ROYA CITOYENNE – Résistances en Roya

solidarité, renforcement du réseau social, réflexion sur des projets de société respectueux de l'humain et de la nature…

Archive pour la catégorie 'Réfugiés – Migrants'

Collectif « La Chapelle debout » : Stoppons l’expulsion de Mohamed ainsi que celles de tous.tes les autres

Posté : 17 mars, 2017 @ 12:47 dans Citoyens solidaires, Droits de l'homme - Société, Mobilisation, Réfugiés - Migrants, Soutien aux sans-papiers | Pas de commentaires »

https://blogs.mediapart.fr/la-chapelle-en-lutte/blog/160317/est-ce-que-vous-me-renvoyez-pour-mourir-par-la-chapelle-debout

«Est-ce que vous me renvoyez pour mourir ?» par La Chapelle Debout

Jeudi 16 mars 2017, par le vol de 9h25, Mohamed Moussa doit être expulsé vers le Soudan depuis l’aéroport Paris-Charles-de-Gaulle-Terminal 1.
Stoppons l’expulsion de Mohamed Moussa ainsi que celles de tous.tes les autres.

« J’étais commerçant. Je vendais des produits alimentaires entre le nord du Darfour et le sud d’où je viens (Nyala) au Soudan. Je vendais du sucre, de l’huile, de la farine, du thé, de la sauce tomates et même du Coca et du Pepsi. Parfois, je vendais aussi des vêtements comme des pantalons quand il y en avait. Deux fois par mois je prenais les transports en commun pour faire la navette entre le Nord et le Sud. J’avais hérité d’un petit pécule pour faire ce buisness. Il venait pour partie de l’héritage après la mort de son père, qui était aussi commerçant et qui possédait un petit supermarché. J’ai 30 ans et suis l’aîné d’une famille de 5. Il y a mon frère Amjad, 26 ans, et j’ai trois petites sœurs : Majda (24 ans), Mahla (22 ans) et Maissa (11 ans). Mon père est mort tué par la guerre et les Janjaouid à côté de Chiria. »

Il faut savoir que Mohamed est Zaghawa. Ce groupe ethnique représente 6 % de la population du Soudan et il est ciblé et persécuté notamment par le gouvernement soudanais [1].

Nous avons reçu sa photo via un de ses amis car les téléphones équipés d’appareils photos sont interdits ou systématiquement cassés en rétention. © La Chapelle DeboutNous avons reçu sa photo via un de ses amis car les téléphones équipés d’appareils photos sont interdits ou systématiquement cassés en rétention. © La Chapelle Debout

C’est avec ce même gouvernement que la France et l’Union Européenne signent des « accords de coopération » dans lesquels les uns donnent de l’argent ou font des « allégements de dette » quand les autres s’engagent à bien contrôler leur ressortissants et leurs frontières.

« Un jour alors que je revenais voir ma mère qui était malade, je me suis fait attraper par une milice qui m’a amené dans un dépôt à côté d’une voie ferrée près de Nyala. De là, j’ai été transféré dans une prison à 15 km de la ville où je suis resté pendant 10 mois. Je ne souhaite pas me souvenir ni parler de ce qui s’est passé là-bas. Cette partie de ma vie était très dure, noire. On était en 2012.

« Suite à l’intervention de mon oncle, des miliciens parmi ceux qui m’enfermaient sont venus me voir et ils m’ont annoncé qu’ils me laisseraient sortir à la condition expresse que je quitte ma terre du Darfour. Je suis donc parti pour Al Fashir, puis je suis entré en Lybie. Là, après avoir fait divers petits boulots, j’ai travaillé comme ouvrier agricole dans un champ pour un patron qui m’hébergeait, de 2013 à 2015. Malgré la guerre j’aurais pu rester là si je n’avais pas eu d’autres problèmes. Par deux fois des membres de milices et de bandes armées sont venues racketter la ferme, je me suis fait menacer car je n’avais pas d’argent, insulter, et maltraiter. J’ai été menacé de mort : « on va te tuer sale étranger », m’ont-ils dit. Plusieurs fois je suis allé voir mon patron qui m’a répondu : « c’est comme ça, je ne peux rien faire ».

En septembre 2016 dernier, j’ai donc pris un petit bateau. J’ai payé 1000 dinars lybiens. J’ai voyagé dans la cale vu que je n’avais pas payé beaucoup d’argent. Nous étions 110 personnes entassées pendant 11h, après quoi nous nous sommes fait accoster par un autre bateau plus grand dans lequel nous sommes restés deux jours avant d’arriver en Italie. J’ai réussi à ne pas laisser mes empreintes en Italie.

Je suis arrivé à Paris en octobre dernier et j’ai passé 5 jours à la Chapelle à dormir dans la rue. En face du Camp. Je voulais me reposer mais ce n’était pas possible. Plusieurs personnes m’ont conseillé là-bas de partir pour Calais car c’était plus simple pour les démarches, plus rapide et qu’il y avait des organisations qui aidaient les éxilé.es.

Le 31/01, il me restait deux euros dans la poche et j’avais faim. J’ai « fait des courses » et je me suis assis dans un parc public pour manger. La police est venue le voir et ils m’ont demandé mes papiers. Je ne comprenais rien [Mohamed ne parle pas français et très peu anglais]. Ils m’ont embarqué au commissariat et là-bas on m’a donné un papier. J’ai refusé de signer car je ne comprenais pas ce qui était écrit [c’était une Obligation de Quitter le Territoire Français]. Du commissariat j’ai été amené dans un deuxième centre « Paris Charles de gaulle ». C’est là que j’ai voulu faire une demande d’asile mais on m’a dit que c’était trop tard.[2]

En tout je suis passé cinq fois devant le juge. J’avais des traducteurs différents à chaque fois mais très souvent je ne comprenais pas ce qu’ils me disaient car nous ne parlions pas le même arabe. Au tribunal on me reprochait à chaque fois de ne pas avoir demandé l’asile dès mon arrivée. J’ai pourtant dit que je n’ai pas pu le faire ne sachant ni où aller et ne connaissant ni la langue ni les institutions.

Fin février, le 22 si je me souviens bien la police de la prison est venue avec 4 personnes soudanaises. Je ne sais pas pourquoi ils sont venus me voir. La police ne m’a rien expliqué. Les soudanais m’ont dit qu’ils faisaient partie d’une organisation humanitaire qui aide les exilé.es. Ils avaient l’air bizarres c’est pour ça que je suis resté méfiant et surtout plutôt silencieux. Du fait de mon attitude ils ont mis fin à la discussion et on m’a ramené dans ma cellule[3]

Ils ont déjà voulu m’expulser le 24 février mais ils ne pouvaient pas car il n’y avait pas de papier de l’ambassade.Si je reviens au Soudan, les milices me tueront. Je ne peux pas rentrer ! De plus ma tribu est perçue comme opposante au régime.

Est-ce que vous me renvoyez pour mourir ? Rendez-moi ma liberté et laissez-moi commencer mes démarches. Emprisonné je ne peux rien faire. Je suis Darfouri et menacé de mort ! Comment voulez-vous que je fasse des démarches alors qu’il me faut du temps pour comprendre comment faire, connaître et savoir où aller?!

Je précise que l’attitude de la police est incorrecte et qu’à aucun moment je n’ai eu un traducteur qui parlait ma langue, mes droits ont été violés. Je n’ai pas trouvé la justice que j’espérais en France. Dommage. »

[1] http://www.refworld.org/docid/54f04…

[2] Il s’agit du centre de rétention du Mesnil Amelot.

[3] Normalement on présente les migrant.es aux ambassades dont ils dépendent. Elles doivent reconnaître le ressortissant et délivrer un laissez passer consulaire pour qu’ils ou elles puisse être expulsé.es.

On notera donc la nouveauté puisque ici la police et l’administration travaillent mais dans la main avec l’ambassade. Tout est bon pour déporter. Nous ajoutons que si visiblement l’accès au C.R.A. est facile pour le gouvernement soudanais.es, ce n’est pas la même chose pour les citoyen.ness, les médecins ou les avocat.es et que même les associations agréées par l’Etat. En effet, elles sont très strictement contrôlées et surtout limitées dans leur prérogatives.

Film documentaire « Les Migrants ne savent pas nager » LUNDI 6 MARS 20 H Lavoir Théâtre MENTON

Posté : 4 mars, 2017 @ 11:52 dans Citoyens solidaires, Manifestives et Culture, Medias : Articles presse Radios, Réfugiés - Migrants | Pas de commentaires »

· Lien pour s’enregistrer (ça prend 1mn) : http://doodle.com/poll/d6mnc5e8wq5k6z2u
· Soirée le 6 mars à Menton pour la soirée SOS Méditerranée avec projection du film

« Les migrants ne savent pas nager» de Jean-Paul Mari (Prix Albert Londres)

trailer on http://www.dailymotion.com/video/x4iptz7 )
· Suivie de témoignages de personnes ayant été à bord du bateau de SOS Méditerranée
· Lavoir Théâtre – 63 Boulevard du Fossan, Menton   · 20.30

Medias : RFI « Maraude interdite pour les migrants de Vintimille »

Posté : 4 mars, 2017 @ 11:41 dans Citoyens solidaires, Medias : Articles presse Radios, Réfugiés - Migrants | Pas de commentaires »

http://www.rfi.fr/emission/20170228-maraude-interdite-migrants-vintimille

Medias : Video « La route de la mort » entre Vintimille et Menton

Posté : 4 mars, 2017 @ 11:31 dans Medias : Articles presse Radios, Réfugiés - Migrants | Pas de commentaires »

http://www.video.mediaset.it/video/iene/puntata/cizco-la-route-de-la-mort_694721.html

Appel de Patrick Chamoiseau « Frères migrants », déclaration des poètes

Posté : 4 mars, 2017 @ 10:44 dans Citoyens solidaires, Réfugiés - Migrants | Pas de commentaires »

Au cours de la soirée « Poétiques de Résistance : Itinerrance« , Patrick Chamoiseau a lancé un vibrant appel de soutien et de solidarité envers les migrants, qui conclut son manifeste Frères migrants, qui paraît au Seuil en mai prochain. L’Institut du Tout-Monde s’associe à cet appel et vous propose en exclusivité, avec Mediapart, ce texte marquant :

Un film à visionner absolument, ici : « Exode »

Posté : 28 février, 2017 @ 2:07 dans Medias : Articles presse Radios, Réfugiés - Migrants | Pas de commentaires »

Cliquez sur ce lien : https://www.change.org/p/d%C3%A9claration-d-aide-aux-r%C3%A9fugi%C3%A9s

puis tapez le mot de passe « exode« .

Ce film a été fait avec les images prises depuis des smartphones donnés à des réfugiés, qui peuvent ainsi témoigner directement de leur terrible périple.

Lettre Service des relations internationales PCF- février 2017 « Migrants : Liberté Egalité Fraternité

Posté : 28 février, 2017 @ 1:03 dans Citoyens solidaires, Réfugiés - Migrants, Soutien aux sans-papiers | Pas de commentaires »

Document très argumenté en téléchargement : fichier pdf web 8p LRI Speěciale Migrant – feěvrier 2017

Textes de soutien lors de la mobilisation du 10/2/17 : Didier Fassin, Eric Fassin, Père François-Xavier Asso, Pierre Stambul pour UJFP, Secours catholique…

Posté : 22 février, 2017 @ 5:19 dans Mobilisation, Réfugiés - Migrants, Réunion publique, Soutien aux sans-papiers | Pas de commentaires »

http://www.liberation.fr/debats/2017/02/10/la-justice-contre-les-justes_1547591

Il y a quelques semaines, un ami qui est professeur de droit dans une grande université des Etats-Unis me raconta une anecdote tout à fait remarquable. Alors que, lors d’une réunion scientifique, il évoquait l’histoire de sa famille avec un collègue, tous deux se rendirent compte que le père du premier et la mère du second, l’un et l’autre juifs, devaient à l’engagement courageux du même homme, Aristides de Sousa Mendes, d’avoir pu échapper à la répression du régime nazi.

En effet,  au mois de juin 1940, alors que des dizaines de milliers de réfugiés fuyant l’arrivée de l’armée allemande se pressaient vers le Sud-Ouest pour tenter de passer en Espagne et rejoindre Lisbonne dans l’espoir de s’embarquer vers les Etats-Unis, Aristides de Sousa Mendes, Consul du Portugal à Bordeaux, émit quantité de visas, malgré l’interdiction du gouvernement du général Salazar. On estime à 30 000 le nombre de personnes auxquelles il permit de quitter la France, parmi lesquels 10 000 juifs, et ce alors même que le dictateur portugais l’avait démis de ses fonctions et placé sous surveillance avec une obligation de rapatriement. Sur le chemin du retour vers son pays, il aida encore plusieurs dizaines de réfugiés, que les douaniers espagnols venaient de refouler, à passer la frontière près d’Hendaye en usant de son autorité diplomatique.

Rentré au Portugal, il fut jugé pour avoir désobéi aux ordres de son gouvernement. Pour sa défense, il déclara: “C’était en effet mon but de sauver tous ces gens dont les souffrances étaient indescriptibles… Je ne pouvais pas les différencier car j’obéissais à une injonction humanitaire qui ne fait de distinction ni de race ni de nationalité.” Il fut condamné et destitué. Sa famille tomba en disgrâce. Aristides de Sousa Mendes mourut en 1954 dans la pauvreté et le déshonneur. Douze ans plus tard, le Mémorial Yad Vashem le reconnut comme “Juste parmi les nations”, mais il fallut encore plus d’une décennie pour que la République portugaise le réhabilitât, annulant toutes les charges qui avaient pesé sur lui. En 1995, une semaine d’hommage lui fut consacrée par son pays et le président Mario Soares déclara qu’il était “le plus grand héros portugais du vingtième siècle”.

Les parallèles historiques sont souvent approximatifs et je ne me hasarderai à comparer ni la France contemporaine avec la France défaite de 1940, ni le régime d’Antonio de Oliveira Salazar avec le pouvoir de François Hollande, ni les hauts-faits d’Aristides de Sousa Mendes avec les actes généreux de Cédric Herrou. Mais c’est pourtant au nom des mêmes valeurs d’entraide et d’une certaine conception de l’humanité que le consul portugais et l’agriculteur français ont fait acte de désobéissance civile, qu’ils ont permis à des réfugiés et des émigrés de traverser des frontières de manière illégale mais sûre, et qu’ils leur ont donné la chance de trouver un refuge sur des terres plus hospitalières. Et c’est malheureusement avec la même vision étroite de la loi, la même priorité donnée à la répression sur la compassion, le même acharnement à punir ce qui devrait être célébré que la justice de Lisbonne en 1941 et le parquet de Nice en 2017 ont poursuivi les deux hommes.

Quelque soit la décision du tribunal – et l’on peut encore espérer qu’il prononcera un acquittement – il est clair que l’incrimination de Cédric Herrou procède avant tout d’une intention dissuasive. Il s’agit de décourager celles et ceux qui voudraient aider des personnes qui ont le plus souvent fui la misère et la guerre. Hier comme aujourd’hui, l’État réprime le délit de solidarité. Mais il est des moments où la désobéissance civile est la seule voie pour des hommes et des femmes d’honneur. C’est le cas lorsque l’existence d’autres êtres humains est en jeu. Les deux universitaires qui découvraient la commune histoire de leurs parents en étaient, littéralement, la preuve vivante.

Didier Fassin
 Professor of Social Science, Institute for Advanced Study, Einstein Drive, Princeton, NJ 08540 USA

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https://blogs.mediapart.fr/eric-fassin/blog/100217/pour-cedric-herrou-hommage

Aux êtres véritablement humains la France reconnaissante

Cédric Herrou a été jugé pour l’exemple – pour décourager celles et ceux qui continuent de se mobiliser pour les droits humains, dans la vallée de la Roya, à Calais et partout en France. Or Cédric Herrou aura été exemplaire – au point d’encourager celles et ceux qui refusent de se démobiliser, dans la vallée de la Roya, à Calais et partout en France. C’est un exemple de responsabilité, face à des responsables irresponsables. C’est un exemple d’humanité, contre l’inhumanité des pouvoirs publics. C’est un exemple de solidarité, dans un pays où la solidarité reste un délit.

C’est aussi un exemple, parce qu’il nous aide à penser politiquement contre la dérive politique qui nous menace. À ceux (qu’ils s’en vantent ou pas) qui préfèrent leur famille à leurs voisins, et leurs voisins aux étrangers, sa mère a magnifiquement répondu : « Pour que vous compreniez… nous avons été “famille d’accueil” pendant 25 ans. Alors quand Cédric vous dit que ces enfants qu’il voit sur nos chemins et nos routes de la Roya, ce sont ses frères et ses sœurs, il ne vous ment pas. »

Cédric Herrou rappelle à l’ordre les pouvoirs publics qui n’invoquent la loi que pour faire oublier qu’ils ne la respectent pas. Et à nous toutes et tous, il rappelle, coûte que coûte, que nous ne sommes pas condamnés, même au risque d’une condamnation judiciaire,  à accepter l’inacceptable, à nous résigner à la France telle qu’elle va, c’est-à-dire bien mal. Pour ce double rappel, comme nous tous, et au nom de nous tous, je lui dis ma, notre gratitude.

Aujourd’hui, un jugement est rendu à Nice. Mais ce qui restera, au tribunal de l’histoire, c’est le témoignage exemplaire d’un homme qui a fait preuve d’humanité en se battant pour les droits humains ; tandis que ceux qui traitent les migrants comme des déchets finiront dans les poubelles de notre histoire nationale. Voilà à qui nous avons affaire, pour le meilleur, avec Cédric Herrou, ou pour le pire, avec ceux qui le persécutent.

Éric Fassin
sociologue, professeur à l’université Paris-8 Vincennes – Saint-Denis

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PRISE DE PAROLE du prêtre François-Xavier ASSO (Tende)

Vendredi 10 février 2017

Nous avons le devoir de désobéir aux lois injustes, inhumaines, comme cela se fait actuellement aux États-Unis, par un vaste mouvement de contestation contre les décrets arbitraires de Donald TRUMP, tout comme l’ont fait dans les années 65 Rosa PARKS, le Pasteur Martin Luther KING et tant d’autres…

Nous, Rotubiens (= habitants de la Roya selon la racine latine), nous nous insurgeons contre la déshumanisation des rapports humains.

Nous, Rotubiens, nous rappelons à nos élus municipaux, départementaux, régionaux, députés que nous ne les avons pas élus pour exercer de la répression… mais bien pour faciliter le vivre-ensemble…

Ainsi il est faux d’affirmer que la France « ne peut pas accueillir toute la misère du monde », d’abord parce que TOUTE la misère du monde n’est pas rassemblée à nos frontières… Par contre la misère peut se partager… car

• la misère de mon frère attend un sourire de ma part… 

• la misère de mon frère attend une poignée de main secourable…

• la misère de mon frère attend mon regard d’amitié qui lui rende sa dignité d’Etre Humain…, l’aide à sortir des situations de guerre, de famine, de démocrature…

Alors la soupe partagée aura le bon goût de l’Amour…

Est-ce irréalisable ?… est-ce utopique ?… Nous ne le pensons pas. Et il nous semble, à nous, Rotubiens, que nous pouvons reprendre l’affirmation d’un Président des Etats-Unis, YES, WE CAN !…

Enfin, souvenons-nous de cette légende du Pays Niçois : au cours de ses expéditions pour réaliser ses Douze Travaux, Hercule vint à passer dans notre pays. Ecoutant les doléances des habitants qui avaient tant de mal à se frayer un passage dans la montagne pour aller de l’autre coté voir leurs semblables, Hercule prit sa fameuse massue, et d’estoc et de taille, il fraya un passage pour permettre les communications entre Nord et Midi…

Cette massue d’Hercule, c’est nous… YES, WE CAN !

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Texte de Jean-Marc Lévy-Leblond présent le 10 en soutien, voir la pétition :
https://www.change.org/p/d%C3%A9claration-d-aide-aux-r%C3%A9fugi%C3%A9s

fichier pdf Déclaration d’aide aux réfugiés JMLL

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Discours du  Secours catholique,  Véronique Fayet – Présidente nationale, Bernard Thibaud – Secrétaire général :
fichier pdf Secours Catho Mineurs en danger Secours Catho Mineurs en danger

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Lecture du communiqué de Pierre STAMBUL au nom de l’Union Juive Française pour la Paix :

fichier pdf pierre stambul UJFP

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Lecture de la trajectoire du jeune Kasim, Soudanais : fichier pdf Kasim

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Lecture du compte rendu de maraude du 6/2/2017 à Vintimille : fichier pdf texte maraude 6.2.17

 

 

L’horreur froide de la frontière 17/2/17 : électrocuté sur le toit d’un train

Posté : 18 février, 2017 @ 1:55 dans Réfugiés - Migrants | Pas de commentaires »

La frontière criminelle de nos élus irresponsables :


Nos voies ferrées, nos routes ont été faites pour les échanges humains,
commerces, loisirs, études, relations en tout genre…
Impraticables mirages pour les migrants, de plus en plus nombreux sont ceux qui y laissent la vie. Horreur et froideur déshumanisée des responsables qui se cachent derrière des textes administratifs, des lois qu’ils ne respectent pas eux-mêmes, et des chiffres qu’ils agitent comme des épouvantails électoralistes…
Il, ou elle,  est méconnaissable, devenu pour de bon « invisible », fondu dans cette masse que les politiques, les medias, tout un chacun appelle désormais : « les migrants ».

Parti de Vintimille et arrivé à Cannes… jamais arrivé…
Adieu soeur, frère…

http://www.nicematin.com/faits-divers/un-homme-decouvert-electrocute-dans-une-gare-sncf-115322

Le corps d’un homme a été retrouvé ce matin, vers 9h20, à la gare de triage de Cannes la Bocca.

La victime serait montée sur le toit d’un train en partance de Vintimille, ou entre Vintimille et Cannes, rapporte le site Riviera24.it. L’homme aurait agrippé un pantographe, relié au câble à haute tension, et se serait électrocuté. Selon nos confrères, le malheureux a été retrouvé le poing serré autour du pantographe.

Selon nos informations, le train, parti de Vintimille à 5h30, a été remorqué jusqu’à la gare de triage de Cannes-la-Bocca à la suite d’un problème technique. C’est dans cette gare que le corps de l’homme, carbonisé, a été retrouvé.

Les polices italiennes et françaises collaborent afin de comprendre les circonstances du drame. La police ferroviaire italienne visionne actuellement les images des caméras de surveillance de la gare de Vintimille, afin de vérifier si la victime y est montée à bord du train.

D’après nos informations, le malheureux serait âgé d’une vingtaine d’années. Les forces de l’ordre cherchent à l’identifier, et à vérifier s’il s’agit d’un migrant.

http://www.lastampa.it/2017/02/17/edizioni/imperia/migrante-muore-folgorato-su-un-treno-xx5jLQYWxCaDc6KiWTKErL/pagina.html?utm_source=dlvr.it&utm_medium=facebook

http://www.riviera24.it/2017/02/cadavere-rinvenuto-sul-treno-francese-potrebbe-trattarsi-di-un-migrante-salito-sul-convoglio-a-ventimiglia-247570/

http://www.riviera24.it/2017/02/indagini-sul-cadavere-trovato-su-tetto-del-treno-a-cannes-quasi-certo-che-si-tratti-di-un-migrante-morto-a-ventimiglia-247597/

http://www.riviera24.it/2017/02/il-ter-trainato-dalla-stazione-di-ventimiglia-fino-a-cannes-la-bocca-poi-la-macabra-scoperta-247614/

Media : Nice matin 17/2/17 Réunion publique 16/2 Fac de Nice « Migrants, les étudiants aussi se sentent concernés »

Posté : 18 février, 2017 @ 1:19 dans Medias : Articles presse Radios, Réfugiés - Migrants | Pas de commentaires »

fichier pdf NM 17 02 17 étudiants et migrants NM 17 02 17  étudiants et migrants-page-001

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