ROYA CITOYENNE – Résistances en Roya

solidarité, renforcement du réseau social, réflexion sur des projets de société respectueux de l'humain et de la nature…

Archive pour la catégorie 'Mineurs Isolés Etrangers'

Lettre au ministre de l’Intérieur Bruno Le Roux d’élus du PCF, Marie-Christine Vergiat, Eliane Assassi, Pierre Laurent, Dominique Watrin

Posté : 23 mars, 2017 @ 2:44 dans Citoyens solidaires, Communiqué officiel, Droits de l'homme - Société, Mineurs Isolés Etrangers, Réfugiés - Migrants | Pas de commentaires »

fichier pdf 2017-03 Lettre Roya

                                                                         

                                                                                                                                                     Monsieur Bruno Le Roux

                                                                                                              Ministre de l’intérieur

                                                                                                              Place Beauvau

                                                                                                              75008 Paris

 

Copie adressée                                                                                              Paris, le 16 mars 2017

à Monsieur le premier ministre             

 

 

Monsieur le ministre,

Nous souhaitons attirer votre attention sur les conditions d’entrée sur notre territoire de ressortissants de pays tiers à la frontière franco-italienne.

La situation qui prévaut dans les Alpes-Maritimes suscite une profonde émotion dépassant largement le cadre local, devant le sort fait à des femmes, des hommes et des mineurs venant chercher asile et protection dans notre pays d’autant que des poursuites judiciaires à l’égard des citoyens qui viennent en aide à ces personnes en situation de détresse semblent se multiplier. Ceci n’est pas sans poser question alors que le gouvernement de Jean-Marc Ayrault a souhaité supprimer le délit de solidarité par la loi du 3 décembre 2012, volonté réaffirmée tout récemment par l’actuel ministre de l’Intérieur.

De multiples témoignages nous ont été rapportés faisant état d’interrogations quant à la bonne application des dispositions législatives en vigueur notamment en ce qui concerne la mise en œuvre de l’article 213.2 du CESEDA.

Quelques exemples :

- l’ensemble des procédures sont mises en œuvre en français et donc dans une langue qui n’est pas compréhensible pour une grande partie des personnes qui se voient opposer un refus d’entrée sur le territoire. Nombre de ces personnes sont en effet des ressortissants soudanais, érythréens et afghans nonobstant la présence de ressortissants d’Afrique de l’Ouest.

- les contrôles effectués aux points de passage autorisés définis dans le cadre du rétablissement des frontières intérieures à l’espace Schengen ne doivent se faire que lorsqu’ils s’avèrent nécessaires et absolus et selon le droit européen sur les tronçons de frontières prédéterminés. Or ils semblent être faits de façon systématique, relativement arbitraire et avant tout basés sur la couleur de peau, ce qui donne lieu à des discriminations, y compris vis-à-vis de citoyens français.

- la possibilité de demander l’asile ne semble pas être clairement explicitée. Il semble que, la plupart du temps, les autorités établissent la décision de non admission en estimant implicitement que les personnes concernées ont fait une demande d’asile en Italie. Or l’Italie, peut être considérée comme le pays dit « de premier contact » il n’est nulle obligation pour un ressortissant de pays tiers cherchant la protection internationale sur le territoire de l’UE de déposer une demande d’asile dans le premier pays d’entrée et, en toute hypothèse, cela doit être vérifié.

Les chiffres mis en avant par la Préfecture des Alpes-Maritimes parlent d’eux-mêmes : alors que 30000 refus d’entrée sur le territoire français ont été prononcés dans les Alpes-Maritimes, soit 70% de l’ensemble des refus d’entrée sur le territoire français, seuls 700 à 800 demandes d’asile ont été déposées dans le département en 2016, soit plus ou moins 1% du nombre total des demandes d’asile déposées en France. Aucune demande d’asile n’a, semble-t-il, été déposée lors du franchissement de la frontière.

L’article 213.2 du CESEDA précise également que le refus d’entrée sur le territoire ne fait pas obstacle à un examen de la situation individuelle de chacune des personnes concernées. Ceci vaut donc tout particulièrement pour les demandeurs d’asile, déjà évoqués ci-dessus, et a fortiori, pour les mineurs.

En outre, les mineurs semblent se voir refuser l’entrée sur le territoire sans bénéfice du délai d’un jour franc obligatoire qui leur est applicable et sans que leur vulnérabilité soit étudiée au regard des adultes qui les accompagnent et qui peuvent y compris être des passeurs ou des trafiquants quand ces personnes ne sont pas des parents des mineurs en question.

Il semble également que les documents de refus d’entrée soient de plus en plus souvent préétablis, y compris le cochement de la case prévoyant le retour volontaire, que le nom d’un PPA soit inscrit y compris lorsque les contrôles sont effectués en d’autres parties du territoire.

Compte tenu des conditions dans lesquelles la France a demandé le rétablissement au contrôle à la frontière franco-italienne (COP21, puis suites des attentats de Paris), il nous semble donc préoccupant que celui-ci se traduise par une négation des droits des ressortissants des pays tiers et des garanties légales que l’Etat français doit leur assurer.

Ceci d’autant plus que la France est assez loin de tenir ses engagements vis-à-vis de l’Italie dans le cadre du mécanisme de relocalisation d’urgence. Seules 2445 personnes ont effectivement été relocalisées pour un engagement de 12 599.

C’est pourquoi nous vous demandons :

- de veiller à l’application intégrale de l’article L 213.2 du CESEDA et plus largement des droits fondamentaux des ressortissants des pays tiers tels qu’elle résulte du droit français, du droit européen, et du droit international ;

- de mettre en place des structures adaptées au bon respect de ses droits et notamment d’ouvrir un centre d’accueil et d’orientation dans les Alpes maritimes pour faire face aux besoins ;

- de veiller tout particulièrement au respect des droits des mineurs notamment quand ils sont non accompagnés ;

- de faire cesser les poursuites à l’égard des citoyens solidaires qui tout le moins ne doivent pas faire l’objet de contrôles récurrents des forces de police. 

Nous serions ravis de pouvoir échanger avec vous de cette situation et nous vous saurions gré de bien vouloir nous faire part de votre sentiment à l’égard de l’ensemble de ces préoccupations.

Dans l’attente de votre réponse nous vous prions d’agréer, Monsieur le ministre, l’expression de notre très haute considération.

 

Lettre au ministre de l'Intérieur Bruno Le Roux d'élus du PCF, Marie-Christine Vergiat, Eliane Assassi, Pierre Laurent, Dominique Watrin dans Citoyens solidaires clip_image002

 

Pierre Laurent

Secrétaire national du PCF

 

 

Eliane Assassi                                                                                                 Dominique Watrin

Sénatrice                                                                                                           Sénateur du Pas-de-Calais

Présidente du groupe communiste

républicain et citoyen (CRC)

Medias : « Nice matin »18/3/17 : « Cinq heures de galère pour quinze jeunes migrants » à Breil

Posté : 21 mars, 2017 @ 2:15 dans Citoyens solidaires, Droits de l'homme - Société, Mineurs Isolés Etrangers | Pas de commentaires »

 

 

 

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Article au format pdf : fichier pdf Breil Cinq heures de galère pour quinze jeunes migrants

Medias : « Là-bas si j’y suis » « Une série de reportages dans la vallée de la Roya » / Sylvie COMA

Posté : 5 mars, 2017 @ 3:54 dans Citoyens solidaires, Droits de l'homme - Société, Medias : Articles presse Radios, Mineurs Isolés Etrangers | Pas de commentaires »

[RADIO : 40’55] Un grand reportage de Sylvie Coma à Nice, à écouter ici :

http://la-bas.org/les-emissions-258/les-emissions/2016-17/voir-le-corps-de-ma-mere-au-fond-de-la-mer

« Le long chemin de Khadija »

Cette nuit-là, il y avait encore trop de migrants pour embarquer. Khadija, 14 ans, a été séparée de sa mère qui a embarqué dans le bateau suivant, celui qui a fait naufrage, avec sa mère qui s’est noyée. Cinq mille migrants se sont noyés en 2016 dans la Méditerranée. Recueillie aujourd’hui dans une famille à Nice, Khadija, la nuit, rêve qu’elle va au fond de la mer retrouver le corps de sa mère

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http://la-bas.org/les-emissions-258/les-emissions/2016-17/la-bete-noire-de-m-ciotti

Un reportage de Sylvie COMA dans la vallée de la Roya [RADIO : 45’09]

La bête noire de M. Ciotti

Le vendredi 17 février 2017 - 01:17

[EXTRAIT] La bête noire de M. Ciotti
Télécharger le MP3 - Écouter dans une nouvelle fenêtre 
Cédric Herrou (photo : Sylvie Coma)

Qu’est-ce qui met la Répulique en danger ?

Pour Éric Ciotti, aucun doute, c’est Cédric Herrou, cet éleveur de poules qui vient en aide aux migrants : « Qui peut dire avec certitude que dans les centaines de migrants que Monsieur Herrou se targue d’avoir fait passer ne se dissimule pas un futur terroriste ? »

Marine Le Pen est bien accord, ce que fait ce militant d’extrême gauche, c’est la « destruction de la nation ».

Il était donc urgent d’enquêter sur ce dangereux individu qui vient d’être (bien trop légèrement) condamné.

Un reportage de Sylvie COMA.

Les différentes séquences du reportage :
Medias :

photosylviecomalabassijysuis dans Droits de l'homme - Société

Quelques repères

 dans Medias : Articles presse Radios
La vallée de la Roya, un cul-de-sac dans les Alpes-Maritimes
Tout au long du fleuve Roya, six petites communes sont accrochées à la montagne. Le premier village, en venant d’Italie, est Breil-sur-Roya (le village de Cédric Herrou).

Des milliers de migrants remontent la vallée de la Roya à partir de Vintimille (Italie) pour éviter les contrôles — rétablis en juin 2015 — de la police française aux frontières.

Problème : la vallée se situe dans une boucle, un cul-de-sac. Si l’on remonte la route vers le col de Tende, on finit par se retrouver en Italie. Les migrants doivent donc rebrousser chemin.

Frontière franco-italienne rétablie en juin 2015
En principe, il n’y a plus de contrôles aux frontières à l’intérieur de l’espace Schengen.
Mais en juin 2015, des points de contrôle frontaliers ont été rétablis entre la France et l’Italie, sur une bande de 20 km. Tous les points de passage sont verrouillés. Les gares et les trains sont contrôlés.

Plus de 35 000 étrangers interpellés en 2016
Selon les chiffres de la préfecture, plus de 35 000 étrangers en séjour irrégulier ont été interpellés à la frontière en 2016 (27 000 en 2015).
Quelque 1 500 mineurs isolés ont été pris en charge en 2015, contre seulement 348 en 2016.

 dans Mineurs Isolés EtrangersAccidents mortels
Au moins sept morts sont recensées, dont plusieurs dans les tunnels ferroviaires ou autoroutiers.
Il existe désormais des panneaux « Attention piétons » sur l’autoroute.

Les associations venant en aide aux migrants dans le département
- association Habitat et Citoyenneté
- association pour la démocratie à Nice et dans les Alpes-Maritimes (ADN)
- collectif Roya Citoyenne
- collectif d’habitants qui s’est créé pour venir en aide aux nombreux migrants coincés dans leur vallée

Revendications du collectif Roya Citoyenne
- la fin du délit de solidarité pour les citoyens bénévoles qui se substituent à l’État en portant assistance à des personnes en danger
- l’ouverture d’un centre d’accueil dans le département des Alpes-Maritimes où les migrants puissent faire valoir leurs droits conformément aux conventions internationales
- la prise en charge par le Conseil départemental, au travers de l’Aide Sociale à l’Enfance, et conformément à la loi, des mineurs bloqués dans la vallée de la Roya

Pratiques illégales des autorités

- Dépôts de demandes d’asile impossibles
En principe, tout migrant a le droit de déposer une demande d’asile auprès de la police aux frontières. Mais en pratique, cette demande n’est jamais enregistrée et les migrants sont refoulés en Italie.

Par ailleurs, il leur est impossible d’aller à Nice pour déposer leur demande d’asile en préfecture (si ce n’est en se cachant dans les coffres de voiture, c’est notamment en les transportant que les bénévoles se font arrêter).

-  Renvoi systématique de mineurs
La France ne respecte pas son obligation de prendre en charge les mineurs. Alors que l’Aide Sociale à l’Enfance devrait s’en occuper, ces mineurs sont bien souvent renvoyés en Italie, sans même avoir été informés de leurs droits.

Éric Ciotti : président du Conseil départemental

En décembre dernier, les internautes de Nice-Matin ont désigné Cédric Herrou « Azuréen de l’année » parmi 10 candidats, avec 55% des voix (7 677 votants). Éric Ciotti, ulcéré, se fend d’une tribune le lendemain dans le journal, titrée « Non, M. Herrou n’est pas l’Azuréen de l’année » pour y dénoncer « une générosité de façade » qui « met en danger la République », et « favorise un communautarisme islamique dangereux, fauteur de divisions profondes dans notre société »« Qui peut dire avec certitude que dans les centaines de migrants que M. Herrou se targue d’avoir fait passer ne se dissimule pas un futur terroriste ? »

« Délit de solidarité »

En réalité le « délit de solidarité » n’existe pas dans le Code pénal.

Selon l’article 622-1 du Code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, ceux qui ont « facilité ou tenté de faciliter l’entrée, la circulation ou le séjour irréguliers d’un étranger en France » encourent 5 ans de prison et 30 000€ d’amende.

En 2012, cet article été aménagé mais pas supprimé. Selon les nouvelles dispositions, il n’y a pas de poursuites contre ceux qui « sans but lucratif » portent assistance afin « d’assurer des conditions de vie dignes et décentes » aux migrants sans titre de séjour. Autrement dit, ceux qui les nourrissent, les hébergent ou les soignent.

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(photo : Laurent CARRÉ)

Poursuites judiciaires contre Cédric Herrou

Cédric Herrou a été placé trois fois en garde à vue et a subi trois perquisitions. Il a été poursuivi pour « aide à l’entrée, à la circulation ou au séjour irrégulier d’un étranger en France ».

1ère arrestation :
En août 2016, il est arrêté une première fois pour avoir transporté des Érythréennes. Il est finalement blanchi au nom de l’immunité humanitaire. Après sa relaxe, le président du Conseil départemental des Alpes-Maritimes (Les Républicains) écrit alors au Garde des sceaux pour s’offusquer de la clémence envers celui qu’il considère comme un « passeur ».

2ème arrestation :
Arrêté une deuxième fois, il passe en jugement le 04 janvier au tribunal correctionnel de Nice. Jugé pour avoir facilité l’entrée sur le territoire national, la circulation et la présence de 200 migrants en situation irrégulière, et en avoir hébergé une cinquantaine chez lui, puis dans un centre désaffecté de la SNCF en octobre 2016.
Le procureur requiert 8 mois de prison avec sursis et une mise à l’épreuve.
Le 10 février, il est finalement condamné à 3 000 € avec sursis.

Aujourd’hui, Cédric Herrou compte attaquer l’État pour « non-respect des protocoles des réadmission 

COMMUNIQUE-REPONSE de Roya citoyenne aux allégations de MM. Ciotti-Estrosi au 3.3.2017

Posté : 3 mars, 2017 @ 3:51 dans Communiqué officiel, Mineurs Isolés Etrangers | Pas de commentaires »

Communiqué en téléchargement au format pdf : fichier pdf 385 MIE… communique RC 3.3.17

COMMUNIQUE de ROYA CITOYENNE en réponse
aux allégations de MM. Ciotti et Estrosi
 

Le 3/3/2017

Aux chiffres, pourcentages, quotas, que vous avancez,  M. Ciotti, les militants de « Roya Citoyenne » opposent leurs droits à exercer un simple devoir d’humanité.

385  Mineurs accueillis depuis six mois

Nous en avons vu passer et accueilli beaucoup plus dans la vallée de la Roya,  alors que ce n’est pas notre mission, et que nous n’avons aucun financement pour cela. Heureusement la solidarité existe !

 Depuis quelques semaines l’Aide Sociale à l’Enfance (ASE) prend rapidement en charge ces jeunes quand nous les signalons : nous nous en réjouissons, mais, auparavant, nous devions la plupart du temps attendre des semaines pour que la loi soit appliquée.

10,8 millions d’euros dépensés en 2016

Les Mineurs Isolés Etrangers (MIE) restent peu de temps dans les centres  du département,  préférant pour beaucoup continuer leur voyage ; ceux qui demandent à rester en France, sont souvent envoyés dans des régions, moins sollicitées.  La somme annoncée concerne-t-elle tous les mineurs accueillis,  ou  est-elle spécifique aux MIE?

Notons, de plus, que  l’augmentation de ces dépenses est due  à la  fermeture de la  frontière aux réfugiés : une politique que vous soutenez avec vigueur.

Filière de passage organisée

 Le plus grave, M. Ciotti, c’est que vous accusez Cédric Herrou  et les habitants de la vallée de la Roya d’être des passeurs : venez donc habiter chez nous !                                                                                                                                

Nous voyons  tous les jours, et depuis des mois, des jeunes, hommes, femmes, enfants frigorifiés, affamés, remonter la vallée à pied. Nous ne pouvons pas, comme beaucoup, nous voiler la face. Oui, avec Cédric Herrou, et avec de nombreux habitants de la vallée, de tous bords politiques et de toutes confessions, nous nous sommes organisés pour faire face à cette crise humanitaire,  et  nous sommes fiers de donner une autre image de l’accueil en France. Nous n’attendons ni remerciements, ni dédommagements, mais nous n’acceptons pas d’être traités comme des délinquants, voire comme des criminels.

Vous vous indignez des égratignures portées aux services de l’ASE.

Nous n’avons jamais critiqué les agents de ces services, comme l’ont très bien compris les syndicats (cf. communiqué du syndicat Sud Santé Sociaux 06, du 15/2/17), contrairement à ce que vous-même et votre DGS cherchez à faire croire.
Nous nous indignons des manquements, orchestrés par les services de l’Etat et du département, vis à vis de la Déclaration universelle des Droits de l’Homme et  de la Convention internationale  des Droits de l’Enfant.

Gardez vos flèches et votre énergie pour lutter contre les vraies filières mafieuses.                 
En tant qu’élu, réclamez  donc les moyens d’appliquer la Loi : accueil des MIE et possibilité pour les majeurs de déposer une demande d’asile, dans la vallée de la Roya ou à Nice, sans être arrêtés et reconduits directement vers l’Italie.

Allegations d’Eric Ciotti sur prise en charge des mineurs au 1er mars 2017 : France 3 Côte d’Azur JT 19/20 1er mars – « Nice matin » et « 20 minutes »

Posté : 3 mars, 2017 @ 3:44 dans Medias : Articles presse Radios, Mineurs Isolés Etrangers | Pas de commentaires »

Eric Ciotti, Président du Conseil départemental, Francois-Xavier Lauch, directeur de cabinet du Préfet, Mireille Damiano avocate

au JT du 1er mars 19/20 à 5 mn 46 : http://pluzz.francetv.fr/videos/jt_1920_cote_dazur_,154510166.html

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http://www.20minutes.fr/nice/2022499-20170301-nice-face-critiques-eric-ciotti-assure-prendre-charge-mineurs-isoles

Nice: Face aux critiques, Eric Ciotti assure prendre en charge les mineurs isolés

MIGRANTS Le président du département des Alpes-Maritimes a visité un foyer de l’aide sociale à l’enfance mardi…

En 2016, 1.565 mineurs ont été pris en charge par le département des Alpes-Maritimes.
En 2016, 1.565 mineurs ont été pris en charge par le département des Alpes-Maritimes. – M. Frénois / ANP / 20 Minutes

Mathilde Frénois

    • Publié le 01.03.2017 à 10:10
    • Mis à jour le 01.03.2017 à 13:44

Issa regarde d’un œil ses camarades occupés à une partie de Uno. Ce Malien de 17 ans est arrivé dans le foyer « Villa Victor-Robini » en août 2015. « Ici, on m’aide à faire mes démarches administratives pour les papiers et à suivre une alternance dans une charcuterie », dit-il.

Comme Issa, treize autres jeunes, dont huit étrangers, sont pris en charge dans cet établissement de l’aide sociale à l’enfance de Nice. Mardi, Eric Ciotti, président dudépartement des Alpes-Maritimes qui gère le foyer, leur a rendu visite.

« Contre-vérités »

Face aux attaques accusant la collectivité de ne pas prendre suffisamment ses responsabilités, l’élu a souhaité rétablir l’image et l’honneur de ses services. « Il y a beaucoup de contrevérités à caractère diffamatoire qui ont été prononcées, estime Eric Ciotti qui pointe des militants et nommément Cédric Herrou. Nous assumons nos responsabilités. »

>> A lire aussi : Le sort réservé aux mirants mineurs entre la France et l’Italie pointé du doigt

C’est que la loi exige aux départements de prendre en charge les mineurs étrangers non accompagnés, dès lors qu’un juge pour enfants a déterminé ce statut. Ainsi, les Alpes-Maritimes ont accueilli 1.565 enfants en 2016 dans 29 lieux. Parmi eux, 15 % étaient étrangers, ils étaient trois fois moins en 2012.

« Le département fait son maximum. Mais la difficulté, c’est le manque de place. Là, on est au maximum de l’hébergement, au-delà, ce ne serait plus de la protection », estime la chef de service du foyer niçois Marie-Noël Daguisé. Cet accueil coûte onze millions d’euros par an à la collectivité. « Nous sommes en situation de tension. Ces augmentations se font au détriment de missions traditionnelles de l’aide sociale à l’enfance », dit Eric Ciotti qui demande un engagement plus fort de l’Etat dans ces « questions migratoires ».

Chez Herrou, « une filière organisée »

Alors qu’Eric Ciotti visitait le foyer, 25 mineurs ont été recueillis par l’aide sociale à l’enfance. Ils étaient hébergés par Cédric Herrou, la figure de l’aide aux migrants dans la Roya, condamné début février.

>> A lire aussi : Cédric Herrou remercie sur Facebook le parquet de Nice d’avoir fait appel de sa condamnation

« Quand on héberge plus d’une centaine de mineurs, il s’agit d’une filière organisée, pointe Eric Ciotti. Cette situation relève de l’exploitation d’une forme de détresse. Il faut combattre les passeurs qui prospèrent sur la misère humaine. »

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« Nice matin » : « Crise migratoire,

385 mineurs étrangers accueillis en six mois »

fichier pdf NM 01 03 17 Ciotti prise en charge MIE

Media : « Réfugiés, une nuit sur les rails » / Lisa Giachino pour « L’âge de faire »

Posté : 18 février, 2017 @ 1:29 dans Medias : Articles presse Radios, Mineurs Isolés Etrangers | Pas de commentaires »

http://www.lagedefaire-lejournal.fr/refugies-nuit-rails/

Réfugiés, une nuit sur les rails

Media :

Six adolescents érythréens voulaient quitter la vallée de la Roya, où ils étaient bloqués depuis trois semaines, pour rejoindre Nice. De tunnel ferroviaire en viaduc, récit de 20 km de marche et de leur expulsion illégale.

Nous marchons sur l’ancienne route du sel entre Nice et Turin, où sont passés des milliers de mulets chargés de marchandises. La voie est libre, Karine (1) a vérifié. Ça fait longtemps que Binam et Famiel n’ont pas vu le soleil. Depuis trois semaines, les deux garçons vivent reclus dans un studio prêté par Jeff et Karine. Trop risqué de sortir, avec les patrouilles de police. Ni Karine, ni Jeff ne savent par quel bout prendre ces ados timides qui comprennent à peine un peu d’anglais.
Pour briser leur isolement, ils ont organisé cette petite expédition chez leurs amis Theresa et Tom, qui vivent à l’écart du village et accueillent deux autres Érythréens. Les visages de Binam et Famiel s’éclairent quand Philemon et Seare, leurs copains, les saluent : une étreinte érythréenne, ponctuée de solides coups d’épaule.

Je ne les avais jamais vus sourire comme ça !

La voix de Biniam n’a pas encore mué, il ne doit pas avoir plus de 14  ans. Philemon et Saere ont 17 ans et plus d’assurance, surtout Philemon qui se débrouille bien en anglais. Ils sont devenus complices avec Theresa, qui déploie des trésors d’énergie pour communiquer avec eux. Elle a commencé avec Philemon un lexique anglais-tigrinya, écrit et sonore. Mais cet après-midi, elle est dans tous ses états : les garçons veulent partir.

LES ADULTES IMPUISSANTS
L’association Roya citoyenne a envoyé des demandes de protection à l’Aide sociale à l’enfance, qui a l’obligation légale de les prendre en charge. Pas de réponse. Et ce matin, quand ils ont appris la nouvelle arrestation de Cédric Herrou, figure emblématique de la solidarité avec les migrants dans la vallée, « leurs espoirs sont tombés à terre », explique Theresa.
Après l’Éthiopie, le Soudan, la Libye et l’Italie, où ils ne se voyaient pas d’autre avenir que dans les camps de la Croix Rouge, ils sont partis à pied de Vintimille, côté italien, et ont remonté la vallée jusqu’aux villages français. De là, pour rejoindre Nice, il faut soit repasser par Vintimille, soit suivre les 76 lacets de la route de Sospel. Mais toutes les issues sont verrouillées par les forces de l’ordre.

Ils veulent avancer. Leur rêve, c’est d’aller en Allemagne.

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Blottis les uns contre les autres, les quatre garçons jouent du téléphone, font des plans pour partir ensemble le soir même, à pied, en suivant le chemin de fer.

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Theresa a dessiné un schéma avec des flèches pour bien leur faire comprendre que s’ils partent, ils ont 90 % de chances d’être interceptés et de retourner à Vintimille. Peine perdue, leur décision est prise.

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Impuissants, les adultes ne peuvent que remplir leurs sacs à dos de nourriture et les habiller chaudement.Rendez-vous à 22 heures, sous le tunnel de la gare de Saorge-Fontan. Jusqu’à 5 heures du matin, aucun train ne circule sur cette voie. Le but est de passer Sospel et d’embarquer au petit matin, à la gare suivante, dans un train pour Nice, après 20 km de marche.

Come with me

Philemon, Sarvey, Binam et Seare sont rejoints par un jeune homme et par Danaé, une jeune fille de 16 ans coiffée d’un bonnet à pompon.
Étreintes et coups d’épaules, puis on se met en route. En compagnie de ces six ados qui papotent dans leur langue, on croirait presque une excursion de colonie de vacances. Le moniteur, c’est Philemon, qui montre le chemin, donne le rythme, vérifie que tout le monde va bien. En tant que plus vieille brebis du troupeau, j’ai droit à sa sollicitude. Quand je trébuche sur le ballast, Philemon me dit « Come with me » et me donne la main. Dans les tunnels, à l’abri du vent et des regards, nous pouvons allumer les lampes. À la sortie, il faut éteindre et continuer dans le noir, en évitant de se cogner aux barres de fer des changements de voie. Heureusement, en quelques secondes, nos yeux s’habituent à l’obscurité et les étoiles nous éclairent. Les cailloux pointus font mal aux pieds. Sur les viaducs, on reste bien au milieu, sans un regard pour l’abîme.

CAILLOUX POINTUS
Au bout de 2 ou 3 heures, les jeunes posent leurs fesses sur le métal froid des rails, font tourner une canette de soda, croquent un sucre, puis repartent d’un bon pas après 5 minutes. Peu à peu, pourtant, la fatigue se fait sentir. Ce n’est pas seulement la marche qui est éprouvante, mais aussi la traversée des gares. Il faut se risquer en pleine lumière, avec la crainte de se retrouver dans les phares d’une voiture de la gendarmerie. Nous franchissons celle de Breil-sur-Roya, puis la plus risquée, Sospel, et enfin un tunnel de 6 km. Nous y sommes presque.

Ils nous tombent dessus à 3 heures du matin. Au début, je ne perçois que la lueur de leurs lampes et leurs cris, que je confonds avec des aboiements de chiens. Environ quinze soldats, gendarmes et policiers, qui pointent leurs armes sur nous. Certains braillent : « Y en a ! J’en ai 2 ! Ils sont 7 ! » Danaé s’accroupit et pleure. En voyant qu’ils ont affaire à des adolescents effrayés, les militaires se calment.
Nous embarquons pour la Paf de Menton. Les gamins ont des mines épouvantables, mais pas désespérées. Danaé me demande avec un sourire : « Nice ou Vintimille ? » Le lendemain à 13 heures, après avoir été enregistrés comme mineurs, ils seront mis dans le train pour Vintimille. En toute illégalité : un mineur isolé n’est théoriquement pas expulsable.

Lisa Giachino
…………………………………………….
1 – Les prénoms de cet article ont été modifiés.

Media : RFI 16/2/17 des réfugiés accueillis à Breil

Posté : 18 février, 2017 @ 12:22 dans Citoyens solidaires, Medias : Articles presse Radios, Mineurs Isolés Etrangers, Réfugiés - Migrants, Soutien aux sans-papiers | Pas de commentaires »

http://www.rfi.fr/france/20170216-roya-migrants-refugies-frontiere-france-italie-breil-mineurs-afrique

A écouter ….

Plainte / MIE (MNA) par les avocates M. Binimélis et M. Damiano

Posté : 9 février, 2017 @ 1:07 dans Communiqué officiel, Droits de l'homme - Société, Laïcité, Mineurs Isolés Etrangers | Pas de commentaires »

Télécharger le document au format pdf :fichier pdf Plainte caviardée_39442   et   39442 fichier pdf Plainte 2 caviardée_ROYA_39446

 

LIBERATION 8/2/2017 : « Au rapport (d’Amnesty international) : Migrants rejetés vers l’Italie, l’Etat français s’assoit sur le droit »

Posté : 8 février, 2017 @ 4:21 dans Droits de l'homme - Société, Medias : Articles presse Radios, Mineurs Isolés Etrangers, Réfugiés - Migrants | Pas de commentaires »

http://www.liberation.fr/france/2017/02/08/migrants-rejetes-vers-l-italie-l-etat-francais-s-assoit-sur-le-droit_1546973?xtor=EPR-450206&utm_source=newsletter&utm_medium=email&utm_campaign=quot

Au rapport

Migrants rejetés vers l’Italie : l’Etat français s’assoit sur le droit

Par Sylvain Mouillard — 8 février 2017 à 07:13
 
Poste de police à Saint-Ludovic, à la frontière franco-italienne, entre Vintimille et Menton, dans la nuit du 8 au 9 octobre 2016. Le sentier de l’espoir pour des migrants qui tentent de gagner la France via l’autoroute italienne et la montagne.
LIBERATION 8/2/2017 :
Photo Laurent Carré pour «Libération»

 

Dans un rapport dévoilé ce mercredi, Amnesty International France pointe les violations répétées et quasi systématiques des droits des personnes migrantes venant d’Italie.

  •  Migrants rejetés vers l’Italie : l’Etat français s’assoit sur le droit

La frontière franco-italienne est devenue une zone de non-droit. C’est ce qui ressort de la mission d’observation conduite sur place par Amnesty International France entre le 19 et le 26 janvier. La synthèse de ce travail, que Libération a pu consulter et qui sera rendue publique mercredi, fait état de la violation quasi systématique des droits humains des milliers de personnes migrantes franchissant la frontière pour rejoindre le territoire français. «Il ne s’agit pas de faits isolés», pointe Jean-François Dubost, responsable du programme «Protection des populations» pour Amnesty.

En 2016, au moins 30 000 mesures de non-admission ont été prononcées dans le département des Alpes-Maritimes, soit près de 70% du total pour la France cette même année. A chaque fois, un seul objectif semble primer : repousser les migrants vers l’Italie, sans s’embarrasser des règles établies. Amnesty, qui a consulté de nombreuses associations, organisations humanitaires ou syndicats, n’a en revanche reçu aucune réponse des autorités, pourtant sollicitées à de multiples reprises. L’organisation pointe trois manquements au droit : le non-respect de la législation sur le contrôle aux frontières, les atteintes au droit d’asile et le non-respect des droits de l’enfant.

Des renvois illégaux vers l’Italie

Dans la foulée des attentats du 13 novembre 2015, les contrôles aux frontières ont été rétablis. Une décision qui «ne signifie pas pour autant un blanc-seing pour renvoyer sans formalité les personnes vers l’Italie», remarque Amnesty. Ainsi, une décision de refus d’entrée doit être notifiée à chaque personne refoulée, qui dispose aussi de droits minimaux. Notamment la possibilité de recevoir l’assistance d’un interprète, celle de ne pas être renvoyée immédiatement et de disposer d’un «jour franc» pour s’organiser, celle de faire un recours…

À lire aussi : Le portrait de Cédric Herrou, l’agriculteur solidaire de la vallée de la Roya

Or, remarque Amnesty, dans les faits, «la procédure appliquée présente de très nombreuses défaillances, lorsqu’elle n’est pas tout simplement ignorée». Il n’est pas rare que les migrants se voient remettre uniquement la première page du refus d’entrée, les deux suivantes, notamment relatives à l’information sur les droits, étant absentes. La langue utilisée par les forces de l’ordre est «systématiquement le français». Résultat, «les personnes concernées ne comprennent pas la procédure».

De nombreuses mesures de non-admission sont remplies de manière très sommaire, en contradiction avec l’obligation de rendre une décision «motivée». Amnesty évoque également les arrestations «systématiques» dans le train Vintimille-Menton, parfois sur «dénonciation de certains membres du personnel ferroviaire, ou de certains passagers». «Par la suite, les personnes sont gardées par les forces de l’ordre en attendant de les renvoyer vers Vintimille par le train suivant.»

Le droit d’asile bafoué

La théorie est pourtant simplissime. «Dès lors qu’une personne déclare vouloir solliciter l’asile, y compris à la frontière, les autorités françaises sont tenues de prendre en compte cette demande et de l’enregistrer», remarque Amnesty, qui rappelle que ce droit est garanti par la Constitution française. Dans la pratique, il s’avère «extrêmement difficile voire impossible» pour une personne migrante de demander l’asile en France. Moins de dix personnes l’ont sollicité à la frontière des Alpes-Maritimes l’an passé.

Les nationalités des hommes et des femmes venant d’Italie laissent pourtant deviner un fort besoin de protection. Soudan, Erythrée, Afghanistan : trois Etats dont les ressortissants reçoivent pourtant très souvent le statut de réfugié en raison de ce qu’ils endurent dans leur pays d’origine. Plusieurs raisons sont avancées par les auteurs de la mission d’observation. Notamment «l’absence d’examen des situations de façon attentive et personnalisée», et le «contexte général des contrôles [qui] peut jouer comme un facteur de dissuasion».

Les droits des mineurs ignorés

«Les enfants ne sont pas du tout épargnés, alors que l’Etat a pourtant l’obligation de les protéger», remarque Jean-François Dubost. Amnesty a pu recenser plusieurs cas de mineurs renvoyés vers l’Italie sans même avoir reçu de décision de refus d’entrée, «en violation flagrante […] de la loi française». Parmi eux, certains étaient «pourtant protégés et effectivement pris en charge par l’Aide sociale à l’enfance».

Souvent, les autorités semblent considérer qu’un mineur est accompagné «dès lors qu’il serait entouré d’adultes». Une interprétation abusive. Il faudrait, en théorie, désigner un représentant légal à chacun de ces mineurs. «C’est d’autant plus dangereux que des réseaux de passeurs se développent dans ces zones, dont les enfants sont souvent les premières victimes», alerte Jean-François Dubost.

Des citoyens criminalisés

Confrontés aux carences de l’Etat, de nombreux citoyens de la région ont décidé de venir en aide aux migrants. «Face à cette mobilisation, la réponse des autorités locales et nationales n’est pas à la hauteur de l’enjeu humain», regrette Amnesty, qui détaille les «moyens massifs déployés contre les migrants et les aidants» : armée, gendarmerie, police aux frontières, jumelles infrarouges et détection de mouvement, véhicule 4×4, et même, «semble-t-il», un drone de reconnaissance.

Pour l’organisation, «le choix consistant à intimider et dissuader ces mobilisations citoyennes en criminalisant leur action ne constitue pas une réponse acceptable ni adaptée». Un cas emblématique: celui de l’agriculteur Cédric Herrou, contre lequel ont été requis huit mois de prison avec sursis. L’homme connaîtra son jugement le 10 février.

Sylvain Mouillard

NICE MATIN 27/1/2017 « 16 migrants mineurs pris en charge par l’ASE »

Posté : 29 janvier, 2017 @ 1:02 dans Medias : Articles presse Radios, Mineurs Isolés Etrangers | Pas de commentaires »

http://www.nicematin.com/faits-de-societe/seize-migrants-mineurs-pris-en-charge-par-laide-sociale-a-lenfance-du-departement-109726

Seize migrants mineurs pris en charge par
l’aide sociale à l’enfance du Département

Un camp de migrant à la frontière italienne (illustration).
Un camp de migrant à la frontière italienne (illustration)…
Photo archives M. A

Selon les informations de Nice-Matin, l’Aide sociale à l’enfance (ASE) a pris en charge, mardi dernier, les mineurs qui se trouvaient hébergés chez des particuliers dans la vallée de la Roya.

Un témoin affirme que les gendarmes se sont présentés le matin sur le marché auprès de Cédric Herrou, agriculteur, figure de proue de l’aide aux migrants « pour lui demander de faire passer le message ». Un autre habitant de la vallée affirme que « les portes des maisons se sont alors ouvertes ».

Interrogé par Nice-Matin, le Conseil départemental confirme la présence de l’Aide sociale à l’enfance. « Après avoir reçu la même journée plusieurs saisines du Tribunal des enfants de Nice, nos services, avec l’appui des forces de l’ordre et de la Préfecture ont effectivement pris en charge tous les mineurs étrangers non accompagnés signalés au Département. »

Soit 16 mineurs non accompagnés au total.

Ils auraient depuis fait l’objet d’une évaluation sociale et médico-sociale par les équipes de travailleurs sociaux et de médecins du Département. Puis « mis à l’abri », précise le Conseil départemental, « afin que leurs droits soient respectés, jusqu’à ce que le Tribunal des enfants de Nice détermine le statut juridique de ces mineurs, jusqu’alors inconnus des services de l’ASE ».

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