 @ 9:46 dans Pétitions | Pas de commentaires »

Cela va ravager 72 % du var, le permis est signé par borloo !
Ca vaut un tchernobyl ! pollution de l’eau, mini séismes etc
signer et faites passer partout !
A VOS SIGNATURES!

C’est une affaire très sérieuse….

La bataille contre l’exploitation des gaz de schistes en France commence. Il y a une pétition. Je n’accorde pas une importance démesurée aux pétitions, mais je viens de signer celle dont le texte figure ci-dessous, que je lance avec José Bové et une poignée d’amis.
L’objectif n’est pas d’attraper quelques signatures, mais de faire déferler des milliers, des dizaines, des centaines de milliers de volontés. Et c’est pourquoi je vous demande avec solennité de signer et de faire circuler ce texte. À lui seul, il n’est rien. Mais si on le voit comme un début – c’est mon cas -, il peut et doit servir de socle. Utilisez vos carnets d’adresse. De la première à la dernière. Nous sommes face à la barbarie dans toute sa splendeur morbide. Ils veulent achever le travail si bien commencé, et détruire ce qui reste encore hors de leur portée. Je vous le dis comme je le pense : il faut se lever. Tous, et très vite. Compte tenu des enjeux, ce texte restera en ligne quelques jours sur Planète sans visa. En avant !

Gaz de schiste : non merci !
Sans aucune information, sans aucune consultation, le gouvernement français a offert, à des sociétés nationales et étrangères le droit d’explorer le sous-sol français à la recherche de gaz et de pétrole de schiste.
La technique pour ramener le gaz à la surface est nouvelle, délicate et surtout, désastreuse sur le plan environnemental. La «fracturation hydraulique horizontale», consiste à provoquer des failles à l’aide d’un liquide envoyé à très forte pression, pour libérer le gaz et le pétrole pris dans la roche compacte, à environ 2000 mètres de profondeur. Trois «ingrédients» sont nécessaires pour créer ces mini séismes : des quantités phénoménales d’eau (entre 15 000 et 20 000 m3), des produits chimiques (plus de 500) pour attaquer la roche et des micro-billes pour maintenir ouvertes les failles.
Aux Etats-Unis, le bilan de l’extraction de ces énergies fossiles est catastrophique : pollution massive des nappes phréatiques et de l’air, destruction des paysages et de milieux naturels, etc. Leur exploitation, en France, conduirait inéluctablement aux mêmes dégâts ainsi qu’à des émissions accrues de gaz à effet de serre, alors même que notre pays s’est engagé à les diviser par quatre.
Les autorisations de prospection sur plus de 10% du territoire ont été accordées sans débat sur les besoins énergétiques à moyen et long terme, sans discussion sur la nécessité de lutter contre le gaspillage, rechercher une meilleure efficacité énergétique et les alternatives renouvelables.
Pour toutes ces raisons, nous exigeons un débat public avec la société civile, les élus locaux et nationaux, pour dresser un inventaire complet des conséquences environnementales, sanitaires, économiques et sociales de cette «nouvelle folie industrielle».
C’est pourquoi nous demandons un gel immédiat des prospections et la suspension des permis de recherche de gaz et pétrole de schiste sur l’ensemble du territoire français.

Coordination des collectifs pour un moratoire sur la prospection du gaz de schiste

POUR SIGNER EN LIGNE : http://www.petitions24.net/signatures/gaz_de_schiste__non_merci

Notre poison quotidien » diffusé le 15 mars à 20h40 sur ARTE …

Posté : 15 février, 2011 @ 4:30 dans Non classé | Pas de commentaires »

Sujet : Sur Arte : À VOIR POUR NE PAS DIRE QU’ON NE SAVAIT PAS . ..
« Notre poison quotidien » diffusé le 15 mars à 20h40 sur ARTE

Osons prendre vraiment conscience de ce que nous mangeons … Information très intéressante !

Voici un message de Marie-Monique ROBIN (et Claude BOURGUIGNON).

J’ai le plaisir de vous informer que mon film « Notre poison quotidien  » sera diffusé le 15 mars sur ARTE, à 20 h 40 . Le même jour, mon livre éponyme sera dans les librairies ainsi que le DVD.

Je commence aujourd’hui une série de papiers qui vont expliquer la démarche que j’ai suivie pour réaliser cette longue enquête qui m’a conduite dans six pays européens (France, Italie, Allemagne, Suisse,
Grande Bretagne, Danemark), aux Etats Unis, au Canada, au Chili, et en Inde.

Pourquoi cette enquête?

Alors que je travaillais sur le passé et le présent peu glorieux de Monsanto et que je découvrais comment depuis sa création au début du XXème siècle la firme n’a cessé de cacher la haute toxicité de ses produits, je me suis posé *trois questions:

- » Est-ce que le comportement de Monsanto constitue une *exception* dans l’histoire industrielle? »

- « Comment sont *réglementés les 100 000 molécules chimiques qui ont envahi notre environnement depuis la fin de la seconde guerre mondiale? »

- « Y-a-t il un lien entre l’exposition à ces produits chimiques et « l’épidémie de maladies chroniques évitables » que l’*Organisation mondiale de la santé OMS) a constatée surtout dans les pays dits « développés »

Consciente que le champ d’investigation était très vaste, j’ai décidé de ne m’intéresser qu’aux seuls produits chimiques qui entrent en contact avec notre chaîne alimentaire, du champ du paysan (pesticides) à l’assiette
du consommateur (additifs et plastiques alimentaires).

Avant d’entreprendre mon nouveau tour du monde, j’ai réalisé un long travail de recherche préparatoire qui a consisté à lire de nombreux livres (une centaine, essentiellement anglophones), rapports, études scientifiques et j’ai rencontré des experts (toxicologues, biologistes, représentants des agences de réglementation), soit directement lors de rendez-vous personnels ou lors de colloques spécialisés.

J’ai aussi consulté les archives d’organisations internationales comme l’OMS ou le Centre international de recherche sur le cancer (CIRC) qui dépend de la première.

Vous trouverez mes infos sur :

http://robin.blog.arte.tv/category/notre-poison-quotidien/

http://robin.blog.arte.tv/category/notre-poison-quotidien/ Marie-Monique Robin

et pour illustrer et vous couper l’appétit : la  » Recette de la tarte aux cerises  »

Voici, la liste des produits chimiques utilisés pour la fabrication d’une tarte aux cerises de supermarché, depuis le champ de blé jusqu’à l’usine agro-alimentaire. Bon appétit!

Histoire de la pâte :

Pour obtenir la farine, les grains de blé ont été enrobés d’un fongicide avant semis. Pendant sa culture, le blé a reçu de 2 à 6 traitements de pesticides selon les années, 1 traitement aux hormones pour raccourcir les tiges afin d’éviter la verse et 1 dose importante d’engrais: 240 kg d’azote, 100 kg de phosphore et 100 kg de potassium à l’hectare, tout de même ! Le blé moissonné, dans le silo, après récolte, les grains sont fumigés au tétrachlorure de carbone et au bisulfide de carbone , puis arrosés au chlopyriphosméthyl .

Pour la mouture, la farine reçoit du chlorure de nitrosyl, puis de l’acide ascorbique, de la farine de fève, du gluten et de l’amylase. Ensuite, il faut faire lever la pâte. La poudre levante est traitée au silicate de calcium et l’amidon est blanchi au permanganate de potassium. Pas de pâte sans corps gras. Ceux-ci reçoivent un antioxydant (pour éviter le rancissement) comme l’hydroxytoluène de butyl et un émulsifiant type lécithine.

Histoire de la crème :
La crème sur laquelle vont reposer les cerises se fait avec des œufs, du lait, et même de l’huile.

*Les œufs proviennent d’un élevage industriel où les poules sont nourries avec des granulés contenant des:

- antioxydants (E300 à E311),

- arômes,

- émulsifiants: alginate de calcium,

- conservateurs : acide formique,

- colorants : capsanthéine,

- agents liants: lignosulfate

- des appétants : glutamate de sodium, pour qu’elles puissent avaler tout ça.

- des antibiotiques, bien entendu, et surtout des anticoccidiens .

Les œufs, avant séchage, reçoivent des émulsifiants, des agents actifs de surface comme l’acide cholique et une enzyme pour retirer le sucre du blanc. *

Le lait provient d’un élevage industriel où les vaches reçoivent une alimentation riche en produits chimiques :
- antibiotiques : flavophospholipol (F712) ou monensin-sodium (F714)

- antioxydants : ascorbate de sodium (F301), alphatocophérol de synthèse (F307), buthyl-hydrox-toluène (F321) ou éthoxyquine (E324),

- émulsifiants : alginate de propylène-glycol (F405) ou polyéthylène glycol (F496),

- conservateurs : acide acétique, acide tartrique (E334), acide propionique (F280) et ses dérivés (F281 à E284),

- composés azotés chimiques : urée (F801) ou diurédo-isobutane (F803),

- agents liants : stéarate de sodium,

- colorants : F131 ou F142

- et enfin des appétants comme le glutamate de sodium pour que les vaches puissent manger tout ça.

Les huiles, quant à elles, ont été :

- extraites par des solvants comme l’acétone,

- puis raffinées par action de l’acide sulfurique,

- puis lavées à chaud,

- neutralisées à la lessive de soude,

- décolorées au bioxyde de chlore ou au bichromate de potassium

- et désodorisées à 160°C avec du chlorure de zinc.

- Enfin, elles ont été recolorées à la curcumine.

La crème de la tarte, une fois fabriquée, reçoit des arômes et des stabilisants comme l’acide alginique (E400).

Histoire des Cerises (complétée d’apres des éléments de « Aromatherapie » Jean Valnet 1990, Maloine) :

Les cerisiers ont reçu pendant la saison entre 10 et 40 traitements de pesticides selon les années*.

Les cerises sont :

- décolorées à l’anhydride sulfureux

- et recolorées de façon uniforme à l’acide carminique ou à l’érythrosine.

- Elles sont plongées dans une saumure contenant du sulfate d’aluminium

- et à la sortie, reçoivent un conservateur comme le sorbate de potassium (E202).

- Elles sont enfin enduites d’un sucre qui provient de betteraves qui, comme les blés, ont reçu leur bonne dose d’engrais et de pesticides .

Ce sucre est extrait par :

- défécation à la chaux et à l’anhydride sulfureux,

- puis décoloré au sulfoxylate de sodium,

- puis raffiné au norite et à l’alcool isopropylique.

- Il est enfin azuré au bleu anthraquinonique.

Par ces traitements, les cerises ayant donc perdu tout leur goût, il est nécessaire d’ajouter un parfum artificiel alimentaire . Ce parfum est une recréation synthétique du goût et de l’odeur à partir d’éléments artificiels issus de la chimie du pétrole aux prix de revient extrêmement faibles

- par économie d’échelle

- en comparaison du parfum naturel de fruit.

L’exemple developpé est ici la cerise, mais de tels composés servent à recréer aussi bien des parfums artificiels de fraise, d’ananas, de framboise, de miel, de caramel, de muguet.. etc. *

Le parfum artificiel de cerise se compose donc des molécules synthétiques (donc à la stéréochimie inversée) suivantes :

- acétate d’éthyle

- acéthyl méthylcarbinol

- butyrate d’isoamyle

- caproate d’éthyle

- caprylate d’isoamyle

- caprate d’éthyle

- butyrate de terpenyle

- géraniol

- butyrate de géranyl

- acétylacétate d’éthyle

- heptanoate d’éthyle

- aldéhyde benzoïque

- aldéhyde p-toluique

- vanilline

- essence artificielle d’amande amère SAP

- essence artificielle de girofle Bourbon
- essence artificielle de cannelle Ceylan

- essence de lie de vin .

Ce texte, consacré à « la tarte aux cerises de supermarché » a été rédigé par Claude Bourguignon, un ingénieur agronome qui travailla à l’INRA, avant de quitter l’honorable maison pour cause de désaccord. Spécialiste de la microbiologie des sols, c’est lui qui démontra, pour la première fois, que les sols cultivés à grand renfort d’engrais chimiques et de pesticides, étaient biologiquement … morts.
Tout ce qui fait la vie, et donc la qualité des terres, à savoir les populations microbiennes et fongiques, est détruit par les produits chimiques, conduisant à une perte des nutriments et à l’érosion des sols.

Claude Bourguignon est membre de la Société américaine de microbiologie. En France, il n’ y a plus aucune chaire de microbiologie des sols, y compris à l’INRA ! -

Claude Bourguignon a créé avec sa femme le Laboratoire d’analyse microbiologique des sols, qui intervient dans de nombreux pays, pour aider les agriculteurs à retrouver la fertilité de leurs sols.

A diffuser LARGEMENT !!!

COMPTE RENDU DE LA REUNION PUBLIQUE samedi 12 février à la salle des fêtes LA BRIGUE

Posté : 14 février, 2011 @ 5:58 dans Non classé | Pas de commentaires »

Une cinquantaine de participants + … un couple de gendarmes missionné par ??? qui, après avoir visité sérieusement les petits stands (journaux, tracts, affiches…), comptait assister à notre réunion.
Après une explication courtoise mais ferme, ils ont finalement décidé de nous laisser réfléchir en leur absence.

Certains d’entre nous pensent que, dans la mesure où nous n’avions strictement rien à cacher, accepter tranquillement leur présence et ne pas les rejeter en tant qu’individus aurait pu leur apporter des ouvertures insoupçonnées,
mais la plupart ont choisi de ne pas faciliter de notre plein gré le flicage généralisé et décomplexé qui est en train de se mettre en place sous la forme notamment de « loppsission/bouc-émissarisation » d’un hypothétique ennemi intérieur…

A part ce petit imprévu, l’ordre du jour prévu (voir le programme sur le blog et message précédent informant de la réunion) a été respecté, avec un rappel des problèmes existants : intercommunalité / tunnel de Tende / suivi d’une alerte sur la loi LOPPSI 2 (Loi de Programmation et de Performance pour la Sécurité Intérieure).
Les différentes interventions avec extraits de films, prise de parole, etc. ont duré de 17h30 à 20h30.

Après le repas, environ vint-cinq personnes ont décidé de poursuivre le travail du collectif par des réunions :

1) mensuelles sur un grand thème, prises en charge par un groupe tournant d’organisateurs volontaires. La prochaine sera sur la loi LOPPSI 2, avec l’intervention souhaitée d’un juriste que les organisateurs sont chargés de contacter, pour une date à définir (merci de nous transmettre un contact si vous en avez un).
Les autres grands thèmes proposés pour l’instant sont :
- le mouvement des villes en transition
- la « révolution douce » en Islande
- un exposé sur la réforme territoriale proposé par un intervenant d’une association extérieure amie
- rencontre avec le CRHA (collectif des Citoyens Résistants d’Hier et d’Aujourd’hui), avec projection d’un film « Walter, retour en résistantce », sur le thème de la résistance, peut-être dans le cadre du festival des films sur la résistance à La Brigue – à discuter avec l’équipe municipale
- résister, faire face au chaos relationnel, engendré par le besoin de dominer, lequel est précédé par la peur de mourir… et de vivre ! Réflexion sur les peurs, les comportements réflexes et sur toutes sortes de conditionnements qui poussent les individus et les modèles de société vers la domination et la gloutonnerie.

2) hebdomadaires, sous la forme de réunion de travail ordinaire qui continuent tous les dimanches soirs pour l’instant à 18h00, en alternance à Saorge et à St-Dalmas.
La prochaine aura lieu à Saorge chez les mêmes !

REMARQUE sur les comportements à venir : Sourions, nous sommes observés !!!

LE GUIDE DU MANIFESTANT ARRETE par le Syndicat de la magistrature : A LIRE !

Posté : 12 février, 2011 @ 11:33 dans Infos, videos, documentaires... | Pas de commentaires »

  A lire, à faire connaître, à conserver précieusement : 

Le « Guide du manifestant arrêté » 

http://www.syndicat-magistrature.org/Le-Guide-du-manifestant-arrete-mis.html

STAGES DE DESOBEISSANCE CIVILE DANS LE 06

Posté : 12 février, 2011 @ 11:00 dans Messages | Pas de commentaires »

 

Stages de désobéissance civile non violente

 

 

samedi 21 et dimanche 22 mai à Roquefort les Pins  

d’une part

samedi 18 et dimanche 19 juin à La Tour sur Tinée

d’autre part

Deux stages très similaires, cinquante personnes au maximum par stage.

Le programme est grosso modo le suivant :

- principes de l’action directe non violente, limites personnelles

– techniques de gestion de la violence (la nôtre, celle de l’adversaire)

– méthode d’organisation d’une action (rôles, tâches, etc.)

– techniques de résistance corporelle

- nos droits face à la police

- travailler avec les journalistes

 - un jeu de rôle « grandeur nature » pour mettre en pratique les acquis des différents ateliers, et ressentir au niveau des émotions ce qui se passe dans une véritable action…

Prix libres, entre cinquante Euros et gratuité (selon revenus, souhait), il s’agit d’équilibrer le budget : pas de subvention … 

Cantine avec des copains-copines de Lespiedanpla et autres bénévoles.

Inscription auprès de Amadéi Henri, Pont du Martinet, 06450 Lantosque,

 amadei.henri@wanadoo.fr ;

 

Indiquer SVP :

- NOMS Prénoms , coordonnées (courriels, adresses, tél.)

- Nombre d’adultes , – enfants ou ados éventuels ?

- Disponibilité le samedi 21 mai et dimanche 22 mai ???

- Disponibilité le samedi 18 et le dimanche 19 juin ???

- Si vous êtes disponibles pour l’un et l’autre week-end, accepteriez-vous éventuellement de changer de date ? pour équilibrage numérique, éviter de dépasser cinquante personnes par stages.

Apporter sacs de couchage, tentes, couverts, … voire accessoires (pour jeux de rôles …).

 

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REUNION PUBLIQUE DE Résistances en Roya SAMEDI 12 FEVRIER 17H00 LA BRIGUE

Posté : 10 février, 2011 @ 9:21 dans Non classé | Pas de commentaires »

Non, le collectif Résistances en Roya n’est pas mort !

Nous nous étions retrouvés autour des luttes de l’automne 2010 contre le projet de réforme des retraites passé en force par le gouvernement. Après l’espoir donné par l’élan de solidarité menaçant la machine économique, notre moral en a pris un coup mais nous avons continué à nous rencontrer.
Au fil de nos réunions, nous avons apprécié la richesse de notre diversité, de nos expériences, de nos énergies.
Nous pensons que, face à la complicité entre pouvoirs politiques et pouvoirs économiques et financiers, il appartient à toutes et tous d’assumer la nécessité de reconstruire un rapport de forces nouveau qui allie des réponses collectives pratiques, visibles, accessibles de différents type
s.

Le collectif Résistances en Roya vous invite à partager un moment de rencontres et d’échanges autour des résistances :

 

SAMEDI 12 FEVRIER

 

 

à partir de 17h00

 

 

à la salle des fêtes de LA BRIGUE

 

 

Avec un repas tiré du panier, à partager en toute convivialité !


Petit programme des réjouissances :

Nous vous proposerons de discuter autour d’une série de documents vidéos, audios…, revues, livres, références bibliographiques…

- Un préambule résumera le travail effectué par le collectif.

– Suivra une intervention autour des grands axes de résistance et leur interdépendance,

- Puis différent-e-s intervenants présenteront de manière succinte (de 5 à 20 mn maximum) :

  * « Solutions locales pour un désordre global« , livre et film, ainsi que l’association Colibri

* « Les Jours heureux » (le programme du CNR et sa déconstruction, ainsi que l’association CRHA

* « L’appel des appels« , livre et Collectif du même nom

* Extrait du film « Les Alimenteurs« , autour des thèmes : l’oligarchie, quid de la démocratie, et l’exploitation industrielle des animaux

* Le mouvement des décroissants avec un extrait du film « La simplicité volontaire« 

* Le mouvement des villes en transition, ainsi que le « Manuel de transition »

* Présentation et extrait du film « L’argent dette« 

* Le projet de réforme des collectivités territoriales et l’intercommunalité en Roya


- Enfin, la parole sera donnée à celles et ceux qui désirent exprimer brièvement (10 mn maxi, partage oblige !) leur manière de résister et leur vision des résistances possibles. Un sablier virtuel limitera les temps de parole à 5 mn.  Merci de nous faire savoir le plus rapidement possible, pour des questions d’organisation, si vous souhaitez faire une intervention.

Puis, pour aller plus loin, nous programmerons ensemble une série de réunions sur des thèmes plus précis, à périodicité mensuelle ou bimensuelle, et une concertation pour des actions à mener.

 

 

Exprimons chacun nos manières de résister,
tissons le réseau d’une vie plus juste, plus humaine,

relevons la tête et construisons nos résistances !

Les dénonciations de Coline Serreau n’ont pas arrêté le processus. Ce qui se passe est effrayant. Jusqu’où iront-ils ?

Posté : 8 février, 2011 @ 8:11 dans Infos, videos, documentaires... | Pas de commentaires »

Objet : communique de presse de la Confédération paysanne
Le gouvernement missionne le représentant du lobby semencier pour supprimer les droits des agriculteurs sur leurs semences

Bagnolet le 1er février 2011

COMMUNIQUE DE PRESSE

Le gouvernement missionne le représentant du lobby semencier pour supprimer les droits des agriculteurs sur leurs semences

C’est avec stupéfaction que la Confédération Paysanne a découvert que le gouvernement a désigné le représentant du GNIS (Groupement National Interprofessionnel des Semences) pour défendre la position française sur les droits des agriculteurs lors de la prochaine réunion du Traité international sur les semences.

Un point important de l’ordre du jour de la quatrième session de l’Organe Directeur du Traité international sur les ressources phytogénétiques pour l’alimentation et l’agriculture qui se tiendra en Indonésie du 14 au 18 Mars prochain est l’application des droits des agriculteurs sur leurs semences, définis aux articles 6 et 9 du Traité. Pour défendre la position française sur cette question précise des droits des agriculteurs, le gouvernement français a osé désigner… le directeur des relations extérieures du GNIS :

- qui réclame à corps et à cris le paiement par les agriculteurs qui réutilisent leurs semences de ferme d’une Contribution Volontaire Obligatoire reversée directement, pour 85% de son montant, à l’industrie semencière,

- qui poursuit en justice les agriculteurs qui reproduisent des semences de ferme des dernières variétés protégées par une loi française qui les interdisait, mais n’est presque plus utilisée depuis l’adoption en 1994 d’un règlement européen qui les autorise,

- et qui envoie ses contrôleurs à la poursuite des agriculteurs qui conservent, utilisent, échangent ou vendent leurs semences de ferme.

Les industriels des semences ne supportent pas que les agriculteurs puissent bénéficier, tout comme eux et en toute légalité, du « privilège du sélectionneur » d’utiliser les variétés disponibles sur le marché pour sélectionner leurs propres variétés et d’échanger leurs semences dans le but de les sélectionner et de les conserver.

La reproduction, la sélection et la gestion dynamique des semences à la ferme sont pourtant aujourd’hui les compléments indispensables à la production de semences par la filière industrielle. En effet, seule l’adaptation locale des variétés cultivées permet de diminuer significativement ou d’abandonner l’usage des engrais et pesticides chimiques qui empoisonnent la santé et l’environnement et de rendre aux plantes la plasticité indispensable à leur adaptation aux changements climatiques de plus en plus importants et imprévisibles. La filière semencière industrielle ne peut pas et ne pourra jamais amortir la sélection et la multiplication de petits lots de semences adaptés à chaque terroir, seuls les paysans peuvent faire ce travail par multiplications successives dans leurs champs. Mais ils ne peuvent pas le faire si on leur interdit de ressemer et d’échanger leurs semences et si on les oblige de devenir totalement dépendant d’une poignée de multinationales productrices d’OGM.

Les droits des agriculteurs de conserver, d’utiliser, d’échanger et de vendre leurs semences de ferme sont l’indispensable pilier de toute politique agricole durable préservant la santé, l’environnement et la souveraineté alimentaire. C’est pourquoi la Confédération Paysanne demande au gouvernement français d’engager une concertation avec les agriculteurs qui renouvellent et conservent la biodiversité cultivée avant de désigner, pour défendre sa position sur les droits des agriculteurs, un représentant des intérêts de l’ensemble de la population et non le représentant d’un lobby industriel qui milite pour leur suppression.

contacts : Guy Kastler 06 03 94 57 21

Jean-Pierre Fonbaustier 06 42 97 52 01

Philippe Collin 06 76 51 07 18

La Police charge les manifestants après les avoir salués, et parmi eux des Elus !

Posté : 5 février, 2011 @ 11:49 dans Non classé | Pas de commentaires »

Anduze c’est en Egypte ou en Tunisie ??

ça se passe bien en France, près d’ ALES !

Faites tourner dans vos réseaux !

Elle est belle la Démocratie de Sarkozy !

ça s’est passé tout près de chez nous…..dans le pays des droits de l’homme…..surtout des hommes de l’Ordre sous ceux de notre président.

A faire suivre partout pour que l’on se réveille et se fédère vraiment.

Incroyable et pourtant :

Vendredi 21/01/2011, une manifestation pacifique de citoyens et d’élus venus
> soutenir leur communauté de communes (CdC Autour d’Anduze) menacée
> d’éclatement par la volonté d’expansion de l’agglomération d’Alès, a été
> réprimée avec une violence inouïe par les forces de l’ordre. Gazage et
> matraquage sans aucune sommation alors qu’il n’y aucune violence ni
> dégradation. Une vidéo amateur montre clairement les faits : des
> manifestants pacifiques, des élus (en écharpe) gazés, des personnes âgées
> gazées et matraquées, des manifestants blessés et des enfants qui courent.
> Si c’est ainsi que les préfets entendent mener la réforme territoriale, ça
> promet.
> Tout cela est lamentable. Nous avons besoin de tous les citoyens pour
> dénoncer ce qui s’est passé ce jour là à Anduze.
> 
> N’hésitez pas à diffuser largement ce message à l’ensemble de vos contacts.
> 
> Lien vidéo :
> 
> http://www.dailymotion.com/video/xgp1ko_violences-des-forces-de-l-ordre-gratuites_news
> 

> 
A votre disposition pour toutes informations sur cet évènement.
> 
> Alain BEAUD
> Maire de Saint Sébastien d’Aigrefeuille
> Président de la Communauté de Communes Autour d’Anduze
> TEL : 0614753503

Lien vidéo

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