ROYA CITOYENNE – Résistances en Roya

solidarité, renforcement du réseau social, réflexion sur des projets de société respectueux de l'humain et de la nature…

Archive pour la catégorie 'Droits de l’homme – Société'

La frontière tue encore : une jeune femme blessée sur l’autoroute lundi 5 décembre

Posté : 7 décembre, 2016 @ 1:11 dans Droits de l'homme - Société, Réfugiés - Migrants | Pas de commentaires »

Ne parlons plus des dangers de la route mais des dangers de la frontière.

Ne disons plus « La route tue », mais « la frontière tue ». La frontière, ceux qui l’érigent, ceux qui se cachent derrière elle, armés d’un discours cynique et éhonté dans ces forteresses barbares, celles de nos pays « policés ».

Parlons de rafles et de déportations, de contrôles au faciès et de renvois vers le pays voisin en toute illégalité et en toute impunité. 

Assez de ce double langage, de cette perversion qui s’affiche et s’étale au grand jour. Nous sommes toujours plus nombreux à en avoir la nausée et à nous lever, simplement nous lever. Humains et Solidaires. NO PASARAN.

http://france3-regions.francetvinfo.fr/cote-d-azur/alpes-maritimes/jeune-migrante-blessee-a8-reliant-france-italie-1148149.html

    Côte d’Azur

      Alpes-Maritimes

      Une jeune migrante blessée sur l’A8 reliant la France et l’Italie

      Une jeune femme d’origine africaine a été blessée lundi 5 décembre sur l’autoroute A8 reliant la France à l’Italie et empruntée à pied par de nombreux migrants dont trois ont trouvé la mort au cours des derniers mois, a indiqué la gendarmerie.

      • Par Pierre-Olivier Casabianca      Publié le 05/12/2016 à 16:06, mis à jour le 05/12/2016 à 16:09
      Camion de pompiers (Archives) © THIERRY ZOCCOLAN / AFP© THIERRY ZOCCOLAN / AFP Camion de pompiers (Archives)

      La jeune femme « a été montée au bloc opératoire du CHU Pasteur à Nice« , a indiqué la gendarmerie sans pouvoir préciser si elle était grièvement blessée
      ou non, ni sa nationalité. L’accident s’est produit vers 08h00 à hauteur du village d’Eze sur cette autoroute où déjà trois migrants circulant à pied ont été tué ces derniers mois, dont une adolescente érythréenne soufflée par un camion, côté italien, à quelques mètres de la frontière française le 7 octobre.

      Le 22 octobre, un jeune migrant d’origine africaine a été tué de nuit près de Menton après avoir été percuté par une voiture et être tombé d’un viaduc. En septembre, un autre migrant avait fait une chute mortelle sur ce même viaduc, sautant du parapet à la vue d’une patrouille de gendarmerie, sans voir le vide en dessous.

      Militante solidaire à l’amende de 1500 € pour avoir aidé 2 Erythréens

      Posté : 7 décembre, 2016 @ 12:45 dans Droits de l'homme - Société, Réfugiés - Migrants | Pas de commentaires »

      https://fr.news.yahoo.com/nice-nice-claire-toujours-%C3%A0-lamende-avoir-aid%C3%A9-150232474.html?soc_src=social-sh&soc_trk=fb

      Nice: Claire, toujours à l’amende

      pour avoir aidé deux Érythréens

      Militante solidaire à l'amende de 1500 € pour avoir aidé 2 Erythréens dans Droits de l'homme - Société 68400d50-ec5d-11e5-a1f3-51d1122e3f49_6212095bfe862b8ee1d82f79822c49fb.png.cf
      20minutes.fr2 décembre 2016
      Nice : Nice:  Claire, toujours à l'amende pour avoir aidé deux Érythréens
      Les associations de défense des droits humains soutiennent la militante. , M. Frénois

      JUSTICE – L’amende de 1.500 euros a été confirmée en appel à l’encontre de cette militante associative qui avait soustrait une femme et un mineur à un contrôle policier en gare…

      Décidément, les signaux envoyés par la justice restent au rouge. Alors que le procureur de la République de Nice a requis jeudi six mois de prison avec sursis contre l’Azuréen Pierre-Alain Mennoni, poursuivi pour avoir transporté des migrants dans sa voiture, la cour d’appel d’Aix-en-Provence a confirmé ce vendredi l’amende de 1.500 euros infligée en première instance à une militante niçoise.

      >> A lire aussi : Claire, militante associative, jugée pour avoir aidé des migrants

      Claire Marsol, 73 ans, universitaire à la retraite et militante de l’association Habitat et citoyenneté, était poursuivie pour avoir emmené deux Érythréens en voiture, pour les soustraire à un contrôle policier dans la gare de Nice.

      Réfugiés à la frontière italienne – Habitat et Citoyenneté : l’appel https://t.co/HwqFIopZgA

      — LDH NICE (@liguenice) November 12, 2016

      Dénoncée par un agent de la SNCF

      Ce 13 juillet 2015, elle était venue à la gare avec d’autres membres de son association. Elle «participait à une action collective qui consistait à vérifier qu’il n’y ait pas de contrôles au faciès », avait expliqué à 20 Minutes Annie Carton de Réseau éducation sans frontières.

      Sollicitée par un mineur puis par une jeune femme, elle avait décidé de les conduire à la gare suivante, à Antibes, pour les soustraire au contrôle policier. Dénoncée par un agent de la SNCF, elle avait été arrêtée, placée en garde à vue et son domicile perquisitionné.

      « Faire un exemple ? »

      «Vu l’ambiance dans les Alpes-Maritimes et les difficultés à la frontière italienne, cela ne m’étonne pas que le tribunal soit allé dans ce sens, peut-être pour faire un exemple auprès des gens qui pourraient avoir des élans de solidarité», a réagi son avocate, Me Sarah Benkemoun.

      « Ode à un président de Conseil départemental » / RESF 06 + Tweet de M. Ciotti

      Posté : 7 décembre, 2016 @ 12:16 dans Droits de l'homme - Société, Mineurs Isolés Etrangers, Réfugiés - Migrants | Pas de commentaires »

      Ode à un Président de Conseil Départemental – 4 décembre 2016 :

      « Dans les Alpes Maritimes, on a de la chance : 

      On a « hérité » d’une manière un peu spéciale de présider un Conseil Départemental, une manière qui est au top du top :

      - Au top de la connaissance des lois : que des mineurs étrangers ne soient jamais en situation irrégulière en France, nul n’est censé l’ignorer ? eh bien, pas mal de « serviteurs » de l’Etat ne le savent pas. Et que, en droit français, le doute doive bénéficier à l’ «accusé», ils ne savent pas non plus ? Heureusement qu’il y a de simples citoyens pour gueuler dans le désert que ces jeunes ont le droit d’être accueillis. 

      - Au top de l’honnêteté intellectuelle : quand un Président de Conseil Départemental assimile les citoyens solidaires à « des passeurs qui exploitent la détresse humaine » (alors qu’ils ne prennent évidemment aucun argent),  il est capable de nous dire, comme Georges Orwell, dans « 1984 », que « La guerre c’est la paix, la liberté c’est l’esclavage, l’ignorance c’est la force ». Quelle culture ! les vrais mafieux, eux, pendant ce temps, peuvent continuer tranquillement leur petit ou gros business…

      - Au top de la citoyenneté : et le devoir d’assistance à personne en danger ? ah mais, ici, on fait un tri dans les lois qui nous arrangent et on demande leurs papiers aux gens qui se noient avant de les secourir…

      - Au top d’un défaut de « comprenette » : ah ! le gentil élève-élu qui prévient le maître-procureur que des vilains garnements se sont cachés… sauf qu’il est le seul à n’avoir pas vu que le maître le savait et avait déjà pris des mesures (d’ailleurs disproportionnées).

      - Au top de l’humour noir (mais alors très noir): allons bon !  l’ASE accueille les mineurs « signalés par les services de l’État et confiés par la Justice »… oui mais qu’en est-il de ceux qui sont directement expulsés en Italie par la PAF, sans aucune procédure légale (nous les avons vus)? de ceux qui attendent pendant des mois que la Justice leur attribue un référent ? de ceux qui se présentent dans un commissariat en demandant protection et sont remis à la rue car « il n’y a pas de place » (parfois avec un croissant et un café… c’est gentil) ? eh bien… ils viennent voir les associations de bénévoles qui essaient de les mettre à l’abri en attendant des réponses institutionnelles qui mettent des semaines à arriver (quand elles arrivent). Que ces associations se fassent ensuite incriminées par les pouvoirs publics … bah, c’est pas grave.

      - Au top de la pratique du buzz : Un bon élu se doit-il de passer son temps à appeler les médias pour faire des déclarations tonitruantes et à se répandre sur les réseaux sociaux ? eh bien, ma foi, quand c’est efficace pour matraquer l’opinion publique et ne pas lui laisser le temps de réfléchir, pourquoi s’en priver ?

      - Au top de la sécurité : quand on a fait son fond de commerce en assimilant les étrangers aux délinquants, on a du mal à voir en eux des personnes comme nous, dans la détresse, qui ne cherchent qu’à protéger leurs enfants ou à sauver leur vie. Dommage que ces discours hargneux et diviseurs empêchent les habitants de les accueillir comme beaucoup l’ont été autrefois, dans notre région.

      - Au top du cynisme : Ah bon ? le Foyer de l’Enfance héberge 207 mineurs (ou 199 selon les versions) et se trouve saturé ? Pourtant nous, simples citoyens, nous voyons que des structures associatives se sont proposées depuis longtemps et n’obtiennent pas de réponse. Et, outre la mise à l’abri, la loi prévoit que ces jeunes soient soignés, scolarisés, accompagnés avec toute l’empathie qui en fera des citoyens bien dans leur peau et bien dans leur patrie d’adoption. 

      - Au top de la cacophonie : dans notre département, quand vous êtes un être humain doté d’empathie pour la souffrance d’autrui (un être humain normal, quoi), que vous prenez en stop, dans la nuit, ou que vous hébergez un réfugié frigorifié et que vous êtes arrêté par la police, vous risquez, à l’appréciation des différents services, au choix :  1) rien du tout – et même, parfois, des encouragements ; 2) un avertissement et vous poursuivez votre chemin avec votre passager ; 3) des remontrances et vous repartez sans votre passager ; 4) une grosse engueulade et votre passager est renvoyé en Italie ; 5) une mise en garde à vue avec relaxe sans poursuites quelques heures plus tard ; 6) une mise en garde à vue avec voiture et téléphone confisqués, logement perquisitionné, puis libéré avec convocation ultérieure pour procès ; 7) une retenue en garde à vue au-delà du délai légal ou une assignation à résidence en attendant le procès. Ici, dans notre magnifique région, nous avons vu tous ces cas de figure. Ça laisse perplexe, n’est-ce pas ?

      - Au top de la pratique évangélique : un élu sa proclamant chrétien, voulant que notre pays se réfère à ses racines chrétiennes « au nom de la laïcité» (!!!), mais faisant la sourde oreille quand le pape demande d’accueillir les réfugiés, ça n’arrive pas que chez nous mais reconnaissez que nous avons la palme de la cohérence !

      - Au top de l’humanité : peut-être ont-ils des excuses ceux qui n’ont jamais ressenti le bonheur d’agir en paix avec sa conscience, jamais découvert une relation de confiance avec des personnes terriblement éprouvées mais reconnaissantes, jamais partagé de beaux moments d’échanges, jamais goûté le sourire retrouvé des enfants. Mais a-t-on des excuses quand on est un élu ayant une mission de service public ?

      - Au top du courage : on aura compris que M. Ciotti aurait sûrement été un Résistant arpentant, dès 1940, notre belle montagne frontalière pour sauver les victimes du fascisme. Mais alors, passer la frontière dans l’autre sens, ça lui pose un problème ? pourtant, aujourd’hui, avec un GPS …

      Puisque l’approche de Noël nous pousse à l’indulgence envers ceux qui ne l’ont pas méritée, voici quelques suggestions de cadeaux à faire à M. Ciotti :

      -          Un Evangile : notamment celui de St Luc (chapitre 10 verset 30) et  celui de St Mathieu (chapitre 25 verset 34) avec un commentaire adapté aux mal-comprenants.

      -          Une vie de Saint Martin pour le réconforter en apprenant que même un ignoble va-t-en guerre peut changer complètement de vie et être sauvé. (Dieu, s’il existe, ne veut pas la mort du pêcheur…)

      -          L’histoire des passeurs de St Martin Vésubie (« Justes parmi les Nations ») par Danielle Baudot Laksine (il est bien allé à la commémoration mais n’a pas tout compris).

      -          Un faux titre de séjour pour lui permettre d’entrer en douce dans la vallée de la Roya qui n’est ouverte qu’aux SSS (= Sauveteurs Solidaires Souriants). Pour en ressortir, rien n’est prévu. 

      -          Des tongs pour aller marcher en haut de la Roya et vérifier l’efficacité des militaires armés (de couvertures et boissons chaudes, sans doute) poursuivant des gamins de 14/17 ans près des falaises pour que, en tant que tuteur légal bienveillant, il les ramène dans ses Foyers de l’Enfance. 

      -          Un hélicoptère pour tourner autour des réunions de villageois et les dissuader d’ouvrir trop vite leur porte à des jeunes déboussolés (Quand on n’est pas capables de leur assurer tout le confort, il vaut mieux faire semblant de ne pas les entendre, non ? on peut aussi les dénoncer à la police… ça s’est déjà vu).  

      -          Une fusée de détresse pour alerter le procureur au sujet des citoyens solidaires que celui-ci a déjà inculpés (n’étant pas dans la foule qui les ovationnait, il n’a pas réalisé que le sale boulot était déjà en cours). 

      -          Une louche  (au choix : pour servir la soupe aux migrants affamés ou pour asséner son catéchisme sécuritariste sur le crâne de ceux qui l’ont élu). 

      -          5 kg de carottes : il paraît que ça rend aimable, avec un vrai sourire franc et chaleureux (euh… il faudra bien 20 kg… ) 

      Bon, pendant qu’il ouvrira tous ses cadeaux, on aura quelques minutes de paix. »

      RESF 06

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      Article de Nice matin « Délit de solidarité ? » par Yvan Gastaut

      Posté : 6 décembre, 2016 @ 5:05 dans Droits de l'homme - Société, Medias : Articles presse Radios, Non classé, Réfugiés - Migrants | Pas de commentaires »

      NM Yvan Gastaud  délit de solidarité 1 001NM Yvan gastaud 2 001

      ROYA PLAINTE DEPOSEE CONTRE X pour délaissment de mineurs et PETITION EN SOUTIEN

      Posté : 3 décembre, 2016 @ 1:37 dans Communiqué officiel, Droits de l'homme - Société, Mineurs Isolés Etrangers, Pétitions, Réfugiés - Migrants | 3 commentaires »

      PETITION EN LIGNE EN SOUTIEN A LA DEPOSITION DE LA PLAINTE CI-DESSOUS :

      http://www.mesopinions.com/petition/droits-homme/soutenez-plainte-assistance/26629

      Document en format pdf en téléchargement : fichier pdf PLAINTE CONTRE X ROYA-déposée

      PLAINTE CONTRE X

       A Madame ou Monsieur le Procureur de la République près du Tribunal de Grande Instance de NICE

       

      POUR :

      257 citoyens et citoyennes plaignants dont la liste suit 

                  Ayant pour Avocat :              Maître Françoise COTTA

                                                                 Avocat au Barreau de PARIS

                                                                 1, rue du Louvre 75001 PARIS

                                                                 Tél. 01 42 96 12 37  – Fax 01 47 03 94 76

                                                                 Vestiaire D 1616

       A l’honneur de vous exposer ce qui suit :

       Le mardi 23 octobre 2016 vers 19 H, Monsieur Sylvain GOGOIS est alerté par des journalistes de FR3 de la présence de 4 très jeunes réfugiés mineurs, semble-t-il, qui marchent sur la RD6204 sous la pluie. 

      Ils se dirigent vers BREIL SUR ROYA. 

      A l’entrée du village de BREIL SUR ROYA, ces 4 jeunes garçons, épuisés et trempés, sont pris en charge par Monsieur GOGOIS qui les invite à monter dans son véhicule.

      Aussitôt, 2 véhicules de gendarmerie stoppent le véhicule de Monsieur GOGOIS et obligent les 4 jeunes à en sortir.

      Ils les emmènent alors que Monsieur GOGOIS leur dit qu’ils sont mineurs et doivent être protégés. 

      Il est répondu à Monsieur GOGOIS que ces 4 mineurs seront remis aux services de police de l’air et des frontières à MENTON et qu’il sera alors décidé des suites à donner.

      Le lendemain, FR3, dans un reportage (19 h) montre ces 4 jeunes filmés le soir même. 

      Une habitante de la vallée appelle Monsieur GOGOIS pour l’informer qu’elle vient de recueillir 5 gamins refugiés et a besoin d’aide pour les véhiculer.

      Monsieur GOGOIS arrive et stupéfiait retrouve parmi les 5 jeunes, 3 de ceux qui la veille ont été remis à la PAF puis simplement reconduits en ITALIE. 

       A nouveau, ils sont en danger, de nuit sur les bords d’une route au départ non éclairée. 

      Le jeudi 10 novembre 2016, à l’issu d’une réunion convoquée par le Maire de BREIL en la mairie de BREIL et en présence de nombreuses associations des ALPES MARITIMES, 48 réfugiés dont de nombreux mineurs ont été emmenés par des camions de gendarmerie.

      12 mineurs ont été placés en foyer et 4 renvoyés en ITALIE.

      Samedi 12 novembre au matin, 34 mineurs d’origine Erythréenne tchadienne et Ethiopienne ont cherché refuge dans le village de BREIL SUR ROYA.

      L’Evêque de la paroisse a ordonné que soit ouverte l’église du village et un responsable de la communauté musulmane a ouvert la salle de prière du village.

      Le Sous-Préfet, dépêché sur les lieux a ordonné que tous le refugiés soient emmenés dans les camions de gendarmerie, les gendarmes, le commissaire de la PAF présents affirmaient que les mineurs seraient pris en charge « comme d’habitude ».

      Les élus locaux présents, Messieurs COTTALORDA, BEGHELLI et MASSEGLIA protestaient vivement mais l’accès aux lieux de culte était interdit.

      Par ailleurs, les réfugiés étaient interpellés sous les arcades de la CA de BREIL, lieu privé.

      Le dimanche 13 novembre, 6 mineurs emmenés la veille, remontaient à pied sur la route jusqu’au domicile de Monsieur Cédric HERROU. 

      Ils déclaraient que de MENTON ils avaient été conduits dans un train direction VINTIMILLE (ITALIE) (pièce jointe : liste des noms, âges, nationalité, témoignages).

      Il est aussi constant que les mineurs refugiés ne reçoivent ni aide ni ne sont mis à l’abri et que les services de l’état, du département et de la région ne respectent aucune loi et réglementation, tant nationale qu’internationale et notamment les lois de protection des mineurs isolés. 

      Ces mineurs souffrent intensément de cette situation, ils ont totalement isolés dont vulnérables, ils risquent la mort le long des routes (2 morts le mois dernier) et le froid arrivant dans cette zone de montagne, ils sont en péril permanent.

      Les habitant de la vallée de la Roya sont aussi victimes de la politique des services publics : soit ils portent assistance à ces mineurs et risquent des poursuites, soit ils se rendent complices de la non-assistance à mineurs en danger prônée par les services publics.

      L’Association Roya Citoyenne porte plainte contre X pour le délaissement de mineurs, délit visé par l’article 223-3 du Code Pénal.

      Sans être directement mis en cause sont visés :

      • Le Conseil Départemental des ALPES MARITIMES en la personne de son Président, Monsieur CIOTTI ;
      • Le Conseil Régional PACA pris en la personne de son représentant, Monsieur C. ESTROSI ;
      • L’Aide Sociale à l’Enfance ;
      • Le Préfet des ALPES MARITIMES.

      Le délaissement d’une personne hors d’état de se protéger : l’article 222-3 du Code Pénale dispose que : 

      « Le délaissement en un lieu quelconque d’une personne qui n’est pas en mesure de se   protéger en raison de son âge, ou de son état physique ou psychique est puni de 5 ans d’emprisonnement et de 75 000 € d’amende ».

      1. 1.     Acte positif d’abandon et mise en danger

      Le délaissement exige l’accomplissement d’un acte positif (Cass. Crim 13/11/2007 n°0783627).

      En refusant toute aide à ces mineurs au mépris de leur statut de mineurs isolés, le Conseil Régional, le Conseil Départemental, le Préfet et l’Aide Sociale à l’Enfance ont exercé un acte positif.

      Cet acte est constitué par leur décision de non placement et de remise aux autorités italiennes puisqu’elles ne pouvaient ignorer que ces mineurs étaient contraints de dormir dans la rue, livrés à eux-mêmes et en grand danger sans protection.

      En raison des circonstances du délaissement, l’abandon effectué a conduit inévitablement une mise en danger des adolescents par une exposition à un péril, une victime incapable de se protéger.

      En effet, leur vulnérabilité se déduit simplement de leur situation de mineurs isolés : arrivés depuis peu en FRANCE, sans représentant légal et ni adulte référant, sans ressource ni lieu où dormir, ces mineurs constitués de jeunes vulnérables devant faire face au froid, aux violences physiques et psychologiques qu’entraine le fait de vivre dans la rue. 

      Si l’exposition a un risque est nécessaire est fondé en l’espèce, il n’est pas requis que le résultat de ce risque soit atteint.

      L’incrimination visée contre X tend à réprimer l’abandon de ces mineurs eux-mêmes indépendamment des conséquences du traumatisme qu’il faudrait déterminer : sentiment d’abandon pour les adolescents, ce qu’ils vivent le long de nos routes et qu’ils ne diront jamais sans doute.

      Par ailleurs, l’article 223-3 évoque toute personne qui n’est pas en mesure de se protéger en raison de son âge ou de son état physique ou psychique.

      A l’évidence, ces jeunes mineurs nouvellement arrivés sur notre territoire français, ne parlant pas la langue française et dormant le long des routes, étaient incapables de se protéger eux-mêmes des risques encourus dans la nuit le long de la route de la Roya.

      Ils se trouvaient dans un état de dépendance à l’égard d’autrui, c’est-à-dire des Services Sociaux français en raison de leur jeune âge, de leur état psychologique : seuls, loin de leurs proches, isolés, contraints de dormir dehors, de trouver à boire et à manger. 

      1. 2.     Une volonté d’abandon 

      Le Conseil Régional, le Conseil Départemental, le Préfet et l’Aide sociale à l’Enfance ont eu une volonté d’abandon définitif, le refus de prendre en charge étant explicite. 

      Ces institutions ne pouvaient ignorer la situation de danger dans laquelle étaient ces mineurs. 

      Ils ne pouvaient méconnaître les risques résultant de la vie dans la rue ainsi le refus de prendre en charge constitue-t-il une volonté d’abandon définitif en ayant conscience de la gravité de l’abandon provoquant une situation de danger.

      L’Aide Sociale à l’Enfance 

      « Les mineurs isolés étrangers peuvent être pris en charge par l’Aide Sociale à l’Enfance (hébergement et aide financière) s’ils n’ont pas de parents sur le territoire national et qu’ils se trouvent en situation de danger (c’est-à-dire à la rue ou en situation de détresse médicale, psychique et sociale), ils doivent en faire la demande directement auprès du Service de l’Aide à l’Enfance soit auprès d’organismes habilités.

      Le jeune en danger peut également être signalé par toute personne amenée à l’aider auprès de la cellule de recueil des informations préoccupantes par fax ou téléphone au numéro vert 119 ».

       Au regard de ces éléments, l’Association Roya Citoyenne est fondée à déposer plainte contre toute personne que l’enquête déterminera pour les faits ci-dessus exposés, prévus et réprimés par les articles susmentionnés.

      L’Aide Sociale à l’Enfance  

                                                                                        Fait à
      Le

                                                                                       

      LISTE DES PIECES JOINTES

      1. 1.      Copie des actes d’état civil des mineurs.
      2. 2.      Copie de l’information préoccupante rédigée par le GISTI et adressée à l’Aide Sociale à l’Enfance de PARIS le 21 mars 2012.
      3. 3.      Copie du signalement rédigé par le GISTI le 21 mars 2012.
      4. 4.      Rapport de Madame DEBRE, Sénateur des HAUTS-DE-SEINE « les mineurs isolés étrangers en FRANCE ».
      5. 5.      « Les mineurs étrangers isolés », dispositif français de protection de l’enfance applicable aux jeunes de nationalité étrangère.
      6. 6.      Le GISTI « mineurs isolés ».
      7. 7.      Textes internationaux.
      8. 8.      Textes européens.
      9. 9.      Protection judiciaire.
      10. 10.  Compétence du Parquet.
      11. 11.  « Les mineurs isolés étrangers » ASE.
      12. 12.  Dispositif spécifique aux mineurs isolés et étrangers.

      Déclaration 25/11/2016 des professionnels de santé bénévoles et solidaires de la Roya

      Posté : 3 décembre, 2016 @ 12:40 dans Communiqué officiel, Droits de l'homme - Société, Réfugiés - Migrants | Pas de commentaires »

      Déclaration au format pdf en téléchargement : fichier pdf lettre migrants

      lettre migrants -page-001

       

      BRIANCON : SOLIDAIRES D’UNE VALLEE L’AUTRE !

      Posté : 24 novembre, 2016 @ 7:57 dans Droits de l'homme - Société, Réfugiés - Migrants | Pas de commentaires »

      https://alpternatives.org/2016/11/24/briancon-solidaires-dune-vallee-a-lautre/

      Briançon : Solidaires d’une Vallée à l’autre !

      Posted on novembre 24, 2016

      BRIANCON : SOLIDAIRES D'UNE VALLEE L'AUTRE ! dans Droits de l'homme - Société
      Aujourd’hui, le mouvement citoyen « Tous Migrants », créé il y a 15 mois à Briançon, a organisé une démarche symbolique devant la sous-préfecture, pour protester contre les inculpations de citoyens solidaires des migrants, dont 2 habitants des Alpes-Maritimes traduits devant le tribunal correctionnel de Nice au même moment.
      Une cinquantaine de briançonnais se joints spontanément à la démarche.
      Un texte a été rédigé à l’attention de la population (ci-après) et transmis à Mme Isabelle Sendrané, sous-préfète.

      ALERTE AUX CITOYENS

      Nous sommes dans un Etat de Droit, veillons à y rester !
      Face à la crise des politiques d’asile en Europe et dans notre pays, et au positionnement que nous devons et pouvons prendre en tant que citoyen, le Mouvement Citoyen Tous Migrants souhaite attirer l’attention des briançonnais sur les aspects suivants :
      Méditerranée : L’ONU a annoncé qu’au moins 3800 personnes avaient péri en Méditerranée depuis le début de l’année, soit plus que pour l’ensemble de l’année 2015. Depuis début 2016, douze personnes en moyenne meurent chaque jour en tentant de rejoindre le continent européen et ce malgré le travail des équipes de secouristes. Ce bilan est d’autant plus désastreux que les migrants ont été trois fois moins nombreux à tenter cette traversée périlleuse cette année (source : Le Monde.fr 26.10.2016). Derrière ces chiffres, une hécatombe qui se poursuit au fil des jours.
      Calais et Paris : Le démantèlement du bidonville de Calais et l’évacuation des campements improvisés dans les rues de Paris se sont déroulés une nouvelle fois dans des conditions souvent indignes, bien plus selon un schéma policier que dans une démarche résolument humanitaire. De nombreux collectifs 1 d’associations humanitaires, d’organisations de défense des droits, de citoyens engagés et de journalistes présents lors du déroulement des opérations, ont fait état de dysfonctionnements graves des services de l’Etat, notamment au détriment des enfants et des jeunes. Ils ont également témoigné de menace de transferts et de transferts effectifs en centre de rétention, notamment en cas de refus d’embarquer dans les cars, alors que les migrants étaient largement dans l’ignorance de ce qui les attendait.
      Vallée de la Roya et Alpes Maritimes : La présence militaire et policière se renforce aux postes-frontières et dans la montagne. Les contrôles et reconductions, parfois musclés et expéditifs se systématisent à la frontière mais aussi dans les villes et villages à proximité. Ne pouvant plus rejoindre la France par la route ou le train, les migrants empruntent des itinéraires détournés, de plus en plus dangereux en particulier avec la venue de l’hiver. De nombreux habitants de la vallée secourent ces migrants en les hébergeant, leur donnant un repas. Les mises en garde à vue de ces « justes » se multiplient et certains sont poursuivis en justice comme des criminels !
      Hautes-Alpes : Il y a un an, un centre de répit était ouvert à Briançon et accueillait 21 personnes. Au bout de 7 mois, elles ont été réorientées de manière expéditive vers des centres d’accueil de demandeurs d’asile (CADA) éloignés de plusieurs centaines de kilomètres. Ces décisions ont été imposées sans tenir compte du travail de reconstruction psychologique et d’insertion que ces personnes avaient entamé sur le territoire, ni du travail des structures professionnelles et des bénévoles. Ces décisions sont prises de manière administrative et expéditive et bafouent le droit de chacun à l’autodétermination et à choisir pour sa propre vie. Depuis le 7 novembre dernier, un groupe de 24 personnes évacuées de Paris a été accueilli à Briançon en CAO sans garantie quant à la latitude dont ces personnes pourront disposer pour poursuivre leur parcours de demandeur d’asile. 1 Amnesty International, Auberge des Migrants, Cimade, GISTI, MSF, Médecins du Monde, UNICEF…), Syndicat des avocats de France (SAF), Association des avocats pour la défense des droits des étrangers (ADDE).
      Ces quatre situations sont liées. Chacune suscite notre indignation et nous met en alerte. – Il y a urgence à rester humain et à accueillir dignement toutes celles et ceux qui fuient des situations politiques et/ou économiques ne leur permettant pas de vivre en sécurité dans leur pays.
      – Il y a urgence à ne pas considérer ni traiter les migrants comme des criminels, des imposteurs, des voleurs ou des animaux.
      – Il y a urgence à ne pas laisser nos mers et nos montagnes se transformer en zones militarisées ou/et en cimetières, à ne pas contraindre des personnes à se construire des bidonvilles. Restons vigilants face aux pressions administratives, policières, judiciaires ou civiles qui ne respectent pas les droits humains fondamentaux.
      – Les contrôles abusifs et les décisions expéditives de renvoi aux frontières sont inadmissibles.
      – L’inculpation de bénévoles pour « délit de solidarité » est tout simplement inacceptable. Veillons par nos comportements de citoyens et de professionnels à ne pas cautionner des directives indignes et à faire respecter les droits fondamentaux inscrits dans notre Constitution ainsi que les 3 principes gravés au fronton de nos mairies. Nous sommes dans un Etat de Droit, veillons à y rester !
      Nous appelons les briançonnais à manifester leur soutien aux migrants et à toutes celles et ceux qui leur viennent en aide, ici et ailleurs :
      – Signez la pétition Tous Migrants :
      et rejoignez-nous ;
      – Signez la pétition « Les citoyens de PACA disent oui aux migrants » : https://www.change.org/p/cestrosiles-citoyens-de-paca-disent-oui-aux-migrants  – Signez la pétition de soutien aux habitants de la Vallée de la Roya : https://www.change.org/p/soutenons-roya-et-le-centre-d-accueil-pour-migrants-et-réfugiés-de-saintdalmas-de-tende ;
      – Signez la pétition de solidarité avec les citoyens solidaires des réfugiés : https://www.change.org/p/solidarité-avec-les-solidaires ;
      – Manifestez le 23 novembre contre l’inculpation de deux bénévoles qui passeront au même moment devant le Tribunal correctionnel de Nice pour avoir aidé des migrants en toute humanité : En apposant une pancarte sur votre balcon, votre voiture ou autre, ou en arborant un badge pour affirmer « la solidarité n’est pas un délit » ; o En vous associant à notre délégation à la sous-préfecture à 13h30 avec ces mêmes pancartes pour remettre cette alerte à Madame la sous-préfète.

      Sans étiquette politique, religieuse ou institutionnelle, « Tous Migrants » est un collectif citoyen de sensibilisation et de plaidoyer né en septembre 2015 autour du drame humanitaire des migrants en Europe, de la Méditerranée à Calais. Fort de l’adhésion de plus de 400 citoyens à la cause qu’il défend, le collectif mène des initiatives variées, dans le Briançonnais : veille et partage de l’information via une newsletter périodique et une page Facebook, conférences, cinés-débat, ateliers d’écritures, manifestations artistiques ou culturelles de soutien… 

      L’action de Tous Migrants repose sur deux principes directeurs :  

      –    C’est en renforçant le lien social local, en ouvrant des espaces de dialogue, d’échange, de convivialité et de solidarité avec notre voisin d’ici (« l’autre d’ici ») que nous accepterons naturellement notre voisin de là-bas (« l’autre de là-bas », étranger, migrant, réfugié…) ; 

      –    Chacun d’entre nous peut et doit « faire sa part », à son échelle, suivant la théorie du colibri de Pierre Rabhi, pour contribuer à la résolution de la crise humanitaire actuelle, y compris en plaidant pour l’adoption de décisions politiques plus responsables et humaines en matière de migration. Il en va de notre humanité et notre dignité.

      Contact : tousmigrants@gmail.com – www.facebook.com/pasennotrenombriancon

      Article sur regards.fr « Des passeurs-citoyens poursuivis pour délit de solidarité »

      Posté : 24 novembre, 2016 @ 1:16 dans Droits de l'homme - Société, Medias : Articles presse Radios, Réfugiés - Migrants | Pas de commentaires »

      http://www.regards.fr/web/article/des-passeurs-citoyens-poursuivis-pour-delit-de-solidarite

      Accueil > Résistances | Par Gildas Le Dem | 23 novembre 2016

      Migrants : des « passeurs-citoyens » poursuivis pour délit de solidarité

      Dans la vallée de la Roya (Alpes-Maritimes), des « passeurs-citoyens » portent assistance aux réfugiés qui y transitent dans des conditions de plus en plus difficiles. Plusieurs d’entre eux comparaissent aujourd’hui devant le Tribunal de grande instance de Nice.

      Pour les migrants, la situation s’est à nouveau violemment tendue dans la vallée de la Roya. La vallée des Alpes-Maritimes, située à proximité de la frontière franco-italienne, constitue désormais un axe privilégié de passage pour les réfugiés venus de Vintimille, plus au sud. Elle permet en effet de contourner la surveillance du dispositif policier franco-italien qui, de Vintimille et Menton à Nice, borde et contrôle tout le littoral méditerranéen. C’est ainsi que la vallée de Roya et ses hauts cols, qui permettent de déjouer la vigilance de la police des frontières, est devenue un lieu de passage obligé pour les migrants. À travers berges de rivières, routes et sentiers de montagne escarpés, souvent enneigés, les réfugiés – désormais le plus souvent des femmes ou des mineurs isolés – tentent de se frayer un chemin vers Nice ou Marseille pour, de là, migrer ailleurs en France et en Europe.

      Déjà, cet été, l’État français avait fait donner les militaires de l’opération Sentinelle pour ratisser la région, patrouiller sur les chemins de montagne, parfois même perquisitionner les habitations des résidents qui hébergeaient les migrants en transit. Mais ceux-ci, qu’on appelle dans la vallée les « passeurs-citoyens », entrés en véritable désobéissance civile, endurent désormais des poursuites judiciaires. Un certain nombre d’entre eux doivent en effet comparaître le 23 novembre à 13 h devant le Tribunal de grande instance de Nice, au motif d’« avoir facilité l’entrée, la circulation et le séjour irrégulier » (selon l’article 622 du CESEDA, pouvant entraîner jusqu’à cinq ans d’emprisonnement et 30.000 euros d’amende).

      Une révolte et des questions

      Comme Cédric Herrou et Pierre-Alain Mannoni, tous font partie d’un groupe informel d’une centaine d’habitants de la vallée, révoltés du sort réservé aux migrants et rassemblés au sein de l’association Roya citoyenne. Agriculteurs, professeurs, retraités ou étudiants, ceux-ci contestent désormais ouvertement les actions de l’État français. La France, au titre de la convention de Genève relative au statut des réfugiés, est en effet tenue d’accueillir les mineurs étrangers isolés.

      Mais ceux-ci posent aussi des questions plus larges. Comment imposer les nécessaires changements des politiques migratoires européennes ? Comment dénoncer les causes des migrations, notamment les interventions militaires des pays de l’Union européenne ? Comment permettre l’accès au droit des exilés ? En attendant, qu’ils convoient ou hébergent des migrants, ou qu’ils pratiquent encore des « maraudes », destinées à nourrir et soigner les migrants égarés sur les rivages de la Méditerranée ou les sentiers de la Roya, ces « passeurs-citoyens » continuent de soutenir les réfugiés, quitte à enfreindre la loi et s’exposer à ce qu’il faut bien appeler un délit de solidarité. Une pétition pour les soutenir, intitulée « Solidarité avec les solidaires », est en ligne

      NATIONS UNIES 13/9/2016 « Déclaration de New York pour les réfugiés et les migrants »

      Posté : 22 novembre, 2016 @ 8:14 dans Droits de l'homme - Société, Réfugiés - Migrants | Pas de commentaires »

      http://www.un.org/ga/search/view_doc.asp?symbol=A%2F71%2FL.1&referer=http%3A%2F%2Frefugeesmigrants.un.org%2Fdeclaration&Lang=F

      l’Organisation des Nations Unies à New York le 19 septembre 2016
      pour examiner la question des déplacements massifs de réfugiés et de migrants,

      Déclaration de New York pour les réfugiés et les migrants

      Paragraphe 15 . Nous invitons le secteur privé et la société civile, y compris les organisations
      de réfugiés et de migrants, à participer à des alliances multipartites pour appuyer les
      efforts de mise en œuvre des engagements que nous prenons aujourd’hui

      67. Nous réaffirmons le respect que nous portons à l’institution qu’est le droit
      d’asile et la faculté de l’exercer, ainsi qu’au principe fondamental de
      non-refoulement, en conformité avec le droit international des réfugiés.

      80. Nous nous engageons à fournir une aide humanitaire aux réfugiés de manière à
      subvenir aux besoins essentiels dans les principaux secteurs vitaux que sont, par
      exemple, les soins de santé, le logement, l’alimentation, l’eau et l’hygiène. Nous
      nous engageons à soutenir les pays et les communautés d’accueil, notamment en
      mettant à profit les connaissances et les capacités disponibles localement. Nous
      entendons appuyer les programmes de développement locaux qui servent à la fois
      les intérêts des réfugiés et ceux des communautés d’accueil.

      CRUE DE LA ROYA 22/11/2016 ENCORE UNE TRAGEDIE A VINTIMILLE DUE A L’INCURIE HUMAINE, CELLE DES POUVOIRS PUBLICS

      Posté : 22 novembre, 2016 @ 6:58 dans Droits de l'homme - Société, Réfugiés - Migrants | Pas de commentaires »

      Les responsables, les criminels ne sont pas
      les forces de la nature…

      http://www.sanremonews.it/2016/11/22/leggi-notizia/argomenti/cronaca/articolo/ventimiglia-proseguono-le-ricerche-del-migrante-disperso-da-questa-mattina-sul-fiume-roja-foto-e-v.html

      CRONACA | martedì 22 novembre 2016, 14:05

      Ventimiglia: proseguono le ricerche del migrante disperso da questa mattina sul fiume Roja (Foto e Video)

      Quanto accaduto stamane, infatti, conferma i problemi che si vengono a creare per la massiccia presenza di migranti che, quando non trovano spazio nei luoghi di accoglienza (al Parco Roja ed alla chiesa di Sant’Antonio) si ‘inventano’ rifugi e luoghi dove poter trascorrere la notte.

      CRUE DE LA ROYA 22/11/2016 ENCORE UNE TRAGEDIE A VINTIMILLE DUE A L'INCURIE HUMAINE, CELLE DES POUVOIRS PUBLICS dans Droits de l'homme - Société m_eba4684484

      E’ stata una mattinata che dimostra quanto sia sempre più drammatica la situazione dei migranti nella città di Ventimiglia. Anche se l’Amministrazione comunale, la Croce Rossa, la Caritas e le associazioni sul territorio continuano a lavorare alacremente per cercare di ridurre al minimo i disagi dei profughi ed anche dei residenti, purtroppo ci sono sempre casi di emergenza.

      Il servizio completo e le interviste al Comandante dei Vigili del Fuoco ed al Sindaco di Ventimiglia:

       

      Quanto accaduto stamane, infatti, conferma i problemi che si vengono a creare per la massiccia presenza di migranti che, quando non trovano spazio nei luoghi di accoglienza (al Parco Roja ed alla chiesa di Sant’Antonio) si ‘inventano’ rifugi e luoghi dove poter trascorrere la notte. E’ quanto accaduto proprio oggi, sotto il ponte dell’autostrada che congiunge alla barriera di confine, sul fiume Roja. Cinque migranti, tre uomini e due donne, si erano rifugiati in una piccola tenda, per sfuggire dalla pioggia che, da domenica pomeriggio cade incessantemente. Ma non hanno fatto i conti con la forza del fiume che si è ingrossato proprio per le precipitazioni ed oggi alcuni passanti hanno dato l’allarme.

      Sul posto sono intervenuti gli agenti della Polizia Municipale, i Vigili del Fuoco, Carabinieri, Polizia, i tecnici della Autofiori e la Protezione Civile. Per poter raggiungere i 5 migranti è stata fatta portare dai responsabili della A10 una pedana che viene utilizzata a ‘sbalzo’ per gli interventi esterni alle carreggiate. Intanto, sul cavalcavia sotto il ponte sono anche arrivati gli altri soccorritori e pure il Sindaco della città di confine, Enrico Ioculano.

      Verso le 10.30, improvvisamente, due dei migranti hanno deciso di gettarsi in acqua (come si può vedere nelle immagini). Nel frattempo l’elicottero dei Vigili del Fuoco, che era appena arrivato, si è messo a scandagliare dall’alto il letto del Roja e, pochi minuti dopo uno dei due migranti è stato trovato, in un cespuglio sul greto. Gli altri tre rimasti sono stati tratti in salvo dal Saf dei Vigili del Fuoco e portati sulla carreggiata dell’autostrada per essere caricati sulle ambulanze e quindi in ospedale.

       

      Sul greto ed alla foce del Roja sono scattate le ricerche dell’uomo, sempre con l’ausilio dei Vigili del Fuoco, che hanno fatto arrivare i loro sommozzatori, ma anche con le altre forze dell’ordine e la Guardia Costiera. I pompieri stanno controllando insieme agli uomini della Capitaneria, con le moto d’acqua mentre l’elicottero continua a controllare il letto del fiume dall’alto. Per ora, purtroppo dell’uomo nessuna traccia.

       

      L’ipotesi più terribile e che, ovviamente, sia stato risucchiato dai vortici del fiume e che sia annegato, ma i soccorritori sperano sia riuscito ad aggrapparsi a qualche ramo ed è per questo che stanno battendo, palmo a palmo, tutta la zona. Un’altra ipotesi è quella che l’uomo sia riuscito a guadagnare rapidamente la riva e che sia fuggito. Le ricerche proseguiranno per tutta la giornata.

      http://www.riviera24.it/2016/11/ventimiglia-salvati-quattro-dei-cinque-migranti-intrappolati-sotto-il-ponte-dalla-piena-del-roja-uno-ancora-disperso-240705/

      Ventimiglia, salvati quattro dei cinque migranti intrappolati sotto il ponte dalla piena del Roja: uno ancora disperso

      Da una prima ricostruzione, sembra che il gruppetto di migranti abbia passato la notte sotto il ponte a riparo dalla pioggia

      di – 22 novembre 2016 – 11:56

      Ventimiglia. Sono in corso le operazioni di salvataggio di 4 migranti, due uomini e due donne, che si trovavano sotto il ponte sul Roja, all’altezza del cimitero di Roverino. Stanno intervenendo i vigili del fuoco, con l’elicottero e una squadra di sommozzatori dislocata alla foce del fiume alla ricerca di un giovane, trascinato invece via dalla piena.

      Migrante disperso nel fiume Roja a Ventimiglia

      soccorritori a lavoro

      Da una prima ricostruzione, sembra che il gruppetto di migranti abbia passato la notte sotto il ponte in questione a riparo dalla pioggia.

      Galleria fotograficaMigrante disperso nel fiume Roja a Ventimiglia

      • Migrante disperso nel fiume Roja a Ventimiglia
      • Migrante disperso nel fiume Roja a Ventimiglia
      • Migrante disperso nel fiume Roja a Ventimiglia
      • Migrante disperso nel fiume Roja a Ventimiglia
      • Migrante disperso nel fiume Roja a Ventimiglia

      Poi, alla mattina, spaventati dalla piena del fiume, hanno cercato di mettersi al riparo, ed alcuni di loro sarebbero caduti in acqua.

      Sul posto, oltre i pompieri, sono presenti: operatori del 118, carabinieri, polizia. Anche il sindaco Enrico Ioculano, accorso in loco, ha esortato più volte i migranti a non buttarsi nel fiume.

      Déclaration de Roya citoyenne sur Facebook :

      « Des mois qu’on lance l’alerte! Le camp de la croix rouge italienne est plein et les réfugiés ne peuvent pas y rester plus de 10 jours. L’église de San Antonio, gérée par la Caritas, accueille en priorité les familles…dehors les migrants qui ne rentrent pas dans les 2 cases, sont frappés d’un arrêté municipal qui interdit particuliers ou associations qui ne sont pas la croix rouge italienne ou Caritas (celles ci, débordées ne sortent pas…) de donner à manger ou d’aider les réfugiés….

      Ceux-ci s’abritent sous le pont au bord de la Roya, ils risquent tout pour passer la frontière! Aujourd’hui ils sont en danger car notre rivière est en crue…3 morts sur l’autoroute, des risquent de noyade,sans compter les jeunes qui marchent sur nos routes, épuisés affamés….Une question: On va aller jusqu’où ? »

      Témoignage d’un « maraudeur » de la Roya : 
      « Ces salopards avaient eu le temps de tout raser la végétation avant le pont pour mieux les voir, les migrants n avaient plus aucune protection végétale pour freiner l eau, c’est très triste dans mon dernier rapport de maraude je l avais imaginé avec sarcasme je ne pensais pas que cela deviendrait réalité! 

      ce type on l’a connu, on l’a nourri on l’a soutenu
      il avait un portable, sa vie et son sourire

       et maintenant, 

      son corps va pourrir dans la jolie baie de vintimille 
       son âme va rejoindre les milliers de fantômes de la belle mer méditerrané
      moi mon esprit se cabre et rêve de tsunami qui viennent déposer les cadavres des migrants dans nos niches douillettes »
      1...34567
       

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