ROYA CITOYENNE – Résistances en Roya

solidarité, renforcement du réseau social, réflexion sur des projets de société respectueux de l'humain et de la nature…

Archive pour la catégorie 'Mobilisation'

Alpes maritimes-Menton : le théâtre au secours des réfugiés, au Lavoir théâtre par Mandine Guillaume et Emilien Urbach

Posté : 17 mars, 2017 @ 1:48 dans Medias : Articles presse Radios, Soutien aux sans-papiers | Pas de commentaires »

https://www.pressreader.com/monaco/monaco-matin/20170314/281496456089995

Mediapart : « La Solidarité criminalisée ? » par Geneviève Jacques, présidente Cimade

Posté : 17 mars, 2017 @ 1:18 dans Citoyens solidaires, Communiqué officiel, Réfugiés - Migrants | Pas de commentaires »

La solidarité criminalisée ?

Atterrant, stupéfiant, révoltant : les qualificatifs ne manquent pas pour exprimer nos réactions face à la multiplication des mesures de harcèlement, d’intimidation ou d’assignation devant les tribunaux de citoyennes et de citoyens accusés, ou soupçonnés, d’être un peu trop humains, un peu trop généreux, un peu trop solidaires de personnes étrangères en désarroi !
Par Geneviève Jacques, présidente de la Cimade.
Esprit de l’état d’urgence, es-tu là ?

Comment interpréter autrement cette contamination répressive qui a saisi les responsables politiques au point de les aveugler en se trompant de cible ?

Comment comprendre et accepter un tel déploiement de militaires et de policiers pour empêcher des hommes et des femmes d’agir simplement comme des êtres humains qui tendent la main à d’autres êtres humains en détresse ? 

Une logique sécuritaire qui vient de loin

Il faut probablement aller aussi plus loin pour chercher des réponses. Dans le triste bilan des politiques publiques européennes et françaises qui se laissent entraîner dans une surenchère sécuritaire, aveuglées par l’obsession de « l’appel d’air ». Des murs « anti-migrants » sont érigés des pays des Balkans jusqu’à Calais, des obstacles de toutes sortes se multiplient aux frontières et dans les pays mêmes pour bloquer, rejeter, décourager ou rendre invisibles des milliers de personnes migrantes à la recherche d’un lieu pour vivre dignement.

En dépit de cette réalité, l’obsession sécuritaire, renforcée par l’état d’urgence en France, conduit au raisonnement simpliste selon lequel moins le pays se montrera hospitalier, plus les candidats à l’asile ou à la simple survie se passeront le mot et iront chercher ailleurs.

L’hospitalité, voilà l’ennemi ! En conséquence, les acteurs de cette hospitalité sur le terrain, qui ne se préoccupent pas de savoir si les gens en souffrance ou en danger qu’ils rencontrent ont les bons papiers, deviennent donc des gêneurs objectifs, et même des « délinquants ».

La loi a prévu le délit : l’article L. 622-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile (Ceseda) punit d’une peine de cinq ans d’emprisonnement et de 30 000 euros d’amende « toute personne qui aura, par aide directe ou indirecte, facilité ou tenté de faciliter l’entrée, la circulation ou le séjour irréguliers d’un étranger en France ».

Bien que cette disposition soit destinée à ceux qui font commerce du trafic ou de l’exploitation des personnes étrangères, elle a été progressivement utilisée contre des citoyens solidaires qui leur apportaient un soutien désintéressé. Dès 2009, le mouvement associatif s’est mobilisé contre cette forme de criminalisation de la solidarité en dénonçant ce qui a été désigné comme le « délit de solidarité ».

Ils ont été partiellement entendus par la majorité issue des élections de 2012, mais partiellement seulement. En effet, la loi du 31 décembre 2012 prévoit des « exemptions humanitaires » (L. 622-4) excluant de poursuites pénales « toute personne physique ou morale, lorsque l’acte reproché n’a donné lieu à aucune contrepartie directe ou indirecte et consistait à fournir des conseils juridiques ou des prestations de restauration, d’hébergement ou de soins médicaux destinés à assurer des conditions de vie dignes et décentes à l’étranger, ou bien toute autre aide visant à préserver la dignité ou l’intégrité physique de celui-ci. »

On a crié trop vite à la fin du « délit de solidarité ». On est loin du compte ! D’abord parce que les exemptions excluent l’aide à l’entrée et à la circulation en France des personnes étrangères en situation irrégulière. On peut donc être poursuivi et condamné si on aide gratuitement une personne étrangère à passer la frontière ou même à se déplacer d’un point à un autre du territoire national. Dans les Alpes-Maritimes, de nombreuses personnes ont été interpelées et traduites en justice pour avoir pris à bord de leur véhicule des personnes migrantes en détresse, entrées illégalement en France. Ensuite, parce que deux conditions cumulatives doivent être remplies pour échapper à toute poursuite : ne recevoir aucune contrepartie « directe ou indirecte » (comme le texte ne précise pas quelle peut être la nature de ces contreparties, on a pu constater des interprétations absurdes ou tendancieuses) ; limiter son aide aux domaines prescrits par la loi, toute autre initiative de solidarité reste donc possiblement condamnable. Donner des cours de langue française ou recharger un téléphone portable, par exemple ?

Ces clauses restrictives ouvrent donc encore la porte à des poursuites contre des « aidants solidaires », et, en tous cas, en font planer la menace. Certes, le tribunal saisi des poursuites pourra, le cas échéant, prononcer une décision de relaxe contre l’avis du procureur. Mais même en cas de relaxe ou d’abandon des poursuites, les personnes inquiétées auront néanmoins subi durement toutes les conséquences, directes et indirectes, d’une enquête pénale et, éventuellement, d’une comparution devant un tribunal correctionnel.

Comme si ces dispositions répressives et menaçantes contenues dans le Ceseda ne suffisaient pas pour dissuader les citoyens de venir en aide aux personnes étrangères les plus vulnérables ou les plus menacées, d’autres chefs d’inculpation se rapportant à divers délits sont invoqués pour entraver les actions de solidarité citoyenne et inquiéter les personnes qui s’engagent : délit d’outrage ou de rébellion à agent de la force publique, délit d’entrave à la circulation d’aéronef, etc.

L’illégalité n’est pas toujours là où l’on croit 

« Je me suis mis dans l’illégalité parce que l’État ne respecte pas la légalité » a déclaré Cédric Herrou en marge de son procès.

Les faits lui donnent raison : à la frontière italienne, à Calais ou dans de nombreuses autres situations, c’est bien l’État qui est en défaut par rapport à la loi – par action ou par omission.

Quelques exemples :

-       Lorsqu’il n’assume pas ses obligations légales de protection et de prise en charge de mineurs non accompagnés, quand ils ne sont pas directement refoulés à la frontière comme c’est le cas vers l’Italie actuellement. L’association « Roya citoyenne » a d’ailleurs déposé une plainte pour « délaissement de personnes hors d’état de se protéger » visant les autorités françaises qui n’assument pas leur devoir d’assistance des mineurs.

-       Lorsqu’il ne prend pas les mesures nécessaires pour que les personnes arrêtées à la frontière italienne puissent déposer une demande d’asile en France, conformément à la Convention de Genève sur les réfugiés et au droit de l’Union européenne.

-       Lorsque les policiers procèdent à des arrestations arbitraire « au faciès », dans la zone frontalière avec l’Italie où les personnes interpellées sont refoulées sans leur notifier par écrit et dans une langue qu’elles comprennent la décision de refus d’entrer, ou dans la région de Calais où les personnes migrantes sont harcelées, menacées, arrêtées pour le seul délit d’être là où on ne veut plus les voir.

-       Lorsqu’il ne règle pas les dysfonctionnements du dispositif d’asile qui condamne des candidats à l’asile à attendre des semaines ou des mois dans la plus grande précarité et sans aucun droit avant de pouvoir déposer leur demande.

-       Lorsqu’il procède à des expulsions de campements de populations de culture rom, sans proposer d’alternatives.

C’est d’abord pour palier ces manquements ou ces détournements du droit par l’État et ses services que se mobilisent les « aidants solidaires ». Et les pouvoirs publics se mettent en contravention avec la loi citée plus haut quand ils s’en prennent aux citoyens ou aux associations qui ne font qu’offrir des aides désintéressées visant à « préserver la dignité ou l’intégrité physique » aux personnes étrangères.

La légitimité de la solidarité humaine au-delà du respect de la légalité

Celles et ceux qui s’engagent à apporter leur soutien aux personnes migrantes laissées au bord du chemin, au bord du droit, expriment avant tout leur humanité.

En conscience, ils manifestent que pour eux la légitimité de leur action s’impose s’il s’agit de protéger la vie, la dignité et les droits fondamentaux d’êtres humains en danger. Même si c’est en contradiction, ou aux marges de la légalité.

S’affirmer « délinquants solidaires » n’est pas qu’un slogan : c’est un acte de résistance citoyenne, au risque de la désobéissance civique. Au nom d’une éthique qui place l’humanité au centre. C’est aussi un cri d’alarme devant les conséquences de la spirale sécuritaire qui peut balayer des principes fondamentaux qui nous permettent de vivre ensemble.

Si la solidarité devait être considérée comme un délit, c’est toute la cohésion de notre société qui s’effondrerait. Avec tous les risques de fracture sociale que l’on voit déjà poindre.

********** 

Geneviève Jacques, présidente de La Cimade

www.lacimade.org

www.delinquantssolidaires.org

Collectif « La Chapelle debout » : Stoppons l’expulsion de Mohamed ainsi que celles de tous.tes les autres

Posté : 17 mars, 2017 @ 12:47 dans Citoyens solidaires, Droits de l'homme - Société, Mobilisation, Réfugiés - Migrants, Soutien aux sans-papiers | Pas de commentaires »

https://blogs.mediapart.fr/la-chapelle-en-lutte/blog/160317/est-ce-que-vous-me-renvoyez-pour-mourir-par-la-chapelle-debout

«Est-ce que vous me renvoyez pour mourir ?» par La Chapelle Debout

Jeudi 16 mars 2017, par le vol de 9h25, Mohamed Moussa doit être expulsé vers le Soudan depuis l’aéroport Paris-Charles-de-Gaulle-Terminal 1.
Stoppons l’expulsion de Mohamed Moussa ainsi que celles de tous.tes les autres.

« J’étais commerçant. Je vendais des produits alimentaires entre le nord du Darfour et le sud d’où je viens (Nyala) au Soudan. Je vendais du sucre, de l’huile, de la farine, du thé, de la sauce tomates et même du Coca et du Pepsi. Parfois, je vendais aussi des vêtements comme des pantalons quand il y en avait. Deux fois par mois je prenais les transports en commun pour faire la navette entre le Nord et le Sud. J’avais hérité d’un petit pécule pour faire ce buisness. Il venait pour partie de l’héritage après la mort de son père, qui était aussi commerçant et qui possédait un petit supermarché. J’ai 30 ans et suis l’aîné d’une famille de 5. Il y a mon frère Amjad, 26 ans, et j’ai trois petites sœurs : Majda (24 ans), Mahla (22 ans) et Maissa (11 ans). Mon père est mort tué par la guerre et les Janjaouid à côté de Chiria. »

Il faut savoir que Mohamed est Zaghawa. Ce groupe ethnique représente 6 % de la population du Soudan et il est ciblé et persécuté notamment par le gouvernement soudanais [1].

Nous avons reçu sa photo via un de ses amis car les téléphones équipés d’appareils photos sont interdits ou systématiquement cassés en rétention. © La Chapelle DeboutNous avons reçu sa photo via un de ses amis car les téléphones équipés d’appareils photos sont interdits ou systématiquement cassés en rétention. © La Chapelle Debout

C’est avec ce même gouvernement que la France et l’Union Européenne signent des « accords de coopération » dans lesquels les uns donnent de l’argent ou font des « allégements de dette » quand les autres s’engagent à bien contrôler leur ressortissants et leurs frontières.

« Un jour alors que je revenais voir ma mère qui était malade, je me suis fait attraper par une milice qui m’a amené dans un dépôt à côté d’une voie ferrée près de Nyala. De là, j’ai été transféré dans une prison à 15 km de la ville où je suis resté pendant 10 mois. Je ne souhaite pas me souvenir ni parler de ce qui s’est passé là-bas. Cette partie de ma vie était très dure, noire. On était en 2012.

« Suite à l’intervention de mon oncle, des miliciens parmi ceux qui m’enfermaient sont venus me voir et ils m’ont annoncé qu’ils me laisseraient sortir à la condition expresse que je quitte ma terre du Darfour. Je suis donc parti pour Al Fashir, puis je suis entré en Lybie. Là, après avoir fait divers petits boulots, j’ai travaillé comme ouvrier agricole dans un champ pour un patron qui m’hébergeait, de 2013 à 2015. Malgré la guerre j’aurais pu rester là si je n’avais pas eu d’autres problèmes. Par deux fois des membres de milices et de bandes armées sont venues racketter la ferme, je me suis fait menacer car je n’avais pas d’argent, insulter, et maltraiter. J’ai été menacé de mort : « on va te tuer sale étranger », m’ont-ils dit. Plusieurs fois je suis allé voir mon patron qui m’a répondu : « c’est comme ça, je ne peux rien faire ».

En septembre 2016 dernier, j’ai donc pris un petit bateau. J’ai payé 1000 dinars lybiens. J’ai voyagé dans la cale vu que je n’avais pas payé beaucoup d’argent. Nous étions 110 personnes entassées pendant 11h, après quoi nous nous sommes fait accoster par un autre bateau plus grand dans lequel nous sommes restés deux jours avant d’arriver en Italie. J’ai réussi à ne pas laisser mes empreintes en Italie.

Je suis arrivé à Paris en octobre dernier et j’ai passé 5 jours à la Chapelle à dormir dans la rue. En face du Camp. Je voulais me reposer mais ce n’était pas possible. Plusieurs personnes m’ont conseillé là-bas de partir pour Calais car c’était plus simple pour les démarches, plus rapide et qu’il y avait des organisations qui aidaient les éxilé.es.

Le 31/01, il me restait deux euros dans la poche et j’avais faim. J’ai « fait des courses » et je me suis assis dans un parc public pour manger. La police est venue le voir et ils m’ont demandé mes papiers. Je ne comprenais rien [Mohamed ne parle pas français et très peu anglais]. Ils m’ont embarqué au commissariat et là-bas on m’a donné un papier. J’ai refusé de signer car je ne comprenais pas ce qui était écrit [c’était une Obligation de Quitter le Territoire Français]. Du commissariat j’ai été amené dans un deuxième centre « Paris Charles de gaulle ». C’est là que j’ai voulu faire une demande d’asile mais on m’a dit que c’était trop tard.[2]

En tout je suis passé cinq fois devant le juge. J’avais des traducteurs différents à chaque fois mais très souvent je ne comprenais pas ce qu’ils me disaient car nous ne parlions pas le même arabe. Au tribunal on me reprochait à chaque fois de ne pas avoir demandé l’asile dès mon arrivée. J’ai pourtant dit que je n’ai pas pu le faire ne sachant ni où aller et ne connaissant ni la langue ni les institutions.

Fin février, le 22 si je me souviens bien la police de la prison est venue avec 4 personnes soudanaises. Je ne sais pas pourquoi ils sont venus me voir. La police ne m’a rien expliqué. Les soudanais m’ont dit qu’ils faisaient partie d’une organisation humanitaire qui aide les exilé.es. Ils avaient l’air bizarres c’est pour ça que je suis resté méfiant et surtout plutôt silencieux. Du fait de mon attitude ils ont mis fin à la discussion et on m’a ramené dans ma cellule[3]

Ils ont déjà voulu m’expulser le 24 février mais ils ne pouvaient pas car il n’y avait pas de papier de l’ambassade.Si je reviens au Soudan, les milices me tueront. Je ne peux pas rentrer ! De plus ma tribu est perçue comme opposante au régime.

Est-ce que vous me renvoyez pour mourir ? Rendez-moi ma liberté et laissez-moi commencer mes démarches. Emprisonné je ne peux rien faire. Je suis Darfouri et menacé de mort ! Comment voulez-vous que je fasse des démarches alors qu’il me faut du temps pour comprendre comment faire, connaître et savoir où aller?!

Je précise que l’attitude de la police est incorrecte et qu’à aucun moment je n’ai eu un traducteur qui parlait ma langue, mes droits ont été violés. Je n’ai pas trouvé la justice que j’espérais en France. Dommage. »

[1] http://www.refworld.org/docid/54f04…

[2] Il s’agit du centre de rétention du Mesnil Amelot.

[3] Normalement on présente les migrant.es aux ambassades dont ils dépendent. Elles doivent reconnaître le ressortissant et délivrer un laissez passer consulaire pour qu’ils ou elles puisse être expulsé.es.

On notera donc la nouveauté puisque ici la police et l’administration travaillent mais dans la main avec l’ambassade. Tout est bon pour déporter. Nous ajoutons que si visiblement l’accès au C.R.A. est facile pour le gouvernement soudanais.es, ce n’est pas la même chose pour les citoyen.ness, les médecins ou les avocat.es et que même les associations agréées par l’Etat. En effet, elles sont très strictement contrôlées et surtout limitées dans leur prérogatives.

Film documentaire « Les Migrants ne savent pas nager » LUNDI 6 MARS 20 H Lavoir Théâtre MENTON

Posté : 4 mars, 2017 @ 11:52 dans Citoyens solidaires, Manifestives et Culture, Medias : Articles presse Radios, Réfugiés - Migrants | Pas de commentaires »

· Lien pour s’enregistrer (ça prend 1mn) : http://doodle.com/poll/d6mnc5e8wq5k6z2u
· Soirée le 6 mars à Menton pour la soirée SOS Méditerranée avec projection du film

« Les migrants ne savent pas nager» de Jean-Paul Mari (Prix Albert Londres)

trailer on http://www.dailymotion.com/video/x4iptz7 )
· Suivie de témoignages de personnes ayant été à bord du bateau de SOS Méditerranée
· Lavoir Théâtre – 63 Boulevard du Fossan, Menton   · 20.30

Medias : RFI « Maraude interdite pour les migrants de Vintimille »

Posté : 4 mars, 2017 @ 11:41 dans Citoyens solidaires, Medias : Articles presse Radios, Réfugiés - Migrants | Pas de commentaires »

http://www.rfi.fr/emission/20170228-maraude-interdite-migrants-vintimille

Medias : Video « La route de la mort » entre Vintimille et Menton

Posté : 4 mars, 2017 @ 11:31 dans Medias : Articles presse Radios, Réfugiés - Migrants | Pas de commentaires »

http://www.video.mediaset.it/video/iene/puntata/cizco-la-route-de-la-mort_694721.html

Appel de Patrick Chamoiseau « Frères migrants », déclaration des poètes

Posté : 4 mars, 2017 @ 10:44 dans Citoyens solidaires, Réfugiés - Migrants | Pas de commentaires »

Au cours de la soirée « Poétiques de Résistance : Itinerrance« , Patrick Chamoiseau a lancé un vibrant appel de soutien et de solidarité envers les migrants, qui conclut son manifeste Frères migrants, qui paraît au Seuil en mai prochain. L’Institut du Tout-Monde s’associe à cet appel et vous propose en exclusivité, avec Mediapart, ce texte marquant :

Un film à visionner absolument, ici : « Exode »

Posté : 28 février, 2017 @ 2:07 dans Medias : Articles presse Radios, Réfugiés - Migrants | Pas de commentaires »

Cliquez sur ce lien : https://www.change.org/p/d%C3%A9claration-d-aide-aux-r%C3%A9fugi%C3%A9s

puis tapez le mot de passe « exode« .

Ce film a été fait avec les images prises depuis des smartphones donnés à des réfugiés, qui peuvent ainsi témoigner directement de leur terrible périple.

Lettre du 25/2 de la présidente de la CNCDH sur la situation des migrants

Posté : 28 février, 2017 @ 1:36 dans Citoyens solidaires, Communiqué officiel, Droits de l'homme - Société, Soutien aux sans-papiers | Pas de commentaires »

Page d'accueil CNCDH
L’institution française de protection et promotion des droits de l’Homme

Lettre de la présidente concernant la situation des migrants

Alertée par plusieurs membres de la CNCDH, la présidente, Christine Lazerges, a adressé un courrier au Premier ministre, vendredi 25 février, pour lui faire part de sa plus vive préoccupation pour les milliers de migrants, dont des mineurs non accompagnés, qui vivent dans les pires conditions dans le Calaisis, en Ile-de-France, dans la vallée de la Roya.
EXTRAITS :

Dans le Calaisis, en Ile-de-France, dans la vallée de la Roya, les acteurs des associations rencontrent depuis plusieurs semaines des exilés contraints de survivre, en plein hiver, dans les pires conditions … Les décisions prises récemment par votre Gouvernement … se traduisent dans les faits par un abandon de très nombreux exilés, majoritaierment des mineurs … 

Pour pallier les carences de l’Etat, des réactions d’humanité se développent. Des citoyens et des bénévoles s’organisent pour apporter une aide, un toit, de la nourriture. Or nous constatons que les pouvoirs publics, au lieu d’encourager cette solidarité, se mobilisent au contraire pour la dissuader par des actions d’intimidation. Les hommes et les femmes qui développent des actions concrètes de solidarité sont surveillés, contrôlés, interpellés, parfois poursuivis en justice. 

Ces faits sont inacceptables et nous ne pouvons que les condamner vivement … C’est pourquoi la CNCDH vous demande avec insistance de réexaminer les arbitrages récents que votre Gouvernement a pris et de donner sans tarder les instructions pour que cessent les entraves à l’action des associations de solidarité et de défense des droits de l’homme.

« Esperanza » salie mais jamais anéantie – Nice matin 25/2/17 – Soirées MENTON film 6/3 et théâtre 12/3

Posté : 28 février, 2017 @ 1:30 dans Citoyens solidaires, Droits de l'homme - Société, Manifestives et Culture, Soutien aux sans-papiers | Pas de commentaires »

Soutien du Théâtre du Lavoir

au Théâtre National de Nice

et à l’équipe de « Esperanza »

 Dans la nuit de vendredi 24 au samedi 25, le Théâtre National de Nice a subi les intimidations d’un groupuscule d’extrême droite.
Les affiches de la pièce « Esperanza » d’Aziz Chouaki, programmée du 2 au 12 mars 2017 ont été arrachées et recouvertes par des slogans haineux. Le Lavoir Théâtre à Menton, souhaite exprimer son total soutien aux équipes du théâtre de Nice et aux artistes engagés dans cette pièce qui porte une parole chargée d’humanité, plus que nécessaire dans le contexte actuel. 

L’équipe du théâtre du Lavoir appelle le public azuréen à se rendre nombreux aux représentations de la Pièce d’Aziz Chouaki.

Elle l’invite, par ailleurs, à se retrouver pour d’autres soirées dédiées à la solidarité: à MENTON, le lundi 6 mars, à 20H00,

pour la projection du film « Les migrants ne savent pas nager »

et le dimanche 12 mars à 15h45,

pour la représentation de « Éclaboussure # 2 », inspiré de la rencontre entre des artistes et l’équipage de l’Aquarius au large des côtes libyennes. Les Compagnies Arnika et Sîn, producteurs de cette pièce, s’associent au présent communiqué du Théâtre du Lavoir.

 Contact : Mandine Guillaume 06 69 70 46 06 Infos@lavoirtheatre.org

Mentions légales

Le Lavoir théâtre
63 Bd. du Fossan
06 500 Menton
Téléphone : +33493414155
Email : infos@lavoirtheatre.org
Web site : www.lavoirtheatre.org

http://www.nicematin.com/racisme/ces-affiches-pour-un-spectacle-sur-les-migrants-ont-ete-vandalisees-par-un-groupuscule-dextreme-droite-117146

PAR GREGORY LECLERC Mis à jour le 25/02/2017 à 18:23 Publié le 25/02/2017 à 18:19
Les affiches du spectacle Esperanza ont été recouvertes.
Les affiches du spectacle Esperanza ont été recouvertes.

Dans la nuit de vendredi à samedi, les affiches fraîchement collées de son spectacle, qui doit être joué au Théâtre national de Nice (TNN) en mars, ont été saccagées.

« Je suis écœuré. Il n’y a plus une seule affiche pour notre spectacle. » Hovnatan Avédikian, 35 ans, metteur en scène arménien de « Esperanza », est en colère.

Dans la nuit de vendredi à samedi, les affiches fraîchement collées de son spectacle, qui doit être joué au Théâtre national de Nice (TNN) en mars, ont été saccagées. Recouvertes par des appels à « combattre l’islamisme » ou à « défendre la France ». Appel lancé par le groupuscule d’extrême droite « Génération Identitaire ».

Ce spectacle, de l’Algérien Aziz Chouaki, évoque l’histoire d’un groupe de migrants qui s’embarque pour Lampedusa sur un modeste bateau, « l’Esperanza ». Il doit être joué à partir du 2 mars au Théâtre national de Nice.

« Il n’y a aucun message politique dans cette pièce. Nous ne donnons pas de leçon de morale, à personne », s’insurge le metteur en scène arménien. Dans leur volonté de s’inscrire dans le tissu social local, l’auteur et le metteur en scène ont répété le spectacle à la prison de Nice.

L’affiche de « Esperanza », vandalisée, montrait un groupe d’hommes, sur une scène, dont un portant un keffieh.

« C’est peut-être cet élément, et la peau basanée de certains d’entre eux qui ont gêné, ou alors nos noms, un Algérien et un Arménien », regrette Hovnatan Avédikian. « Massacrer nos affiches, c’est un geste agressif et régressif politiquement », ajoute-t-il.

Le Théâtre national de Nice annonce qu’il déposera plainte dans les prochaines heures.

L'affiche originale du spectacle Esperanza.
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