ROYA CITOYENNE – Résistances en Roya

solidarité, renforcement du réseau social, réflexion sur des projets de société respectueux de l'humain et de la nature…

Archive pour la catégorie 'Medias : Articles presse Radios'

Médias italiens : RAI & la Repubblica

Posté : 16 février, 2017 @ 8:14 dans Medias : Articles presse Radios | Pas de commentaires »

http://www.restatescomodi.rai.it/dl/portaleRadio/media/ContentItem-56d60fba-d277-4e05-a67b-f83ad5753231.html

sur la radio nationale RAI, par la journaliste Cecilia RINALDINI

Extrait de l’interview avec Elisabetta : « Cédric Herrou est la partie visible de l’iceberg : en Val Roja des dizaines de personnes ont ouvert les portes de la maison aux immigrés, surtout aux mineurs non accompagnés, comme Élisabeth Panelli.  » le 30 décembre mon mari Simon m’appelle et me dit que dans ce pays étaient arrivés des enfants qui avaient besoin d’aide. Je me demande si elle pouvait en ramener deux à la maison. Eh bien, ils ont été avec nous pendant 20 jours et pour moi font partie de la famille. Nous avons fêté quand ils nous ont dit être arrivés en Allemagne et maintenant nous nous sentons chaque jour. Je le referais mille fois « . samedi 18 en envoyé spécial, Radio1 Rai.
Intnto un premier extrait de l’interview cet après-midi vers 15.35 h en restez maladroits, radio1 rai »

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Dans la Repubblica :

http://video.repubblica.it/dossier/immigrati-2015/parla-cedric-herrou-il-contadino-francese-a-processo-perche-ospita-i-migranti/267384/267768?ref=HREC1-5

MEDIAS suite verdict procès Cédric Herrou 10/2/17 : Reuters – JT de 20 H France2 – NY Times

Posté : 16 février, 2017 @ 7:56 dans Citoyens solidaires, Medias : Articles presse Radios | Pas de commentaires »

REUTERS  :
https://www.mediapart.fr/journal/france/100217/cedric-herrou-condamne-3000-euros-damende-avec-sursis-pour-avoir-aide-des-migrants

Cédric Herrou condamné à 3.000 euros d’amende
avec sursis pour avoir aidé des migrants

10 février 2017 Par Agence Reuters

L’agriculteur Cédric Herrou, figure emblématique de l’aide aux migrants dans le sud-est de la France, a été condamné vendredi à 3.000 euros d’amende avec sursis pour avoir aidé des étrangers en situation irrégulière à franchir la frontière italienne.

NICE (Reuters) – L’agriculteur Cédric Herrou, figure emblématique de l’aide aux migrants dans le sud-est de la France, a été condamné vendredi à 3.000 euros d’amende avec sursis pour avoir aidé des étrangers en situation irrégulière à franchir la frontière italienne.

Le parquet de Nice avait requis début janvier sa condamnation à huit mois de prison avec sursis.

« L’absence de contrepartie directe ou indirecte est évidente (…) Votre sincérité n’est pas remise en cause mais la preuve au cas par cas de leur situation nécessitant une sauvegarde individuelle n’a pas été apportée » a indiqué la magistrate Laurie Duca lors de la lecture du jugement.

Elle a précisé qu’elle ne pouvait pas se prononcer, en droit, sur les conditions d’accueil des réfugiés mises en place en Italie pouvant justifier ou pas l’action de l’agriculteur.

La justice l’a en revanche relaxé sur l’aide qu’il apporte depuis des mois à de nombreux migrants arrivés sur le territoire français en les transportant, les logeant et les hébergeant notamment dans sa ferme isolée de Breil-sur-Roya.

C’est là, en pleine vallée de la Roya, une zone escarpée s’étendant à la fois en Italie en France, que débarquent depuis des mois des centaines d’étrangers, parfois mineurs, en situation irrégulière souvent venus d’Érythrée. A tel point que l’homme a installé deux caravanes et cinq tentes bi-places pour faire face à l’afflux, rappelle la juge.

UNE « ACTION DE SECOURS »

« On ne peut reprocher à quiconque d’avoir ouvert les portes de son logement » estime-t-elle pour justifier sa décision d’appliquer une immunité pénale. Elle s’appuie sur « l’état d’indignité » dans lequel se trouvent ces personnes « qui forment le projet d’un passage de la frontière au péril de leur vie. »

« L’aide proposée participe bien d’une action de secours », ajoute-t-elle.

Dans son délibéré, la juge a aussi débouté la SNCF qui reprochait à Cédric Herrou d’avoir d’organisé, avec l’association Roya citoyenne, un camp d’accueil sauvage de 57 migrants dont 29 mineurs sur l’un de ses anciens sites inoccupé depuis 1991 à Saint-Dalmas-de-Tende.

L’occupation illégale s’était soldée en octobre dernier par une évacuation ordonnée par la justice.

« La justice est témoin des conditions déshumanisantes des gens qui sont sur le sol français. Nos représentants politiques ont le devoir d’assumer leur responsabilité en les accueillant avec dignité », a dit Cédric Herrou à sa sortie du tribunal où l’attendaient 300 personnes venues le soutenir.

Se félicitant « d’une justice qui n’est pas au pied d’une politique stigmatisante d’une religion, d’une race d’une couleur de peau », il a lancé qu’il « continuera à agir ».

L’agriculteur trentenaire a confirmé vouloir changer de stratégie en lançant différentes procédures contre les autorités avec l’aide d’un collectif d’avocats français et italiens.

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http://www.francetvinfo.fr/replay-jt/france-2/20-heures/jt-de-20h-du-vendredi-10-fevrier-2017_2048781.html

à 13 mn retour sur le verdict du procès de Cédric,
et solidarité dans la Roya, un Mineur Non Accompagné chez Aurélie Pierson…

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NICE MATIN du 11/2 fichier pdf NM 11 02 17 couverture Cédric à l’amende fichier pdf NM 11 02 17 Cédric verdict

NM 11 02 17   couverture  Cédric à l amende-page-001NM 11 02 17 Cédric verdict-page-001

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https://www.nytimes.com/2017/02/10/world/europe/cedric-herrou-farmer-france-migrants.html?_r=0

PROCES FELIX CROFT A IMPERIA 16/2/2017 Nice matin article – rendez-vous covoiturage et SOUTIEN

Posté : 16 février, 2017 @ 2:33 dans Citoyens solidaires, Droits de l'homme - Société, Medias : Articles presse Radios | Pas de commentaires »

Jeudi 16 février, un covoiturage est organisé à 9H15 à la gare de Breil direction IMPERIA

Le procès de Félix Croft aura lieu à 12H30.
Soyez nombreux à venir le soutenir !

Nice Matin 130217 P1

 

NICE MATIN du 8/2 et 9//2017 Entretien Cédric-rapport Amnesty / Réponse DGS du CD 06 / Communiqué de Sud Santé Sociaux 06 – lettre DGS de LDH 06

Posté : 11 février, 2017 @ 4:36 dans Droits de l'homme - Société, Medias : Articles presse Radios, Non classé | Pas de commentaires »

Lettre de la Ligue des Droits de l’Homme Nice

Nice, le 15 février 2017

La Ligue des Droits de l’Homme – section de Nice

Maison des associations – 12ter Pl Garibaldi 06300 Nice

à

Monsieur le directeur général des services du Conseil Départemental des Alpes-Maritimes

Secrétariat du DGS

Centre Administratif Départemental

147 Bd du Mercantour BP 3007

06201 Nice cedex 3

Objet : tribune libre – Nice Matin du 9 février 2017.

Monsieur,

 

la veille du délibéré concernant M. Cédric Herrou , vous avez publié dans le quotidien Nice Matin une tribune libre sous le titre : « Oui, le conseil départemental remplit sa mission en faveur des mineurs étrangers ».

Nous observons tout d’abord que vous sous-entendez que M. Hérrou dénigrerait le travail des salariés du CD, ce que, pour notre part, nous n’avons jamais lu ou entendu.

Plusieurs affirmations de votre tribune libre sont contestables. En particulier, il est surprenant que vous laissiez entendre que la voie d’entrée normale dans le dispositif de protection de l’enfance est de s’adresser en priorité aux services de police ou de gendarmerie, alors même que, en application de la loi du 14 mars 2016 sur la protection de l’enfant et son décret d’application du 24 juin 2016 (article R 221-11 CASF), c’est précisément la mission du CD d’organiser l’accueil et l’évaluation des mineurs non accompagnés

Nous avons aussi relevé que vous évaluez le coût de la gestion des mineurs étrangers isolés à 10 millions d’euros par an. Ce montant est avancé depuis plusieurs années par le CD06, sans que l’on ait pu obtenir d’éclaircissements. Dans un article (non signé) intitulé sans aucune ambiguïté : « Le coup de gueule d’Eric Ciotti face à l’afflux de mineurs étrangers », paru le 23/01/2016 dans le quotidien Nice Matin, il était déjà fait allusion à ce montant de 10 M€/an. Nous avions sollicité la rédaction de Nice Matin afin qu’elle obtienne des précisions (mail du 25/01/201), démarche restée sans réponse. Nous observons que ce montant de 10 M€ est avancé aussi bien pour l’accueil de 1.265 MEI en 2015 (NM 23/01/2016) que pour celui de 213 mineurs début 2017 (votre tribune libre). Aussi, nous souhaiterions savoir sur la base de quels éléments comptables vérifiables, extraits soit de votre système de comptabilité analytique, soit d’une éventuelle comptabilité par activité qui aurait isolé les coûts imputables aux mineurs étrangers, vous fondez cette affirmation. L’observation du fonctionnement du centre d’accueil de MNA ouvert au CIV montre que celui-ci fonctionne avec un sous effectif d’encadrement évident, des activités en principe obligatoires d’animation, d’enseignement, de soutien psychologique et d’évaluation sont malheureusement réduites à leur plus simple expression, faute de moyens humains. Il serait donc erroné de raisonner à partir de coûts standard qui incluraient ces prestations qui ne sont que très partiellement servies aux MNA placés sous votre responsabilité.

Dans l’attente, nous vous prions d’agréer, monsieur le directeur général, l’expression de notre considération distinguée.

Swanie Potot

Présidente de la section de Nice

 

 

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COMMUNIQUE du syndicat Sud Santé 06

Suite à la Tribune Libre parue dans le Nice Matin du 9 février 2017 de M. Christophe de Payrat, directeur général des services au Conseil départemental 06, le délégué syndical Hakim BAYA publie un communiqué de SUD SANTE SOCIAUX 06, dans lequel le syndicat rétablit la vérité têtue de la réalité.

En téléchargement au format pdf : fichier pdf REPONSE AU DGS 

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Réponse du Directeur Général des Services du

Conseil départemental des Alpes-Maritimes

Article en téléchargement au format pdf : fichier pdf NM Cédric ASE 09 02 17

NM  Cédric ASE  09 02 17-page-001

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Interview de Cédric Herrou -

Sortie du rapport d’Amnesty international

« Alerte sur les migrants mineurs » -

Enfants reconduits en Italie :

plainte déposée par Me Damiano et Binimélis

Article en téléchargement au format pdf : fichier pdf NM 08 02 17 MIE reconduits Italie

NM 08 02 17 MIE reconduits Italie-page-001

NICE MATIN 8/2/2017 « Cédric : Nous irons jusqu’au bout et même plus loin » + plainte déposée + rapport Amnesty

Posté : 9 février, 2017 @ 1:20 dans Droits de l'homme - Société, Medias : Articles presse Radios, Mobilisation, Réfugiés - Migrants, Soutien aux sans-papiers | Pas de commentaires »

Document en téléchargement au format pdf : fichier pdf NM 08 02 17 MIE reconduits Italie

LIBERATION 8/2/2017 : « Au rapport (d’Amnesty international) : Migrants rejetés vers l’Italie, l’Etat français s’assoit sur le droit »

Posté : 8 février, 2017 @ 4:21 dans Droits de l'homme - Société, Medias : Articles presse Radios, Mineurs Isolés Etrangers, Réfugiés - Migrants | Pas de commentaires »

http://www.liberation.fr/france/2017/02/08/migrants-rejetes-vers-l-italie-l-etat-francais-s-assoit-sur-le-droit_1546973?xtor=EPR-450206&utm_source=newsletter&utm_medium=email&utm_campaign=quot

Au rapport

Migrants rejetés vers l’Italie : l’Etat français s’assoit sur le droit

Par Sylvain Mouillard — 8 février 2017 à 07:13
 
Poste de police à Saint-Ludovic, à la frontière franco-italienne, entre Vintimille et Menton, dans la nuit du 8 au 9 octobre 2016. Le sentier de l’espoir pour des migrants qui tentent de gagner la France via l’autoroute italienne et la montagne.
LIBERATION 8/2/2017 :
Photo Laurent Carré pour «Libération»

 

Dans un rapport dévoilé ce mercredi, Amnesty International France pointe les violations répétées et quasi systématiques des droits des personnes migrantes venant d’Italie.

  •  Migrants rejetés vers l’Italie : l’Etat français s’assoit sur le droit

La frontière franco-italienne est devenue une zone de non-droit. C’est ce qui ressort de la mission d’observation conduite sur place par Amnesty International France entre le 19 et le 26 janvier. La synthèse de ce travail, que Libération a pu consulter et qui sera rendue publique mercredi, fait état de la violation quasi systématique des droits humains des milliers de personnes migrantes franchissant la frontière pour rejoindre le territoire français. «Il ne s’agit pas de faits isolés», pointe Jean-François Dubost, responsable du programme «Protection des populations» pour Amnesty.

En 2016, au moins 30 000 mesures de non-admission ont été prononcées dans le département des Alpes-Maritimes, soit près de 70% du total pour la France cette même année. A chaque fois, un seul objectif semble primer : repousser les migrants vers l’Italie, sans s’embarrasser des règles établies. Amnesty, qui a consulté de nombreuses associations, organisations humanitaires ou syndicats, n’a en revanche reçu aucune réponse des autorités, pourtant sollicitées à de multiples reprises. L’organisation pointe trois manquements au droit : le non-respect de la législation sur le contrôle aux frontières, les atteintes au droit d’asile et le non-respect des droits de l’enfant.

Des renvois illégaux vers l’Italie

Dans la foulée des attentats du 13 novembre 2015, les contrôles aux frontières ont été rétablis. Une décision qui «ne signifie pas pour autant un blanc-seing pour renvoyer sans formalité les personnes vers l’Italie», remarque Amnesty. Ainsi, une décision de refus d’entrée doit être notifiée à chaque personne refoulée, qui dispose aussi de droits minimaux. Notamment la possibilité de recevoir l’assistance d’un interprète, celle de ne pas être renvoyée immédiatement et de disposer d’un «jour franc» pour s’organiser, celle de faire un recours…

À lire aussi : Le portrait de Cédric Herrou, l’agriculteur solidaire de la vallée de la Roya

Or, remarque Amnesty, dans les faits, «la procédure appliquée présente de très nombreuses défaillances, lorsqu’elle n’est pas tout simplement ignorée». Il n’est pas rare que les migrants se voient remettre uniquement la première page du refus d’entrée, les deux suivantes, notamment relatives à l’information sur les droits, étant absentes. La langue utilisée par les forces de l’ordre est «systématiquement le français». Résultat, «les personnes concernées ne comprennent pas la procédure».

De nombreuses mesures de non-admission sont remplies de manière très sommaire, en contradiction avec l’obligation de rendre une décision «motivée». Amnesty évoque également les arrestations «systématiques» dans le train Vintimille-Menton, parfois sur «dénonciation de certains membres du personnel ferroviaire, ou de certains passagers». «Par la suite, les personnes sont gardées par les forces de l’ordre en attendant de les renvoyer vers Vintimille par le train suivant.»

Le droit d’asile bafoué

La théorie est pourtant simplissime. «Dès lors qu’une personne déclare vouloir solliciter l’asile, y compris à la frontière, les autorités françaises sont tenues de prendre en compte cette demande et de l’enregistrer», remarque Amnesty, qui rappelle que ce droit est garanti par la Constitution française. Dans la pratique, il s’avère «extrêmement difficile voire impossible» pour une personne migrante de demander l’asile en France. Moins de dix personnes l’ont sollicité à la frontière des Alpes-Maritimes l’an passé.

Les nationalités des hommes et des femmes venant d’Italie laissent pourtant deviner un fort besoin de protection. Soudan, Erythrée, Afghanistan : trois Etats dont les ressortissants reçoivent pourtant très souvent le statut de réfugié en raison de ce qu’ils endurent dans leur pays d’origine. Plusieurs raisons sont avancées par les auteurs de la mission d’observation. Notamment «l’absence d’examen des situations de façon attentive et personnalisée», et le «contexte général des contrôles [qui] peut jouer comme un facteur de dissuasion».

Les droits des mineurs ignorés

«Les enfants ne sont pas du tout épargnés, alors que l’Etat a pourtant l’obligation de les protéger», remarque Jean-François Dubost. Amnesty a pu recenser plusieurs cas de mineurs renvoyés vers l’Italie sans même avoir reçu de décision de refus d’entrée, «en violation flagrante […] de la loi française». Parmi eux, certains étaient «pourtant protégés et effectivement pris en charge par l’Aide sociale à l’enfance».

Souvent, les autorités semblent considérer qu’un mineur est accompagné «dès lors qu’il serait entouré d’adultes». Une interprétation abusive. Il faudrait, en théorie, désigner un représentant légal à chacun de ces mineurs. «C’est d’autant plus dangereux que des réseaux de passeurs se développent dans ces zones, dont les enfants sont souvent les premières victimes», alerte Jean-François Dubost.

Des citoyens criminalisés

Confrontés aux carences de l’Etat, de nombreux citoyens de la région ont décidé de venir en aide aux migrants. «Face à cette mobilisation, la réponse des autorités locales et nationales n’est pas à la hauteur de l’enjeu humain», regrette Amnesty, qui détaille les «moyens massifs déployés contre les migrants et les aidants» : armée, gendarmerie, police aux frontières, jumelles infrarouges et détection de mouvement, véhicule 4×4, et même, «semble-t-il», un drone de reconnaissance.

Pour l’organisation, «le choix consistant à intimider et dissuader ces mobilisations citoyennes en criminalisant leur action ne constitue pas une réponse acceptable ni adaptée». Un cas emblématique: celui de l’agriculteur Cédric Herrou, contre lequel ont été requis huit mois de prison avec sursis. L’homme connaîtra son jugement le 10 février.

Sylvain Mouillard

La frontière tue encore : un réfugié percuté par un train entre Vintimille et Menton

Posté : 6 février, 2017 @ 2:46 dans Medias : Articles presse Radios, Réfugiés - Migrants | Pas de commentaires »

http://www.nicematin.com/faits-divers/un-migrant-tue-dans-le-tunnel-ferroviaire-entre-vintimille-et-menton-112217

http://www.riviera24.it/2017/02/investito-da-un-treno-un-migrante-che-muore-sul-colpo-traffico-da-e-verso-la-francia-bloccato-246524/

 

 

WASHINGTON POST 1/2/2017 by Sinawi Medine : « A former refugee’s moving photos of a crisis that he knows so well »

Posté : 4 février, 2017 @ 4:29 dans Medias : Articles presse Radios, Réfugiés - Migrants | Pas de commentaires »

https://www.washingtonpost.com/news/in-sight/wp/2017/02/01/a-former-refugees-moving-photos-of-a-crisis-that-he-knows-intimately/?postshare=9101485987345762&tid=ss_fb

A former refugee’s moving photos of a crisis that he knows so well

Photos By Sinawi Medine.    Writer    Nick Kirkpatrick     February 1  
WASHINGTON POST 1/2/2017 by Sinawi Medine :
(Sinawi Medine)

 dans Réfugiés - Migrants
(Sinawi Medine)

It was like looking in a mirror. Years ago, he had taken the same long and painful journey. He fled his country, leaving his home and family. He crossed a desert and a sea only to arrive on the streets of Europe with nothing.

Now, years later, with a camera in his hand and on a boat in the middle of that same sea, he looked into the eyes of the desperate people in front of him and saw himself.

“When I photograph the people, it’s the same as like I photograph myself,” photographer Sinawi Medine told The Washington Post, speaking of his time working as a photographer aboard rescue boats in the Mediterranean. “It’s been my situation exactly.”

More than a million asylum seekers arrived in Europe in 2015, many of them Syrians fleeing war. Although fewer people reached the continent last year, a record 4,500 died en route at sea. In January, 247 people died or disappeared in the Mediterranean, according to the U.N. refugee agency.

(Sinawi Medine)


(Sinawi Medine)

Medine, a freelance photographer based in Nice, France, started his work on refugees while shooting for a nonprofit organization aboard an aid vessel in the Mediterranean. “These people who I photographed, they never done nothing that make them suffer like this,” he said. “They leave their country because there is a war. … They are the victims of injustice.”

Medine found photography while back in Eritrea. As a young man who had just graduated high school, he had refused his compulsory military service, which many say is indefinite and can last for decades. “I can’t imagine to be all my life as a soldier,” he said. “So in Eritrea, there is no more choice.”

He got a job working in a portrait studio. He photographed weddings and other events. But Medine also worked for the police and found himself at the scene of crimes, accidents and suicides.

“I developed the negatives, and then I printed them,” he said. But never looked at the pictures again, “because it was terrible.”

Medine fled Eritrea in the early 2000s and lived in Sudan for three years. “After that I decided to come to Europe,” he said.

Medine recalled his journey across sub-Saharan Africa to the coast of Libya, where he paid a smuggler to take him across the Mediterranean to Italy in 2009.

“When I was in Libya, I got a little camera,” he said. “I started to take pictures.” But when he was in the boat, a smuggler took his camera and threw it away.

“So I arrived without nothing in Europe,” he said. “That means without photographs. This always makes me sad. I never documented what I lived before. That’s why when I go back in the ship to work … that gives me the opportunity document [what I could not] … before.”

After a number of years of working and studying in France, Medine began working as a freelance photographer and started to document a crisis that he knows intimately.

His latest work continues along the path taken by East Africans through Italy and on to France.

“I like this job because I feel as though I am doing something,” he said. “Yes, there is a lot of people who can do it, but I have an obligation to this job in some way.”


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LIBERATION : « Cédric Herrou, passeur décisif » 30/1/2017

Posté : 4 février, 2017 @ 4:24 dans Citoyens solidaires, Medias : Articles presse Radios, Soutien aux sans-papiers | Pas de commentaires »

Article en téléchargement au format pdf : fichier pdf Portrait Herrou Libé 31 jan 2017

http://www.liberation.fr/france/2017/01/30/cedric-herrou-passeur-decisif_1545097

Cédric Herrou, passeur décisif

Par Mathilde Frénois — 30 janvier 2017 à 17:26

Photo Laurent Carre

Le paysan de la Roya, symbole de l’aide aux migrants, veut continuer son action malgré les descentes de gendarmerie et les risques de prison.

  •  Cédric Herrou, passeur décisif

La boîte en fer qui fait office de boîte aux lettres sera bientôt trop exiguë. Chaque jour, le facteur y dépose des dizaines d’enveloppes. A l’intérieur, mots d’encouragement, chèques et dessins. Sur chacun des bordereaux est inscrit : «Cédric Herrou, Breil-sur-Roya, France». «Google m’a téléphoné pour retirer mon adresse des recherches parce que je reçois aussi des insultes et des menaces, explique leur destinataire. Avant de raccrocher, le gars au téléphone m’a dit que j’avais leur soutien.»

Héros pour certains, délinquant pour d’autres. Mais pour tous, Cédric Herrou est désormais la figure de l’aide aux migrants dans la vallée de la Roya, une enclave montagneuse coincée entre l’Italie et la France. Sur son terrain pentu de Breil, accolé à sa maison, l’agriculteur de 37 ans a installé un joyeux «camping à la ferme». Au bout d’un chemin qui zigzague, il a planté quatre tentes, fait déposer deux caravanes par un hélicoptère et attaché aux oliviers des ampoules multicolores façon guinguette. C’est ici que Herrou héberge des migrants. Transportés depuis Vintimille avec sa fourgonnette ou arrivés seuls à pied depuis la voie ferrée qui borde sa propriété, des centaines d’enfants, de femmes et d’hommes y font une pause avant de rejoindre les métropoles européennes. Mais Herrou est un hors-la-loi. Depuis août, ses initiatives lui ont valu un procès, trois gardes à vue et cent vingt-huit heures de détention.

«Ça fait presque une heure par jour», peste-t-il en omettant la demi-journée à la barre du tribunal de Nice, la justice lui reprochant d’avoir facilité l’entrée, la circulation et le séjour en France d’étrangers. Des faits pour lesquels le procureur a requis huit mois de prison avec sursis. «C’est normal que je sois en procès, estime-t-il. Je fais une action politique, il faut la justifier.» Cédric Herrou revendique toutes ses pratiques. Il affirme qu’il continuera de «faire passer» des migrants jusqu’à l’ouverture de la frontière franco-italienne «qui tue des gamins» et la mise en place d’un accueil digne pour les demandeurs d’asile : «La France, c’est autre chose que ses frontières. La France, c’est moi, mes potes, notre petite vie. Ce n’est pas uniquement des politiques et leurs discours électoralistes.» Dans sa ligne de mire, les responsables politiques de droite locaux Christian Estrosi et Eric Ciotti, qui le qualifient, à coups de tweets, de «passeur» qui «insulte les forces de l’ordre».

Acceptant toutes les demandes des journalistes, Herrou a été élu «Azuréen de l’année 2016» par les internautes de Nice-Matin, et s’est affiché en une du New York Times. Pourtant, cet oléiculteur de la Roya était loin de s’imaginer militant engagé. Encore moins le symbole d’une cause. Né à Nice, Herrou grandit dans le quartier populaire de l’Ariane. «A l’école, j’étais avec des Beurs et des Noirs, se souvient-il. J’ai appris à être indifférent à la couleur des gens.» A la maison, lui et son frère partagent «leurs jouets, leur table, leur maison, leurs parents avec quinze enfants délaissés [de l’aide sociale à l’enfance]», écrit sa mère dans une lettre adressée au procureur. Dans cette famille d’accueil, le père, représentant en produits d’entretien, a passé sa vie à travailler pour «payer la baraque» et pour «des vacances une fois par an». Un bac mécanique moto en poche, Herrou part six mois à l’aventure sur les routes, de l’Espagne au Sénégal. Le retour en France est difficile. Il multiplie «les embrouilles» avec son frère et ses parents, dort six mois dans sa voiture, avant d’acheter «un bout de terrain abandonné et une maison en ruine» à Breil-sur-Roya. Il ne partira plus de la vallée. «J’avais des rêves de gamin : une cabane, un arbre, des animaux. J’ai trouvé ici des potes et un style de vie.»

L’enfant de la ville se glisse dans l’archétype du paysan anticonformiste. Il produit son huile, sa pâte d’olive et des œufs sur son terrain, ce qui lui rapporte 600 euros par mois. Il construit une extension de sa maison en paille, fait de la grimpe, écoute la Rue Ketanou en fin de soirée, et adopte le look béret, chandail, chaussures de montagne, qu’il ne quitte pas, même devant la juge. «Je l’ai connu très solitaire, dit sa compagne. La vie en collectivité n’était pas son délire.»

Mais un jour de 2011, Herrou prend des Tunisiens en stop. «Puis j’ai commencé à transporter des Blacks dans ma voiture et à les faire monter dans les trains, raconte-t-il derrière ses lunettes rondes. Je ne demande pas leur carte d’identité aux gens avant de les aider.» En juin 2015, la frontière franco-italienne ferme. Dans l’impossibilité de «faire passer» à cause de la présence policière, il héberge. «On s’est retrouvés à 60 dans la maison, se souvient Lucile, amie et militante aux piercings et aux dreads blondes. En octobre, 100 personnes y ont fait escale en vingt-quatre heures.»

Cédric Herrou est dépassé, angoissé pour l’avenir de «ces gamins», perd 6 kilos. C’en est trop. Il ouvre illégalement un camp dans un bâtiment de la SNCF pour accueillir des migrants et interpeller les médias. Arrestation. Garde à vue. Souricière. Procès. Depuis, les autorités sont sur son dos. Sa douce insoumission en marche, il s’amuse à raconter des anecdotes de ses (nombreux) contacts avec les autorités. «L’armée est mobilisée quand je bois une bière dans le village voisin, des policiers se vantent d’avoir arrêté la « star Herrou », saupoudre-t-il au gré de la conversation. Des gendarmes disent me comprendre parce qu’ils sont végétariens. Je ne le suis pas.»

Un sentiment d’exaltation auquel le trentenaire prend goût. «Avec un policier, j’ai même fumé dans les toilettes du palais de justice pendant une pause du procès», avoue-t-il. Mais il a ses limites. Parfois, son quotidien de désobéissant lui fait perdre son sourire : «Ils ont fait une perquisition violente chez moi et ont passé les menottes à mon frère. J’ai eu la rage.» Quelques minutes avant l’interview à Libération, il cherchait d’éventuels micros que des policiers auraient pu cacher dans son salon lors de la perquisition. Pour lui, le dénouement de cet imbroglio ne viendra pas des politiques. Ni croyant ni père de famille, celui qui a toujours voté - «soit vert, soit extrême gauche et même socialiste» - ne croit plus qu’aux initiatives citoyennes mais ne se sent pas compétent pour décider s’il faut supprimer toutes les frontières.«Il faut remettre l’humanité au centre, estime-t-il. Nous devons faire un travail citoyen pour placer l’espace politique en bas de chez soi.» En avril, il retournera dans l’isoloir et mettra «toutes les enveloppes à la poubelle». Seule une personnalité semble encore capter sa confiance. «T’as pu trouver le contact de Taubira ?» nous demande-t-il par SMS. A son tour de faire gonfler une boîte aux lettres.


22 juin 1979 Naissance à Nice. 2004 Arrivée à Breil-sur-Roya. 13 août 2016 Première arrestation, il obtient l’immunité humanitaire. 4 janvier 2016Procès pour «aide aux migrants». 10 février 2017 Délibéré attendu.

NICE MATIN 27/1/2017 « 16 migrants mineurs pris en charge par l’ASE »

Posté : 29 janvier, 2017 @ 1:02 dans Medias : Articles presse Radios, Mineurs Isolés Etrangers | Pas de commentaires »

http://www.nicematin.com/faits-de-societe/seize-migrants-mineurs-pris-en-charge-par-laide-sociale-a-lenfance-du-departement-109726

Seize migrants mineurs pris en charge par
l’aide sociale à l’enfance du Département

Un camp de migrant à la frontière italienne (illustration).
Un camp de migrant à la frontière italienne (illustration)…
Photo archives M. A

Selon les informations de Nice-Matin, l’Aide sociale à l’enfance (ASE) a pris en charge, mardi dernier, les mineurs qui se trouvaient hébergés chez des particuliers dans la vallée de la Roya.

Un témoin affirme que les gendarmes se sont présentés le matin sur le marché auprès de Cédric Herrou, agriculteur, figure de proue de l’aide aux migrants « pour lui demander de faire passer le message ». Un autre habitant de la vallée affirme que « les portes des maisons se sont alors ouvertes ».

Interrogé par Nice-Matin, le Conseil départemental confirme la présence de l’Aide sociale à l’enfance. « Après avoir reçu la même journée plusieurs saisines du Tribunal des enfants de Nice, nos services, avec l’appui des forces de l’ordre et de la Préfecture ont effectivement pris en charge tous les mineurs étrangers non accompagnés signalés au Département. »

Soit 16 mineurs non accompagnés au total.

Ils auraient depuis fait l’objet d’une évaluation sociale et médico-sociale par les équipes de travailleurs sociaux et de médecins du Département. Puis « mis à l’abri », précise le Conseil départemental, « afin que leurs droits soient respectés, jusqu’à ce que le Tribunal des enfants de Nice détermine le statut juridique de ces mineurs, jusqu’alors inconnus des services de l’ASE ».

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