ROYA CITOYENNE – Résistances en Roya

solidarité, renforcement du réseau social, réflexion sur des projets de société respectueux de l'humain et de la nature…

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L’Europe et les migrants : Débat à Puget-Théniers LUNDI 21 OCTOBRE /Nice matin

Posté : 31 octobre, 2016 @ 2:57 dans Medias : Articles presse Radios, Réfugiés - Migrants | 2 commentaires »

http://www.nicematin.com/vie-locale/migrants-leurope-vient-debattre-a-puget-theniers-le-lundi-31-octobre-89302

Migrants : l’Europe vient débattre à Puget-Théniers

 le lundi 31 octobre

Une rencontre qui peut renseigner sur tout ce qui touche à l’UE : les subventions et financements pour les entreprises ou associations par exemple, les droits des citoyens, etc.

Elle est « les yeux, les oreilles et la bouche » de l’Europe. C’est ainsi qu’elle résume sa fonction. Isabelle Jégouzo, chef de la Représentation de la Commission européenne en France sera lundi à Puget-Théniers, dans les Alpes-Maritimes.

Elle vient débattre avec la population de la question des migrants en Europe. Pourquoi une telle rencontre dans ce village de 2.000 habitants, à 60 km de Nice?

C’est là que siège, dans le foyer rural, le Centre d’information Europe Direct, véritable antenne de l’Europe en PACA, notamment pour le Var et les Alpes-Maritimes.

« Qui sont ces migrants? D’où viennent-ils? Où veulent-ils aller? Quel est leur statut? De quels droits sociaux et aides bénéficient-ils? Les frontières doivent-elles se refermer? La France est-elle trop généreuse? Quelle clé de répartition prévoit l’Europe? Que fait-elle contre les passeurs? Comment accueillir avec humanité ceux qui fuient les guerres et les persécutions? La France a-t-elle la capacité d’accueillir tous ceux qui arrivent sur son sol? Les répartitions entre états membres sont-elles respectées? Etc. »

L’Europe joue franc-jeu lundi en répondant à toutes les questions. Isabelle Jégouzo assure qu’elle n’en éludera aucune.

Ce sujet prend une dimension particulière dans les Alpes-Maritimes, où quelques habitants tentent d’aider des migrants, qui ont passé la frontière depuis l’Italie pour gagner la France, tandis que d’autres rejettent leur présence.

Le Centre d’information Europe Direct qui organise la rencontre est un organisme qui, par ailleurs, peut renseigner sur tout ce qui touche à l’UE: les subventions et financements pour les entreprises ou associations par exemple, les droits des citoyens, les formations pour le montage de projets, les offres de partenariat, etc.

Le CIED peut également intervenir dans les établissements scolaires.

Sur son site, les habitants de Paca qui ne peuvent se rendre lundi à Puget-Théniers, ont la possibilité de poser leurs questions et/ou de s’inscrire pour participer au débat : il suffit de cliquer sur l’onglet « L’Europe ce n’est pas que pour les autres. »

«Les migrants en Europe. Quel avenir?» 
18h-20h Salle des fêtes de Puget-Théniers 
1 boulevard François Boyer. 
Contact: 04.93.03.16.01.
Mail : ed.paca@free.fr

BFMTV 23/10/2016 « Migrants : la Vallée rebelle »

Posté : 31 octobre, 2016 @ 2:42 dans Medias : Articles presse Radios, Réfugiés - Migrants | Pas de commentaires »

http://www.bfmtv.com/mediaplayer/video/migrants-la-vallee-rebelle-879641.html

Déclaration du Défenseur des droits Jacques Toubon – Nice matin

Posté : 31 octobre, 2016 @ 2:37 dans Medias : Articles presse Radios, Réfugiés - Migrants | Pas de commentaires »

http://www.pressreader.com/france/nice-matin-grasse-pays-grassois/20161021/281891592808253

 

chaine de télé italienne 7 tagada « La fuite des migrants par l’autoroute »

Posté : 31 octobre, 2016 @ 2:16 dans Medias : Articles presse Radios, Réfugiés - Migrants | Pas de commentaires »

http://www.la7.it/tagada/video/la-fuga-dei-migranti-in-autostrada-25-10-2016-196451

Immigrati a Ventimiglia nel tentativo di passare il confine si avventurano nei boschi e in autostrade e molti perdono la vita investiti mentre di notte transitano sulla A8.. Pietro Barabino ha percorso di notte il tragitto che i migranti fanno da ventimiglia verso il confine francese. Un tratto passa nei boschi dove sul sentiero vediamo le tracce del passaggio dei migranti con vestiti abbandonati e altro. Lungo la a8 incontra un gruppetto che sta tansitando in autostrada. Infine, mentre torna verso l’Italia, da un passaggio a due clandestini molto malridotti: gli raccontano che avevano appuntamento con un passeur che doveva portarli in Francia, lo hanno aspettato ma non si è presentato . 

Les migrants à Vintimille se risquent jusque dans les forêts et sur les autoroutes dans leurs tentatives de passer la frontière, et beaucoup perdent la vie en circulant la nuit sur l’A 8. Pietro Barabino a parcouru de nuit ce trajet que les migrants font depuis Vintimille en direction des frontières françaises. Un itinéraire passe dans la forêt où nous voyons sur le sentier les traces du passage des migrants, des vêtements abandonnés et autre. Le long de l’A8, rencontre d’un petit groupe qui passe par  l’autoroute. Au final, pendant qu’il retourne vers l’Italie, il laisse le passage à deux clandestins mal en point : ils racontent qu’ils avaient rendez-vous avec un passeur qui devait les emmener en France, ils l’ont attendu, mais il n’est jamais venu.

Le Monde « L’Italien menace de ne pas verser sa contribution à l’UE » et France inter « On ne voit plus » / B. Guetta

Posté : 31 octobre, 2016 @ 1:54 dans Medias : Articles presse Radios, Réfugiés - Migrants | Pas de commentaires »

http://www.lemonde.fr/europe/article/2016/10/25/migrants-l-italie-menace-de-ne-pas-verser-sa-contribution-a-l-ue_5020360_3214.html

Migrants : l’Italie menace de ne pas verser sa contribution à l’UE

Le gouvernement de Matteo Renzi, qui participe à hauteur de 20 milliards au budget de l’UE, demande à ses voisins européens davantage d’efforts pour l’accueil des migrants.

Le chef du gouvernement italien, Matteo Renzi, a menacé, mardi 25 octobre, de mettre son veto au budget de l’Union européenne en raison de l’important afflux des immigrés dans la péninsule.

« Nous donnons 20 milliards [d’euros] à l’Europe qui nous en restitue 12, et si la Hongrie, la République tchèque et la Slovaquie nous font la morale sur les immigrés, alors permettez que l’Italie dise le mécanisme ne fonctionne plus », a-t-il lancé au cours d’une émission sur la première chaîne de télévision publique RAI 1.

Alors qu’on lui demandait si cela signifiait que l’Italie était prête à mettre son veto sur le budget communautaire, il a répondu « oui, absolument », sans entrer dans les détails. « Si vous construisez des murs contre les immigrés, vous pouvez oublier l’argent italien. Si les immigrés ne passent pas, l’argent ne passera pas non plus », a ajouté M. Renzi.

Ouverture contre baisse des dépenses

L’Italie semble réagir à la pression exercée par la Commission européenne sur son budget. Elle a prévu un déficit public de 2,3 % du PIB en 2017, bien supérieur aux attentes de Bruxelles, en raison des dépenses liées à l’accueil des migrants et des conséquences du tremblement de terre d’août dernier. « Si l’Union européenne veut baisser les dépenses en Italie liées aux migrants, nous les baisserons. Qu’ils ouvrent leurs portes et nous baisserons les dépenses », a ainsi déclaré Matteo Renzi.

Le ministre de l’économie et des finances italien, Pier Carlo Padoan, a confirmé pour sa part l’arrivée d’une lettre de la Commission européenne demandant des « éclaircissements » à l’Italie concernant son projet de budget 2017. « Les éclaircissements demandés sont liés aux dépenses exceptionnelles pour le tremblement de terre et pour l’immigration », a-t-il précisé lors d’une émission télévisée.

168 000 migrants hébergés

L’Italie, qui a vu débarquer près de 155 000 personnes sur ses côtes cette année, doit loger les milliers de nouveaux arrivants de ces derniers jours, alors que son réseau d’accueil est en surchauffe : 168 000 personnes sont actuellement hébergées, contre 103 000 fin 2015.

Mardi soir, les gardes-côtes italiens, qui coordonnent les opérations de secours au large de la Libye, ont annoncé que 500 personnes avaient été secourues dans la journée au cours de quatre opérations distinctes sur des canots pneumatiques.

Ils ont précisé par la suite que 13 corps de migrants avaient été récupérés sur deux des canots secourus, dont 11 par un navire de Médecins sans frontières et deux par un patrouilleur maltais.

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https://www.franceinter.fr/emissions/geopolitique/geopolitique-27-octobre-2016

  • L’horreur que nous voulons ignorer :

On ne voit plus.

Des réfugiés et des migrants sur l'îles de Lesbos en Grèce, 4 octobre 2015.
Des réfugiés et des migrants sur l’îles de Lesbos en Grèce, 4 octobre 2015. © AFP / ARIS MESSINIS

On ne voit plus. On ne veut plus voir les images de l’horreur quotidienne que vivent les réfugiés tentant d’atteindre les côtes européennes mais l’Onu vient de la résumer hier en un chiffre.

Trois mille huit cents personnes, homme, femmes et enfants, ont péri noyées depuis janvier dernier en Méditerranée soit déjà plus que pour toute l’année 2015. C’est du jamais vu, un record si l’on ose dire. Nous autres, Européens, sommes tout aux difficultés qui nous assaillent, à la croissance molle, au chômage élevé et à l’inquiétude qui en résulte mais tout près de nous, au large de nos plages, d’autres hommes, nos semblables, meurent chaque jour de malheurs incomparables.

Ils meurent car des dictatures sanguinaires ou la folie meurtrière de Daesh ne leur laissent pas d’autre choix qu’une fuite éperdue. Ils meurent parce que des passeurs dont le cynisme passe l’entendement les entassent à prix d’or sur des canots que renverse le premier souffle de vent. Ils meurent, c’est le pire, parce que nous avons si peur d’eux que nous préférons encore les voir mourir en mer qu’organiser leur accueil.

Ils fuient tout ce que nous condamnons, dictatures et fanatisme religieux. Ils voient en nous un havre de paix et de droit, ce summum de civilisation dont nous nous réclamons si fièrement, mais nous avons peur d’eux, comme s’ils étaient ce qu’ils fuient et non pas des frères humains aspirant aux mêmes valeurs que celles que nous prônons et incarnons à leurs yeux.

Vous, je ne sais pas mais, moi, j’ai honte. Je suis écrasé de honte par cette situation, par ce chiffre de 3800 morts en moins de dix mois, là, devant nous, sur cette mer qui est notre mer commune et rime avec vacances, soleil et bonheur.

Nous ne pouvons pas, dira-t-on, accueillir toute la misère du monde.

C’est vrai, mais tout de même… Nous ne pourrions pas accueillir quelques centaines de milliers de personnes, deux ou trois millions de personnes même dans un ensemble, l’Union européenne, comptant plus de cinq cents millions de citoyens ?

Nous le pourrions, évidemment, sans problème et, bientôt, pour notre plus grand bénéfice. Nous le pourrions beaucoup plus facilement que le Liban, la Turquie ou la Jordanie qui, eux, le font mais nous ne le voulons pas car de mauvais bergers crient au loup en expliquant que nous devrions défendre « les racines chrétiennes de l’Europe », comme dit M. Orban en Hongrie.

Ah oui ? Parce que c’est défendre le christianisme qu’oublier son premier enseignement : « Tu aimeras ton prochain comme toi-même ». Parce que c’est défendre le christianisme que faire la sourde oreille aux appels du pape François qui voudrait que chaque paroisse accueille une famille de réfugiés ? Parce que c’est être fidèle au Christ que de ne pas faire une place à ceux qui meurent ?

Je ne sais pas mais je sais, en revanche, qu’il y a tout lieu d’applaudir le président du conseil italien, Matteo Renzi, d’avoir déclaré hier que son pays ne voterait pas le prochain budget de l’Union si des pays qui en profitent tant continuent d’opposer des barbelés à des hommes fuyant la mort.

MEDIAS Réfugiés et solidarité : BASTAMAG – KAIZEN

Posté : 31 octobre, 2016 @ 1:24 dans Medias : Articles presse Radios, Réfugiés - Migrants | Pas de commentaires »

http://www.bastamag.net/A-la-frontiere-franco-italienne-les-habitants-de-la-vallee-de-la-Roya-risquent

DÉSOBÉISSANCE CIVILE

À la frontière franco-italienne, les habitants de la vallée de la

Roya

risquent la prison pour avoir aidé les migrants

PAR MARGAÏD QUIOC 27 OCTOBRE 2016

À la fois cul de sac et point de passage de l’Italie vers la France, la vallée de la Roya voit chaque jour des dizaines de migrants se perdre sur les routes et les chemins de montagne. Spontanément, des habitants leur viennent en aide, malgré une pression politique, policière et judiciaire croissante. Organisés au sein de l’association Roya Citoyenne, ils refusent d’abandonner les migrants, souvent affamés et perdus, au bord des routes. Au départ discrète, leur action veut désormais se montrer au grand jour, pour contrer la répression des autorités. Quitte à risquer la prison. Reportage.

Ils seront jugés le 23 novembre pour avoir porté secours à des réfugiés. « Un délit de solidarité », affirme un de leurs avocats, Zia Oloumi. Au nord-est de Nice, deux habitants de la vallée de la Roya, nouveau point de passage des migrants vers la France depuis la fermeture de la frontière à Vintimille (Italie), comparaitront au tribunal de Nice pour, notamment, aide à l’entrée, à la circulation et au séjour de clandestins.

Cédric Herrou est l’un des deux prévenus. Cet agriculteur dont le combat a été popularisé par le New York Times accueille régulièrement des migrants chez lui, à Breil-sur-Roya (Alpes-Maritimes), avant de leur faire passer la frontière. Bénévolement. Il risque jusqu’à cinq ans de prison et 30 000 euros d’amende pour ce type d’infraction, sauf si l’aide apportée ne donne pas lieu à rétribution et vise « à préserver la dignité ou l’intégrité physique » d’une personne. « Régulièrement, des migrants, souvent mineurs, sont fauchés par des voitures en tentant de passer la frontière, argumente Maitre Oloumi, qui plaidera l’immunité humanitaire. C’est dans ce cadre qu’il est intervenu. »

Des habitants révoltés

Cédric Herrou a déjà été arrêté pour des faits similaires en août, lors d’un contrôle routier. Le procureur avait abandonné les poursuites à son encontre. Mais cette fois, il a aussi retenu une « occupation illégale de locaux privés » après l’ouverture d’un squat pour migrants à Saint-Dalmas-de-Tende, un autre village de la vallée. L’action a été largement relayée dans les médias locaux. Christian Estrosi, président de la région Paca (Les Républicains, LR), a immédiatement appelé à « démanteler ce camp improvisé en toute illégalité ». Des quatre militants gardés à vue après l’évacuation, seul Cédric est poursuivi. « C’est celui qui a le plus revendiqué, communiqué dans les médias qui est touché, analyse son avocat. Comme un symbole. »

Richard – plus connu localement sous le nom de Pak –, habitant du village perché de Saorge, commente : « Ça commence à faire beaucoup pour Cédric. Mais il n’est pas tout seul. » Sa longue barbe blanche est connue de tous les combats du secteur. Comme Cédric, il fait partie d’un groupe d’une centaine d’habitants de la vallée, révoltés du sort réservé aux migrants, rassemblés au sein de l’association Roya Citoyenne.

Une adolescente décédée sur la route

Le théâtre de cette mobilisation est un paysage de carte postale. Une vallée tranquille du Parc national du Mercantour, qui s’étire le long de la frontière italienne. La Roya-Bevera est connue pour ses villages perchés dans la montagne et la diversité de sa faune et de sa flore. Mais depuis plusieurs mois, le site reçoit la visite d’inhabituels randonneurs. Des centaines d’hommes et de femmes, souvent très jeunes, parfois simplement chaussés de tongs.

Tous arrivent de Vintimille en Italie, une vingtaine de kilomètres plus au Sud, où la frontière est à nouveau contrôlée depuis le 15 juin 2015. Ne pouvant rejoindre Menton, en France, par la côte, les migrants empruntent des voies toujours plus dangereuses, tunnels ferroviaires ou autoroutes. Le 9 octobre, une adolescente érythréenne est décédée, fauchée par un camion à quelques mètres de la frontière française. D’autres espèrent passer la frontière par la montagne, malgré les patrouilles de militaires. Certains entrent en France et suivent la vallée de la Roya vers le Nord, ignorant qu’au bout de la vallée, ils se trouveront de nouveau en Italie.

« Oui, nous leur faisons passer la frontière »

Nathalie Massaglia vit à Breil-sur-Roya. En mai dernier, alors qu’elle rentre chez elle, elle croise trois jeunes gens marchant au bord de la route, qui se dirigent vers Vintimille. « Il y avait de l’orage, on était en alerte orange. Ils étaient trempés, en tongs, ils portaient chacun un petit sac plastique. Ils m’ont expliqué qu’il voulaient aller en France et qu’ils ne savaient pas où ils étaient. Je les ai embarqués et ils sont venus à la maison. Ils venaient du Soudan, ils n’avaient pas de plan, pas de famille chez qui aller. Alors, oui, nous leur avons fait passer la frontière. » C’est à cette époque que des habitants ont décidé de s’organiser pour venir en aide, le plus souvent discrètement, à ces migrants en transit. Mais aujourd’hui, Nathalie ne veut plus garder l’anonymat. « J’en ai marre de laisser Cédric assumer tout seul. Nous sommes plusieurs. »

Le 17 octobre peu avant minuit, à Saint-Dalmas, ils sont une vingtaine de militants au rez-de-chaussée du bâtiment réquisitionné, un ancien bâtiment de la SNCF. L’eau et l’électricité n’ont pu être rétablis, c’est donc à la lueur des bougies que les tours de garde s’organisent, « pour ne pas que ce soit la débandade quand les flics arriveront ». Richard, comme les autres, ne se fait pas d’illusions. Il attend la police dès le lendemain. L’association Roya Citoyenne, en lien avec d’autres associations d’aide aux migrants, a ouvert ce « lieu d’accueil et de transit » pour mettre des migrants à l’abri et donner un coup de projecteur sur la situation dans la vallée.

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Mais cette action improvisée est aussi le signe que la solidarité spontanée ne suffit plus face à l’afflux quotidien des migrants. La cinquantaine de personnes hébergées au squat dormaient la veille chez Cédric et dans une autre famille. « La décision s’est prise en deux jours, parce que ce n’était plus tenable », raconte Richard en faisant tourner un verre de rouge.

Expulsions illégales de mineurs

À l’étage, les jeunes réfugiés dorment déjà, serrés les uns contre les autres. Parmi eux, une majorité sont mineurs. Lors de l’évacuation, trois jours plus tard, ils seront dirigés en bus vers Menton avec la promesse d’une prise en charge. La loi française exige la mise à l’abri et l’accompagnement des moins de 18 ans. Nathalie est sceptique. Le département des Alpes-Maritimes dirigé par Éric Ciotti (LR), compétent pour cet accueil, refuse déjà de prendre en charge de nouveaux mineurs isolés, au motif que ses centres d’accueil sont pleins. « Hier une fille mineure est arrivée à Breil à pied depuis Vintimille. Elle avait les pieds brûlés à force de marcher. C’est la quatrième fois qu’elle échoue ici. A chaque fois, elle est expulsée vers l’Italie. »

À Vintimille, Maurizio Marmo, directeur de l’association Caritas pour le diocèse, nous confirme ces expulsions illégales. « Normalement, la police italienne ne doit pas les accepter. Mais les Français les mettent simplement dans un train retour vers l’Italie. » Dans la ville frontalière, les mineurs isolés représentent 15% des migrants pris en charge par Caritas et la Croix-Rouge. Mais la plupart ne transitent que quelques jours, échappant à la prise en charge humanitaire. C’est à ceux-là que Roya Citoyenne veut apporter son aide, en distribuant des repas froids, « tous les soirs sauf le dimanche », précise Richard, chargé de la tournée du lundi. Au menu : salade composée, pommes locales, petit pain et fromage.

« Vous savez que c’est interdit de distribuer de la nourriture ? »

À peine la voiture garée près du pont qui surplombe la Roya, Rodrick se penche par dessus le muret. « Food ? », lance-t-il dans le vide. En quelques secondes, des silhouettes sortent de l’ombre. Depuis la route, le jeune homme leur lance les sacs de nourriture. « On dirait que je nourris des animaux au zoo », se désole-t-il. Mais il n’a pas le choix. Les migrants n’osent pas se montrer, et les maraudeurs doivent agir très vite. La Ville de Vintimille a interdit la distribution de nourriture aux migrants, en dehors des lieux d’accueil. Là non plus, les habitants solidaires n’échappent pas au harcèlement policier.

Au bout de vingt minutes, suspension de la distribution. Deux patrouilles de la police municipale viennent contrôler les identités des maraudeurs, sans porter attention aux groupes de migrants qui s’agglutinent sur le trottoir d’en face. « Vous savez que c’est interdit de distribuer de la nourriture ? », questionne l’officier.

« Soit on nous aide, soit nous allons tous en prison »

La police repart en demandant au groupe de quitter la ville. Mais dès que la voiture a tourné au coin de la rue, Richard prend la décision de continuer. La distribution s’achève juste au moment où les voitures de police font un deuxième passage… Cette fois, le groupe s’enfuit en vitesse. Les 150 repas sont partis en moins d’une heure. Richard est plutôt content : « On les a eus, on a presque tout distribué ! C’est le même cirque à chaque fois. Un coup de pression, mais ça ne va pas plus loin. »

Combien de temps les habitants de la Roya auront-ils la force de continuer ? « Je suis fatiguée, avoue Nathalie. Je n’ai plus de vie privée ». L’avocat de Cédric raconte que la crainte de poursuites a découragé son client : « Aujourd’hui, Cédric se pose la question. Si un gamin de 16 ans frappe à sa porte, que doit-il faire ? » Nathalie souhaite une réponse humaniste des autorités, pour au moins mettre à l’abri les personnes en danger alors que l’hiver approche. Et alerte : « Soit on nous donne un coup de main, soit nous allons tous en prison. »

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https://www.kaizen-magazine.com/accueillir-un-refugie-chez-soi/

Accueillir un réfugié chez soi : 

joie et partages garantis !

le 28 octobre 2016

Alors que l’Europe peine à s’accorder sur une politique commune au sujet de l’accueil des réfugiés, des citoyens à travers la France font le choix de l’entraide et de l’ouverture à l’autre.

© Sinawi Medine

© Sinawi Medine

Dominée par le mont Bégo, la vallée de la Roya, située dans les Alpes-Maritimes, s’étire gracieusement le long de la frontière italienne. En 2005, Alain, ethnobotaniste, et Camille Créton, géologue et agricultrice, se sont installés dans une ancienne châtaigneraie à 830 mètres d’altitude pour fonder une famille. Un soir de 2015, Camille croise sur la route deux jeunes migrants : « Ils venaient de marcher deux jours en tongs sur les terrains caillouteux de montagne, ils étaient épuisés : je ne pouvais pas les laisser comme ça au bord de la route… Je les ai invités à se reposer quelques jours à la maison. Ils ont pu faire une halte et réfléchir à la suite de leur parcours », raconte-t-elle.

À quelques kilomètres de chez Alain et Camille, à Vintimille, un « Calais italien » s’est constitué depuis le rétablissement par la France des contrôles à la frontière italienne en juin 2015. En effet, une partie des personnes débarquées par bateau en Italie – plus de 130000 sur les neuf premiers mois de 2016 selon le Haut Commissariat des Nations unies pour les réfugiés – continuent leur chemin en direction de la France, de l’Angleterre et du nord de l’Europe. Arrêtés par la police aux frontières dans les trains ou sur la route, majeurs comme mineurs sont systématiquement renvoyés en Italie. Depuis mai 2016, les autorités italiennes tentent de désengorger Vintimille – où près de 1000 personnes sont bloquées en permanence – en les renvoyant vers les centres d’accueil et de tri du sud de l’Italie, les fameux « hot spots ». Mais les migrants reviennent rapidement, certains en étant déjà à leur troisième ou quatrième voyage. Ils tentent alors de traverser la frontière en faisant appel aux passeurs ou en traversant la vallée de la Roya. Depuis leur première expérience d’accueil, Alain et Camille hébergent régulièrement des gens. Une hospitalité synonyme pour eux d’ouverture sur le monde :

« Nous avons du plaisir à faire ce que l’on fait, nous rions beaucoup, apprenons l’arabe. Et plus besoin d’allumer la télévision pour savoir ce qu’il se passe au Soudan », sourit Camille.

Autour d’eux, ils ont même fait des émules : « Certains de nos amis ont décidé d’ouvrir leur porte à leur tour. Aujourd’hui, un réseau informel s’est mis en place dans la Roya. » Un engagement humaniste qui se fait souvent en parallèle d’une réflexion plus globale sur les crises écologiques, humaines, économiques et financières actuelles : « Je pense que tout est lié et que la situation risque malheureusement de s’aggraver. Nous devons mettre en place dès aujourd’hui des attitudes et des rapports humains différents », souligne Alain.

accueillir un réfugié kaizen

À travers la France, des réseaux solidaires

Un pari de solidarité qu’ont fait d’autres citoyens à travers la France. À Rennes, Élisabeth et Bernard Philippe font partie du réseau national d’hospitalité temporaire pour les demandeurs d’asile Bienvenue!. Depuis trois ans, au sein de l’habitat groupé dans lequel le couple réside, un studio est mis à disposition un mois par trimestre, en échange d’une contribution de 5 euros par nuit payée par le couple à la copropriété. Bernard explique comment le système a évolué au fil du temps : « Au départ, Bienvenue! n’avait pas défini de période maximum d’accueil et il est arrivé que des personnes restent jusqu’à un an chez les hébergeurs, ne laissant pas la place pour d’autres. C’est pourquoi le réseau a limité l’accueil à deux à quatre semaines, renouvelables deux fois en changeant d’hôte. » Un médiateur aide à trouver un autre logement en vue de la sortie, tandis qu’un accompagnateur favorise l’intégration dans la vie locale. Chez Élisabeth et Bernard Philippe, les demandeurs d’asile sont accueillis à leur arrivée par l’ensemble des résidents de l’habitat partagé et sont invités ponctuellement à partager des repas et des activités : « On se croise, on discute, souvent ils nous aident dans l’entretien du jardin. Cet accueil a transformé notre regard sur les migrants », se réjouit Élisabeth.

À Nice, face à des autorités frileuses vis-à-vis des étrangers, les associations travaillent main dans la main : « Nous nous réunissons régulièrement et faisons marcher le réseau pour trouver des solutions d’hébergement dans les villes où les personnes souhaitent déposer leur demande d’asile », témoigne Hubert Jourdan, coordinateur de l’association Habitat et citoyenneté. Car le logement des demandeurs d’asile, en principe pris en charge par l’État, est souvent insuffisant dans les grandes villes. Bénévole depuis onze ans au Secours catholique, Gérard Vincent est souvent confronté à des migrants en grande détresse : « Les démarches pour obtenir l’asile sont longues, et les conditions de vie pendant cette période peuvent être très dures. Au-delà du soutien juridique et matériel, nous offrons un regard, une écoute, de l’amour. »

Également engagé de longue date, Hubert Jourdan reçoit dans les locaux d’Habitat et citoyenneté des demandeurs d’asile déboutés, en réexamen ou en procédure Dublin1. Dans l’intervalle, ils ne bénéficient d’aucun droit. Dans sa maison, à 30 kilomètres de Nice, le coordinateur accueille jusqu’à vingt personnes par jour, les migrants restant deux à trois jours en moyenne : « Ce sont des gens très simples, qui prennent ce qu’on leur donne. Ils ont souvent des parcours singuliers, et c’est passionnant de voir comment ils s’en sortent. Ils ont une énergie incroyable », témoigne-t-il.

Demain, davantage de migrants ?

Au-delà de la question humaine, les craintes d’un envahissement annoncé semblent excessives face à la réalité des chiffres. En 2015, le nombre de demandeurs d’asile en Europe – 1 255 600 selon Eurostat – ne représentait en effet que 0,23 % de la population des 28 États membres, la France pouvant sans doute mieux faire : sur les 80 075 demandes reçues à l’Office français de protection des réfugiés et apatrides (Ofpra), 14 119 ont reçu un avis favorable. D’autant que, pour Gérard Vincent, la posture européenne, qui consiste à renforcer les contrôles aux frontières, ne peut pas perdurer : « Les gens vont continuer à venir, ils n’ont pas le choix et il faut les accueillir, car leurs problèmes sont souvent liés aux politiques que nous menons dans leurs pays, comme celle de vendre des armes à l’Arabie saoudite pour ensuite pleurer sur le sort des Syriens. Les distinctions entre migrants économiques et réfugiés sont également arbitraires : les causes politiques, climatiques et économiques sont aujourd’hui liées… » Est-ce ce constat qui a incité Emmanuelle Cosse à lancer l’appel à projets Hébergement citoyen en août 2016 ? La ministre du Logement et de l’Habitat durable souhaitait développer « l’expérimentation de dispositifs d’hébergement de réfugiés chez les particuliers », avec à la clef pour les associations retenues : jusqu’à 1 500 euros par personne hébergée et par an.

Retour chez les Créton, où c’est l’heure du dîner. Autour de la table, six migrants, dont Aboubacar, un jeune Guinéen :

« C’est la première fois que des personnes se soucient réellement de moi depuis que j’ai quitté mon pays, il y a quatre mois. Je me sens en famille ici », témoigne-t-il.

À ses côtés, Adam, un jeune Tchadien logé par le couple depuis neuf jours. Il partira le lendemain au petit matin en train pour déposer sa demande d’asile à Calais. Alain et Camille, qui ont senti chez lui une affinité avec leur mode de vie, espèrent qu’il reviendra : « Sur 200 hectares, nous exploitons seulement un hectare et demi de châtaignes. Pendant la saison de récolte, nous sommes disposés à accueillir un migrant pour qu’il travaille avec nous et gagne suffisamment d’argent pour acheter ensuite s’il le souhaite sa propre parcelle. » Pour l’instant, l’appel de la route est plus fort pour Adam et les autres, mais Alain est persuadé que certains reviendront s’installer un jour avec eux dans leur petit coin de paradis.

1Selon la procédure Dublin, les migrants dont les empreintes ont été relevées à leur arrivée dans un pays doivent patienter jusqu’à 18 mois avant de pouvoir déposer une nouvelle demande d’asile dans un autre pays.


À savoir avant d’héberger un migrant

accueillir un réfugié

  • Selon l’article L622-4 du Code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, la loi autorise toute personne à héberger un étranger en situation irrégulière. Il est absolument interdit de chercher à obtenir une contrepartie « directe ou indirecte » de la part d’un migrant que l’on accueillerait chez soi.
  • Si la personne a déjà effectué une demande d’asile, elle est en droit de rester en France jusqu’à ce qu’elle obtienne une réponse. Elle dispose alors d’une allocation journalière d’un peu plus de 11 euros (ADA).
  • Passez de préférence par une association ou un collectif organisé.

Enième mort sur la frontière autouroute Vintimille-Menton : Nice matin – Riviera 24

Posté : 25 octobre, 2016 @ 3:10 dans Medias : Articles presse Radios, Réfugiés - Migrants | Pas de commentaires »

http://www.nicematin.com/faits-de-societe/un-jeune-homme-fauche-cette-nuit-sur-lautoroute-88002

PAR LA RÉDACTION Mis à jour le 22/10/2016 à 09:31 Publié le 22/10/2016 à 09:25
Le piéton se trouvait sur le viaduc de Sainte-Agnès lorsqu'il a été percuté par une automobiliste.
Le piéton se trouvait sur le viaduc de Sainte-Agnès lorsqu’il…

Un jeune homme est décédé dans la nuit de vendredi à samedi en tentant de traverser l’autoroute au niveau du viaduc de Sainte-Agnès. Il aurait été percuté par une automobiliste qui roulait en direction de l’Italie.

L’accident est survenu peu après 1 heure du matin sur l’autoroute A8. Selon les premières informations, une automobiliste, qui roulait en direction de l’Italie, aurait percuté un piéton qui marchait sur les voies de circulation. 

Le piéton, dont l’identité n’a pas encore été confirmée, a été projeté en contrebas du viaduc. Il est décédé. 

Des sacs de vêtements ont été retrouvés sur la chaussée.

Plusieurs migrants avaient été aperçus dans ce secteur dans la soirée.

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http://www.riviera24.it/2016/10/giovane-migrante-muore-sulla8-tra-ventimiglia-e-mentone-unaltra-vittima-della-frontiera-238275/

Giovane migrante muore sull’A8, tra Ventimiglia e Mentone : un’altra vittima della frontiera   

L’identità è ancora sconosciuta, si cerca di ricostruire il dramma

di  - 22 ottobre 2016 – 10:36

  ENNESIMA MORTE

migranti autostrada
 Ventimiglia. Un giovane migrante è stato investito da un’auto sull’A8, nei pressi del viadotto di Sainte-Agnès: dopo la sedicenne eritrea Milet Tesfamariam e dopo la morte di un extracomunitario precipitato dall’autostrada, la frontiera continua a mietere vittime.

Intorno alle due della notte scorsa, infatti, un giovane straniero ha perso la vita dopo esser stato investito da un’automobile che lo ha colpito mentre era intento ad attraversare la strada. La tragedia è stata raccontata dal quotidiano francese Nice Matin. Ancora non si conosce l’identità dello straniero che è stato spinto dall’auto al di sotto del viadotto e qui ha trovato la morte. Inutili per lui i soccorsi da parte del personale medico intervenuto sul posto.

Intorno all’una e quaranta, l’Autostrada dei Fiori aveva ricevuto la segnalazione di persone che, a piedi, camminavano in contromano all’interno della galleria Cima Giralda. Polizia Stradale e l’Escota (azienda che gestisce quel tratto autostradale) hanno messo in atto il protocollo di sicurezza. L’uomo è stato investito mezz’ora dopo, quando si trovava ormai in territorio francese.

La centrale operativa dell’A10 riceve mediamente tre o quattro segnalazioni al giorno. A queste bisogna aggiungere quelle che arrivano direttamente alle forze dell’ordine. In questi giorni, infatti, sono stati rafforzati i controlli al confine di Stato dove molti extracomunitari tentano di oltrepassare la frontiera tra rischi e pericoli.

 

OUVERTURE D’UN LIEU D’ACCUEIL HUMANITAIRE DE TRANSIT au 17/10/2016, suite… et réactions, élus, médias…

Posté : 19 octobre, 2016 @ 1:14 dans Droits de l'homme - Société, Medias : Articles presse Radios, Réfugiés - Migrants | Pas de commentaires »

ALERTE au 18/10/2016 :

Hier soir, devant l’incurie et le cynisme des pouvoirs publics, Gouvernement et le Conseil dept du 06 nous avons ouvert un lieu d’accueil transitoire, soutenus par un grand nombre d’associations. C le moment de venir nous soutenir à ST Dalmas de Tende, ancienne colonie des lucioles. Les gendarmes sont là…ils attendent des ordres du préfet…. soutenir ce lieu d’accueil transitoire pour les réfugiés en détresse est une nécessité absolue dans la vallée.

le collectif « Solidarité Roya-frontiere franco-italienne » à l’ex-colonie de vacances SNCF les Lucioles à St-Dalmas-de-Tende. Merci de diffuser en masse. Besoin de tout le monde.

Roya Citoyenne

COMMUNIQUE DU COLLECTIF

SOLIDARITE ROYA – FRONTIERE FRANCO-ITALIENNE

Le 17/10/2016

Suite à la fermeture des frontières par la France, notamment celle de Menton, la vallée de la Roya connait un afflux sans précédent de réfugiés en détresse, des femmes, des malades, des mineurs… Dans des conditions sanitaires déplorables. Sans réponse des pouvoirs publics, Gouvernement/Préfecture et Conseil départemental, qui fuient leurs responsabilités, le collectif « Solidarité Roya-Frontière franco-italienne » a pris la décision d’ouvrir un lieu d’accueil humanitaire de transit dès ce soir. Nous vous tenons au courant. 

Collectif « Solidarité Roya frontière franco-italienne »

Premiers signataires :

LDH PACA / LDH Section de Cannes-Grasse / LDH Section de Nice / MRAP 06 / CIMADE 06 / RESF 06 / ADN / « Habitat et Citoyenneté » / Sud Santé FEAM 06 / « Roya citoyenne » …

Premier communiqué à télécharger au format pdf : fichier pdf COMMUNIQUE 17.10.16 COLLECTIF Solidarite Roya-frontiere franco-italienne

COMMUNIQUE DE LA COORDINATION PACA 

DE SOLIDARITE AUX REFUGIES

Le 18/10/2016

A l’heure du démantèlement de la « jungle » de Calais, l’Etat prétend organiser l’accueil des réfugiés en les relocalisant dans des CAO sur tout le territoire.

Or, nous, habitants de la vallée de la Roya, faisons face à une situation d’urgence croissante : suite à la fermeture des frontières par la France, notamment celle de Menton, la vallée de la Roya connait un afflux sans précédent de réfugiés en détresse, des femmes, des malades, des mineurs… dans des conditions sanitaires déplorables.

Aussi, notre collectif inter-associatifs de toute la région PACA, constitué d’individus (élus, médecins, infirmières, avocate, agriculteurs, etc.) et d’associations, sans réponse des pouvoirs publics (Gouvernement/Préfecture et le Conseil départemental des Alpes-Maritimes), qui fuient leurs responsabilités, a pris la décision d’ouvrir un lieu d’accueil humanitaire de transit dès ce soir.

Au vu de l’urgence humanitaire et sanitaire, il est indispensable que les pouvoirs  publics assument concrètement les conditions minimales de salubrité du lieu : eau, sanitaires, électricité, ainsi que les soins médicaux.

En cas d’expulsion de ce lieu, les autorités demeureront responsables de la mise en danger (Cf. les derniers décès sur l’autoroute Vintimille-Menton) de ces personnes d’autant plus vulnérables à l’approche de l’hiver, que l’on retrouve errant avec de multiples blessures, malades, en sandales dans la montagne… Les Pouvoirs publics ne peuvent continuer à se défausser de leurs responsabilités, en renvoyant indéfiniment et en toute illégalité les réfugiés en Italie, leur déniant ainsi toute possibilité de demander asile, et refusant aux mineurs isolés la protection qui leur est due.

Nous appelons les personnes, les associations et syndicats, les collectifs à manifester leur soutien à notre démarche, en particulier en cas d’expulsion.

Pour la coordination PACA de solidarité aux migrants

 2e communiqué à télécharger au format pdf :  fichier pdf COMMUNIQUE 18.10.16 COORDINATION PACA MIGRANTS

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Réactions des élus :

Président du Conseil départemental des Alpes-Maritimes :

http://www.eric-ciotti.com/2016/10/18/ouverture-dun-campement-illegal-de-migrants-dans-les-alpes-maritimes-eric-ciotti-appelle-le-gouvernement-a-faire-respecter-la-loi/

Depuis lundi soir, une cinquantaine de migrants clandestins arrivés par l’Italie sont hébergés en toute illégalité à Saint-Dalmas-de-Tende, dans les Alpes-Maritimes, dans un lieu d’accueil établi par un collectif d’associations.

Je veux dénoncer l’action de ces associations qui, au mépris du droit et de la sécurité de nos concitoyens, encouragent et accompagnent des migrants sans droit ni titre souhaitant entrer en France. Car, malgré le faux prétexte humanitaire et le champ lexical compatissant utilisés par ces associations afin d’écarter les critiques, il s’agit bien là d’aider des étrangers en situation irrégulière, dont nous ne savons rien, à déjouer la vigilance de la France à ses frontières, et ce, au moment où la crise migratoire est plus que jamais source de tensions et d’inquiétudes chez nos concitoyens et où la réalité de l’infiltration de djihadistes dans les flux migratoires est incontestable.

En agissant ainsi, ces associations dévoient le sens de la loi. Leurs responsables défient les autorités en se servant de la cause qu’ils prétendent défendre pour tenter d’imposer une politique contraire aux intérêts et aux vœux des Français. Le Conseil départemental des Alpes-Maritimes s’est fait le porte-parole de ses habitants en adoptant à une très large majorité, le 22 septembre dernier, une motion rejetant l’implantation de mini-jungles sur son territoire.

Aussi, j’appelle le Gouvernement à faire respecter la loi en procédant sans délai au démantèlement de ce campement illégal, en expulsant ses occupants et en poursuivant les associations à l’origine de cette action. Laisser ainsi quelques militants d’extrême gauche bafouer l’État de droit sans réagir avec fermeté constituerait un message d’impunité terrible et un nouvel appel d’air à l’immigration.

Et sur Twitter :

Ouverture d’un campement illégal de migrants dans les Alpes-Maritimes : j’appelle le Gvt à faire respecter la loi http://eciotti.fr/ym3    14:02 – 18 Oct 2016

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Président de région PACA, M. Estrosi :

Estrosi 18.10.16 accueil st dalmas

et sur Twitter : https://twitter.com/cestrosi/status/788357519345328128

« Je dénonce la création camp de migrants illégal par des associations irresponsables à #StDalmasDeTende. Cette attitude est inacceptable ! »

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Conseillère régionale : https://www.facebook.com/LaurenceboettiforestierPACA/?hc_ref=PAGES_TIMELINE&fref=nf

COMMUNIQUE : « JE DÉNONCE LA CRÉATION ILLÉGALE D’UN CENTRE D’ACCUEIL DE MIGRANTS A SAINT-DALMAS-DE-TENDE »

Depuis lundi soir, un collectif pro-migrants a créé, à Saint-Dalmas-de-Tende, un centre d’accueil illégal pour les immigrés clandestins.

Au mois d’août, j’avais alerté l’Etat sur le risque de voir la vallée de la Roya devenir le principal lieu de passage des flux migratoires illégaux et demandé que soient rétablis les contrôles aux frontières. Ma demande n’ayant pas été suivie d’effet, les migrants ont continué à venir en masse dans la vallée de la Roya pour rejoindre Nice, aidés en cela par des militants No-Borders qui venaient même s’en vanter dans les médias.

Ces derniers franchissent aujourd’hui une nouvelle étape en incitant les migrants clandestins, non seulement à transiter par la Roya pour entrer en France, mais à s’y installer, au mépris des lois et contre l’avis des habitants et des élus locaux. Ils occupent illégalement,à cet effet, un bâtiment, propriété de la SNCF, où ils sont entrés par effraction.

Face à cette situation qui risque d’alimenter les tensions et de constituer un appel d’air à l’immigration, je demande à l’Etat de faire respecter la loi et de démanteler au plus vite ce campement illégal.

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MEDIAS

http://www.humanite.fr/alpes-maritimes-des-associations-ouvrent-un-lieu-daccueil-pour-les-refugies-618409

Alpes-Maritimes : des associations ouvrent un lieu d’accueil

de solidarité pour les réfugiés

AVEC AFP
MARDI, 18 OCTOBRE, 2016
HUMANITE.FR

Une cinquantaine de réfugiés érythréens arrivés via l’Italie sont hébergés depuis lundi soir à Saint-Dalmas-de-Tende dans un « lieu d’accueil humanitaire de transit » établi par des associations mais dont le département des Alpes-Maritimes et la région Paca ont aussitôt exigé « le démantèlement sans délai ».

« Sans réponse des pouvoirs publics, gouvernement/préfecture et conseil départemental, qui fuient leurs responsabilités, le collectif +Solidarité Roya-Frontière franco-italienne+ a pris la décision d’ouvrir un lieu d’accueil humanitaire de transit », ont indiqué dans un communiqué ces associations (Cimade, LDH, MRAP, ADN, Habitat et Citoyenneté).  »J’appelle le gouvernement à faire respecter la loi en procédant sans délai au démantèlement de ce campement illégal, en expulsant ses occupants et en poursuivant les associations à l’origine de cette action », a réagi de son côté le président LR du département, le sarkozyste Eric Ciotti.
« Non aux micro-jungle du gvt & aux refuges d’accueil illégaux. Je demande intervention du préfet pour démantèlement immédiat #StDalmasDeTende », a de son côté réagi sur Twitter le président de la région Paca, Christian Estrosi, dénonçant des « associations irresponsables ».
 
Le 22 septembre, le département des Alpes-Maritimes à majorité LR a voté une motion pour s’opposer à l’accueil de migrants en transit à Calais. De son côté, la préfecture n’a identifié aucun lieu dans le cadre du plan gouvernemental de fermeture de la jungle de Calais d’ici la fin de l’année.  »Malgré le faux prétexte humanitaire (…), il s’agit bien là d’aider des étrangers en situation irrégulière, dont nous ne savons rien », a dénoncé M. Ciotti. Cela conduit, a-t-il ajouté, « à déjouer la vigilance de la France à ses frontières, et ce, au moment où la crise migratoire est plus que jamais source de tensions et d’inquiétudes chez nos concitoyens et où la réalité de l’infiltration de djihadistes dans les flux migratoires est incontestable ».
 
Les 53 hommes, femmes et enfants, mis à l’abri par les associations dans un ancien centre de colonie de vacances de Saint-Delmas-de-Tende, sont originaires d’Erythrée, un pays parmi les plus pauvres d’Afrique soumis à un régime totalitaire.  »On considère qu’il y a des hommes et des femmes qui ont besoin d’aide, donc nous nous portons secours aux gens dans le besoin », a expliqué George Faye, membre de Roya Citoyenne. « On ne veut pas défier les autorités, on voudrait qu’elles comprennent. Le département a dit qu’il ne voulait pas de migrants, et pas de mineurs alors que c’est son devoir ».  »A titre humanitaire, c’est parfaitement légal », a assuré Hubert Jourdan qui, depuis 15 mois, a accueilli plusieurs centaines de migrants chez lui à La-Colle-sur-Loup. Son action lui a valu six heures de garde à vue en septembre.
Ces associations et Médecins du Monde avaient demandé solennellement le 10 octobre la réouverture de la frontière franco-italienne, que des milliers de migrants franchissent souvent au péril de leur vie, et accusé la France de violer ses propres engagements internationaux.
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Exaspérés par l’inaction de leurs élus, des citoyens ouvrent un

centre d’accueil pour les réfugiés

Face à l’inertie des pouvoirs publics, des habitants de la vallée de la Roya ont décidé de prendre les devants et d’ouvrir un centre d’accueil aux migrants qui franchissent la frontière franco-italienne.

Cette nuit, une cinquantaine de réfugiés ont pu passer la nuit à l’abri. Révoltés devant l’inaction du gouvernement et des autorités locales, qui refusent d’accueillir les migrants, y compris les mineurs, les habitants de la vallée de la Roya ont entrepris de répondre, eux-mêmes, à l’urgence de la situation en créant un centre d’accueil pour les réfugiés en transit.

« Nous ne prétendons pas qu’il s’agit d’une situation idéale, confie Cédric Herrou, agriculteur et membre de l’association Roya citoyenne. Mais que faire d’autre ? » Lundi matin, différentes associations locales et organisations humanitaires se sont réunies dans l’intention de résoudre les problèmes les plus urgents. Au sortir de ces discussions, ils avaient créé un collectif. Quelques heures plus tard, la décision d’occuper les anciens bâtiments d’une colonie de vacances à Saint-Dalmas-de-Tende (Alpes-Maritimes) était prise.

À lire >> Scènes de chasse aux réfugiés dans les Alpes-Maritimes

« Tout est allé très vite. Dans l’après-midi, nous étions déjà en train d’investir ce nouveau lieu et d’organiser un accueil », continue l’agriculteur. Un peu plus tard dans la soirée, un communiqué est envoyé au nom du collectif, « Solidarité Roya-Frontière franco-italienne », expliquant succinctement les motivations et l’absolue nécessité de cette démarche :

Suite à la fermeture des frontières par la France, notamment celle de Menton, la vallée de la Roya connaît un afflux sans précédent de réfugiés en détresse […] dans des conditions sanitaires déplorables. Sans réponse des pouvoirs publics […] qui fuient leurs responsabilités, le collectif a pris la décision d’ouvrir un lieu d’accueil humanitaire de transit dès ce soir.

D’« ordinaire », Cédric Herrou accueille entre huit et quinze personnes sur sa propriété. Mais ces derniers jours, près de soixante-dix réfugiés sont parvenus à franchir la frontière fanco-italienne et se sont dirigés vers sa ferme. Dans la nuit de dimanche à lundi, ils étaient cinquante à dormir chez lui et sur son terrain, dans des caravanes et des tentes. « Ils doivent se passer le mot depuis Vintimille », pense cet habitant de la vallée. Cependant, à l’approche de l’hiver, l’homme s’inquiète des modestes conditions d’hébergement, notamment d’un point de vue sanitaire, qu’il peut offrir à ces personnes qui ont souvent besoin de soins médicaux. « Nous avons essayé d’interpeller la mairie et les autorités locales, s’indigne Cédric Herrou. Mais nousn’avons même pas eu de réponse et nous étions dans l’impasse. L’État ne les protège pas alors que la plupart d’entre eux sont mineurs. »Pire, « les forces de l’ordre les ramènent en Italie lorsqu’elles les attrapent ». 

Il y a deux semaines, des associations de la Roya et des citoyens alertaient sur les scènes de chasse aux réfugiés dans leur vallée. En dépit des dangers de cette région escarpée du sud-est de la France, les forces de l’ordre n’hésitent pas à courir après les migrants qui tentent de passer la frontière avec l’Italie, depuis le camp de Vintimille. Parmi eux, beaucoup de mineurs qui, s’ils sont attrapés, subissent le même sort que les autres et sont effectivement renvoyés à Vintimille, malgré les lois et conventions internationales qui « obligent » l’État à protéger ces personnes considérées comme vulnérables.

Pour avoir mis à l’abri des jeunes réfugiés Érythréens, se déclarant mineurs, qui avaient été arrêtés mardi dernier par les forces de l’ordre, Cédric Herrou était d’ailleurs convoqué cet après-midi à 14h30 à la gendarmerie de Breil-sur-Roya.

L’initiative de la dernière chance ?

« Ce centre d’accueil, c’est notre dernière solution », souffle Élisabeth Grimanelli, membre de la Cimade dans les Alpes-Maritimes. En effet, malgré l’engagement des organisations, des associations et même des habitants, « le gouvernement et les autorités locales continuent de fuir leurs responsabilités ». Choquée par la mort de Milet Tasfemariam, une jeune Érythréenne de 17 ans percutée le 7 octobre par un camion alors qu’elle tentait de traverser un tunnel pour rejoindre la France, Élisabeth Grimanelli revient sur la présence des soldats dans la vallée de la Roya, chargés de courir après les migrants, et proteste contre une « politique insoutenable ».

Le 22 septembre, le département des Alpes-Maritimes à majorité Les Républicains (LR) a voté une motion pour s’opposer à l’accueil de migrants en transit à Calais, alors que le plan gouvernemental prévoit l’ouverture de nombreux lieux partout en France dans le cadre du prochain démantèlement du camp.

« Cette décision de créer un centre dans des locaux que nous occupons par manque de moyens n’est pas la solution miracle, reprend Cédric Herrou, mais elle nous permet de parer au plus pressé. » Dans la nuit de lundi à mardi, une cinquantaine de réfugiés ont donc pu dormir dans des bâtiments désaffectés à Saint-Dalmas-de-Tende, un village au cœur de la vallée de la Roya.

Si pour le moment tout reste à faire, « une centaine de personnes sont prêtes à installer le nécessaire», assure l’agriculteur. Aux côtés du collectif, les migrants vont également participer à la création d’une cuisine, de lits et de sanitaires, pour assurer une mise à l’abri digne. Ce que refuse actuellement les autorités.

Consciente que cette occupation n’est pas tout à fait « légale », l’association Roya citoyenne a décidé de jouer la transparence et d’avertir les médias de la présence de ce centre d’accueil. Car, d’après Cédric Herrou, « ils ne [leur] laissent pas le choix ». Ce matin encore, Roya citoyenne alertait sur le risque d’être évacué par les autorités et appelait les habitants et les associations à venir prêter mains fortes aux personnes sur place.

Le 10 octobre, ces associations, aux côtés de Médecins du Monde (MDM) avaient solennellement demandé la réouverture de la frontière franco-italienne que les migrants continuent de franchir au péril de leur vie, accusant notamment la France de violer ses propres engagements internationaux en matière de droits humains. Mais leur appel n’a, une fois de plus, pas été entendu.

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 http://france3-regions.francetvinfo.fr/cote-d-azur/alpes-maritimes/menton/alpes-maritimes-associations-ouvrent-lieu-accueil-refugies-1111397.html

Alpes-Maritimes : des associations ouvrent un lieu d’accueil pour

des réfugiés

Une cinquantaine de réfugiés érythréens arrivés via l’Italie sont hébergés depuis ce lundi à Saint-Dalmas-de-Tende dans un « lieu d’accueil humanitaire de transit » établi par des associations des Alpes-Maritimes, département qui refuse tout accueil de migrants, a indiqué l’association Roya Citoyenne.

  • Par @annelehars
  • Publié le 18/10/2016 à 10:51, mis à jour le 18/10/2016 à 16:18
    Une cinquantaine de réfugiés érythréens arrivés via l'Italie sont hébergés depuis ce lundi à Saint-Dalmas-de-Tende dans un "lieu d'accueil humanitaire de transit" . © F3© F3 Une cinquantaine de réfugiés érythréens arrivés via l’Italie sont hébergés depuis ce lundi à Saint-Dalmas-de-Tende dans un « lieu d’accueil humanitaire de transit » .
« Sans réponse des pouvoirs publics, gouvernement/préfecture et conseil départemental, qui fuient leurs responsabilités, le collectif Solidarité Roya-Frontière franco-italienne¨ a pris la décision d’ouvrir un lieu d’accueil humanitaire de transit », indiquent dans un communiqué ces associations.

NI_830865_1476785209_1476785213_550 dans Medias : Articles presse Radios

Alpes-Maritimes : des associations ouvrent un lieu d’accueil pour des réfugiés

Ils ont investi les lieux en quelques heures, la nuit dernière, une soixantaine de migrants se sont donc installés dans une ancienne colonnie de vacances désaffectée de la vallée de la Roya. Intervenants : Laurent Barreau Collectif défense des migrants, Cédric Horrou Roya citoyenne  -  Peyrano Bernard, Sara Jean-Marc et Espanol Céline

« On ne veut pas défier les autorités, on voudrait qu’elles comprennent. Le département a dit qu’il ne voulait pas de migrants, et pas de mineurs alors que c’est son devoir », a précisé à l’AFP George Faye, membre de Roya Citoyenne.

On considère qu’il y a des hommes et des femmes qui ont besoin d’aide, donc nous nous portons secours aux gens dans le besoin.

« Suite à la fermeture des frontières par la France, notamment celle de Menton, la vallée de la Roya connait un afflux sans précédent de réfugiés en détresse, des femmes, des malades, des mineurs dans des conditions sanitaires déplorables », précisent les associations à l’initiative de cet accueil, la Ligue des Droits de l’homme, le MRAP, la Cimade, l’association pour la démocratie niçoise (ADN) et l’association Habitat et Citoyenneté – dont le responsable, Hubert Jourdan, a hébergé plusieurs centaines de migrants chez lui depuis 15 mois à la Colle-sur-Loup.

Cinquante-trois hommes, femmes et enfants, ayant tous fui le régime totalitaire d’Erythrée, sont hébergés à Saint-Dalmas-de-Tende à l’abri du froid dans un ancien centre de colonie de vacances.
« A titre humanitaire, c’est parfaitement légal », a rappelé M. Jourdan dont l’action à La-Colle-sur-Loup lui a valu six heures de garde à vue en septembre et qui était lundi soir aux fourneaux pour faire la cuisine aux réfugiés érythréens. 

Ces associations et Médecins du Monde avaient demandé solennellement le 10 octobre la réouverture de la frontière franco-italienne, que des milliers de migrants franchissent souvent au péril de leur vie, et accusé la France de violer ses propres engagements internationaux.

Le 22 septembre, le département des Alpes-Maritimes à majorité LR a voté une motion pour s’opposer à l’accueil de migrants en transit à Calais.
De son côté, la préfecture n’a identifié aucun lieu dans le cadre du plan gouvernemental de fermeture de la jungle de Calais d’ici la fin de l’année.
- Avec AFP -
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Contre l’avis de la région Paca, un collectif d’association accueille depuis lundi à Saint-Dalmas-de-Tende des réfugiés érythréens qui franchissent la frontière italienne.

Une cinquantaine de réfugiés érythréens sont hébergés depuis lundi soir à Saint-Dalmas-de-Tende dans un « lieu d’accueil humanitaire de transit » établi par des associations mais dont le département des Alpes-Maritimes et la région Paca ont aussitôt exigé « le démantèlement sans délai ».  »Sans réponse des pouvoirs publics, gouvernement/préfecture et conseil départemental, qui fuient leurs responsabilités, le collectif Solidarité Roya-Frontière franco-italienne a pris la décision d’ouvrir un lieu d’accueil humanitaire de transit », ont indiqué dans un communiqué ces associations (Cimade, LDH, MRAP, ADN, Habitat et Citoyenneté).
Une petite quinzaine de gendarmes ont pris position dans la journée, « en attente d’instruction », selon la gendarmerie.

Un bâtiment de la SNCF. Les hommes, femmes et enfants, mis à l’abri par les associations dans cet ancien centre de colonie de vacances SNCF de Saint-Dalmas-de-Tende à quelques kilomètres de la frontière italienne, sont originaires d’Erythrée, pays dont les ressortissants ont vocation à demander l’asile en France. Les effectifs ont fluctué au fil des heures et certains ont repris la route. Le bâtiment, en passe d’être vendu, appartient à la SNCF qui va porter plainte. « Nous n’avons pas été sollicités, il y a eu effraction. Ce qui nous inquiète est donc la sécurité du bâtiment, et donc de ses occupants », a indiqué Ivan Bellais, attaché de presse régional de la SNCF.

Opposition à l’accueil de migrants. Le 22 septembre, le département des Alpes-Maritimes à majorité LR avait voté une motion pour s’opposer à l’accueil de migrants en transit à Calais. De son côté, la préfecture n’a identifié aucun lieu dans le cadre du plan gouvernemental de fermeture de la jungle de Calais.  »J’appelle le gouvernement à faire respecter la loi en procédant sans délai au démantèlement de ce campement illégal, en expulsant ses occupants et en poursuivant les associations à l’origine de cette action », a réagi de son côté le président LR du département, le sarkozyste Eric Ciotti.

Un « devoir » humanitaire.  »Non aux micro-jungle du gvt & aux refuges d’accueil illégaux. Je demande intervention du préfet pour démantèlement immédiat #StDalmasDeTende », a de son côté réagi sur Twitter le président de la région Paca, Christian Estrosi, dénonçant des « associations irresponsables ».  »On considère qu’il y a des hommes et des femmes qui ont besoin d’aide, donc nous nous portons secours aux gens dans le besoin », a pour sa part expliqué George Faye, membre de Roya Citoyenne. « On ne veut pas défier les autorités, on voudrait qu’elles comprennent. Le département a dit qu’il ne voulait pas de migrants, et pas de mineurs alors que c’est son devoir ».  »A titre humanitaire, c’est parfaitement légal », a assuré Hubert Jourdan qui, depuis 15 mois, a accueilli plusieurs centaines de migrants chez lui à La-Colle-sur-Loup. Son action lui a valu six heures de garde à vue en septembre.

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http://www.nicematin.com/faits-divers/une-cinquantaine-de-migrants-sinstallent-dans-un-village-de-larriere-pays-86799

Une cinquantaine de migrants s’installent dans un village

de l’arrière-pays


PAR LA RÉDACTION Mis à jour le 18/10/2016 à 16:42 Publié le 18/10/2016 à 16:21
Les migrants installés à Saint-Dalmas-de-Tende.

Les migrants installés à Saint-Dalmas-de-Tende
J.-F.O.

A l’appel de l’association Roya citoyenne, des migrants dont une majorité

d’Erythréens, ont établi un camp provisoire à Saint-Dalmas-de-Tende

depuis lundi soir.

Ce camp provisoire a pris place sur le site des Lucioles à Saint-Dalmas-de-Tende. Un lieu situé à côté de la gare et qui appartient à la SNCF.Parmi les migrants, on dénombre 29 mineurs. La gendarmerie est sur place et contrôle les lieux.VERS UNE EXPULSION RAPIDE?Les migrants s’attendent à être rapidement expulsés.

Cette action, avant tout symbolique, est à l’initiative de l’association Roya Citoyenne qui aimerait établir un lieu de solidarité dans la vallée car, selon elle, de nombreux habitants accueillent déjà des migrants chez eux en signe de solidarité.

FUNERAILLES DE MILET SAMEDI 15 OCTOBRE 10 H – HOMELIE DE L’EVEQUE DE VINTIMILLE

Posté : 14 octobre, 2016 @ 3:15 dans Medias : Articles presse Radios, Mineurs Isolés Etrangers, Réfugiés - Migrants | Pas de commentaires »

Homélie de l’évêque de Vintimille :

fichier pdf homélie évêque Vintimille funérailles jeune Erythréene octobre 16

http://www.la-riviera.it/pages/travolta-e-uccisaun-tir-sulla10-sabato-prossimo-alle-10-i-funeralimiletsalma-partira-poi-per-leritrea-3077.html

Samedi 15 octobre à 10 h se dérouleront les funérailles de Milet, la jeune Erythréenne de 17 ans
percutée par un poids lourd sur l’autoroute, à quelques km de la frontière qu’elle rêvait de passer.

Une innocente victime de plus de la fermeture implacable des frontières par le Gouvernement français, qui dénie le droit d’asile et les Conventions internationales.

L’article évoque les 5 frères de la jeune victime, annonce que la messe sera célébrée à l’église San Antonio par l’Evêque Antonion Sueta, et qu’une quête sera faite.

Par ailleurs, le journaliste pointe un accroissement d’intérêt des médias internationaux pour le sort des migrants bloqués à Vintimille et le positionnement du Gouvernement français, avec l’article du New York Times, et maintenant la présence de CNN.

Travolta e uccisa da un tir sull'A10: sabato prossimo alle 10 i funerali di Milet/ la salma partirà poi per l'Eritrea 2

 

Article de La Provence du 4/10/16 « Au coeur de la jungle de Vintimille »

Posté : 14 octobre, 2016 @ 2:30 dans Medias : Articles presse Radios, Réfugiés - Migrants | Pas de commentaires »

http://www.laprovence.com/article/france-monde/4144016/migrants-notre-reportage-au-coeur-de-la-jungle-de-vintimille.html

Migrants : notre reportage au coeur de la jungle de Vintimille
Mardi 04/10/2016 à 20H09
  • Riz et légumes grillés au menu. Le chef cuisine à l’italienne. Entasse dans un cagibi les sacs de vêtements déposés sur le trottoir d’en face. Du marché ce matin, il a ramené des coloriages et des feutres pour les petits. Deux dortoirs envahissent les sous-sols de la paroisse, remplis de lits en fer superposés, récupérés dans une prison. Un bébé dort, un autre boit son biberon sur le même matelas, une femme se fait un brin de toilette. Pas d’homme seul ici. Dans la cour qui, à l’ouverture au mois de mai, a abrité jusqu’à 1200 réfugiés, quelques-uns se préparent à partir vers la France. C’est vendredi. « Toute la journée, on essaie de les dissuader, raconte Luca, étudiant à Turin venu aider. On leur explique les risques, on leur propose de demander asile à l’Italie. » Sur les 4 450 migrants passés entre l’église et le camp depuis juillet, seuls 20 ont accepté. Avec succès. « On veut aller au bout de notre rêve, assène, sans plus d’expression, Ayman, un jeune père soudanais dont le prénom veut dire chanceux. Ceux qui sont allés en France nous disent que c’est un paradis. » Certains disent vouloir étudier puis retourner chez eux.

L’hiver ne va pas tarder sur Vintimille. Dormir en ville, sur les rochers qui touchent la mer ou sous le pont du camp Roya ne sera bientôt plus possible. « Tant qu’on ne sera pas tous assis autour d’une table pour discuter du sort de ces gens, il n’y aura pas de solution, souffle un bénévole. On ne va pas les laisser crever sous nos yeux. » En moyenne, les migrants restent sept jours à Vintimille. Des balles de ping pong.

François Tonneau

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