ROYA CITOYENNE – Résistances en Roya

solidarité, renforcement du réseau social, réflexion sur des projets de société respectueux de l'humain et de la nature…

Archive pour la catégorie 'Réfugiés – Migrants'

Media : RFI 16/2/17 des réfugiés accueillis à Breil

Posté : 18 février, 2017 @ 12:22 dans Citoyens solidaires, Medias : Articles presse Radios, Mineurs Isolés Etrangers, Réfugiés - Migrants, Soutien aux sans-papiers | Pas de commentaires »

http://www.rfi.fr/france/20170216-roya-migrants-refugies-frontiere-france-italie-breil-mineurs-afrique

A écouter ….

Communiqué du POID 06 au 31/1/2017

Posté : 16 février, 2017 @ 6:54 dans Citoyens solidaires, Droits de l'homme - Société, Réfugiés - Migrants, Soutien aux sans-papiers | Pas de commentaires »

COMMUNIQUE

Parti   Ouvrier Indépendant Democratique  (POID 06)

Libre circulation pour les migrants

Arrêt des perquisitions

 chez les habitants pour « délit de solidarité »

Arrêt des gardes à vue

 Fuyant les guerres, les bombardements et les plans de pillage du FMI, des milliers de migrants,hommes, femmes, enfants, continuent à errer sur les routes de l’exil au péril de leur vie.

Qui est responsable de cette situation ?

Les gouvernements, dont le gouvernement français, qui sous la houlette des Etats-Unis? ont décidé les guerres. Ils disent eux-mêmes qu’elles se poursuivront encore longtemps. Ils justifient ainsi l’augmentation des crédits de guerre. Le Parlement français vient de rajouter 5 milliards au budget des armées ,1,2milliards pour les OpEx (opérations militaires extérieures) cad la guerre contre les peuples… au détriment des budgets des services publics par exemple 4,5 milliards d’économies pour les seuls hôpitaux pour 2015/2017 .

 Tous sont favorables à l’augmentation des crédits de l’OTAN.

Est-ce ainsi que l’on arrêtera le flot des migrants ?

Dans la vallée de la Roya qui jouxte l’Italie, malgré le froid des dizaines et dizaines de migrants continuent d’affluer pour demander asile, dans un état de santé souvent précaire.
Les forces de police,la gendarmerie, l’armée, multiplient les contrôles « musclés » et les patrouilles aux frontières, pour refouler les migrants, y compris les mineurs, violant ainsi les conventions internationales qui les protègent.

Les perquisitions, les gardes à vue prolongées, les inculpations se multiplient chez les habitants qui leur viennent en aide en lieu et place de l’État : accueil en foyer de l’enfance insuffisant et inadapté, manque de centres d’accueil, de soins… Traités comme des délinquants ils peuvent être condamnés jusqu’à 5 ans de prison et 30 000 euros d’amende !

Le Parlement vient de prolonger l’État d’Urgence qui permet de poursuivre les migrants, les habitants…

Est-ce ainsi que l’on arrêtera le flot des migrants ?
Leur « légalité » c’est de poursuivre les guerres.

Leur « légalité » c’est de poursuivre l’Etat d’urgence, ce sont les  accords de Schengen (frontières définies par l’Union Européenne) qui en rétablissant les frontières et le contrôle aux frontières permettent à ce gouvernement de refouler les migrants et condamner ceux qui se portent à leur secours.

IL n’y aura aucune solution positive si l’on ne rompt pas avec la politique actuelle, celle du gouvernement de la 5è République, de l’Union Européenne et du système capitaliste fauteur de guerre et d’exploitation.

Arrêt des poursuites contre les habitants solidaires des migrants

Respect des droits fondamentaux des mineurs

Logement et soins pour tous les migrants

Libre circulation des migrants

NON à la guerre. Arrêt des bombardements !

Retrait immédiat de toutes les interventions militaires qui jettent sur les routes des millions d’hommes, de femmes et d’enfants

Nice le 31 janvier 2017

Pour tout contact : poid.nice@gmail.com

NICE MATIN 8/2/2017 « Cédric : Nous irons jusqu’au bout et même plus loin » + plainte déposée + rapport Amnesty

Posté : 9 février, 2017 @ 1:20 dans Droits de l'homme - Société, Medias : Articles presse Radios, Mobilisation, Réfugiés - Migrants, Soutien aux sans-papiers | Pas de commentaires »

Document en téléchargement au format pdf : fichier pdf NM 08 02 17 MIE reconduits Italie

Amnesty international : ce que cache le mot « délit de solidarité »

Posté : 9 février, 2017 @ 12:27 dans Citoyens solidaires, Droits de l'homme - Société, Réfugiés - Migrants | Pas de commentaires »

https://www.amnesty.fr/refugies-et-migrants/actualites/refugies-que-cache-le-mot-delit-de-solidarite

Publié le 05.01.2017.
A la frontière franco-italienne, des citoyen.ne.s sont poursuivi.e.s du fait de leur activité auprès de personnes migrantes ou réfugiées en provenance d’Italie. L’occasion de faire le point sur ce que dit le droit français, européen et international sur le sujet.

La notion de « délit de solidarité » n’existe pas juridiquement. Elle a été utilisée par des associations pour dénoncer ce qu’elles considèrent comme étant un usage abusif de la loi.

La notion de « délit de solidarité » n’existe pas juridiquement.

Cette notion se rapporte à un article du Code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile (CESEDA) – article L. 622-1, datant de 1945, et qui punit jusqu’à cinq ans d’emprisonnement et une amende de 30 000 euros « toute personne qui aura, par aide directe ou indirecte, facilité ou tenté de faciliter l’entrée, la circulation ou le séjour irréguliers d’un étranger en France« .

Lire aussi : La France et la Suisse, complices de l’Italie

LES EXCEPTIONS « HUMANITAIRES » PRÉVUES PAR LA LOI

Jusqu’à 2012, la seule assistance légale à un étranger en situation irrégulière était soumise à la condition que celui-ci se trouve en « danger actuel ou imminent ». Une condition trop restrictive pour couvrir tous les cas d’aide légitime à une personne en situation irrégulière.

Le 25 juillet 2012, Manuel Valls avait promis de « mettre fin au délit de solidarité qui permet de poursuivre l’aide désintéressée, apportée à des étrangers en situation irrégulière, sur la même base juridique utilisée pour les filières criminelles d’immigration« .

Désormais, la loi prévoit qu’il ne peut y avoir de poursuites pénales lorsque l’aide à un étranger en séjour irrégulier a consisté à fournir :

des conseils juridiques

des prestations de restauration, d’hébergement ou de soins médicaux destinées à assurer des conditions de vie dignes et décentes à l’étranger,

toute autre aide visant à préserver la dignité ou l’intégrité physique de celui-ci.

Les protections issues de cette réforme restent restrictives dans la mesure où l’aide ne peut porter que sur des domaines précis, essentiellement humanitaires, et doit être accordée sans contrepartie « directe ou indirecte », ce qui doit être démontré.

Découvrir : notre campagne I Welcome

CE QUE DIT LE DROIT INTERNATIONAL ET EUROPÉEN

L’assemblée générale des Nations unies a reconnu le 8 mars 1999 le droit et le rôle des individus dans la protection et la réalisation des droits humains. Les limites pouvant y être apportées doivent être exceptionnelles et en conformité avec le droit international, dans le but d’assurer notamment la protection des droits et libertés d’autrui ou pour des raisons d’ordre public.

Une directive européenne du 28 novembre 2002 définissant l’aide à l’entrée, à la circulation et au séjour irréguliers impose aux États membres d’adopter des sanctions à l’encontre de quiconque :

aide un étranger à pénétrer sur le territoire d’un État membre, ou à transiter par un Etat membre ;

aide sciemment, dans un but lucratif, une personne non ressortissante d’un État membre à séjourner sur le territoire d’un État membre en violation de la législation de cet État relative au séjour des étrangers.

La directive précise en outre que «tout État membre peut décider de ne pas imposer de sanctions à l’égard du comportement défini au paragraphe 1, point a (aide à l’entrée ou au transit) en appliquant sa législation et sa pratique nationales, dans les cas où ce comportement a pour but d’apporter une aide humanitaire à la personne concernée ».

Lire aussi : au Portugal, gouvernement et citoyens ouvrent grand leurs portes

CE QU’EN PENSE NOTRE ORGANISATION

Notre organisation n’est pas en mesure de donner un avis sur les situations des personnes qui sont actuellement poursuivies pour avoir commis, selon les autorités, un délit d’aide à l’entrée et au séjour des étrangers en France. Cependant, nous considérons que l’action de l’Etat, dans ces situations, doit toujours être conduite en référence aux deux principes suivants qui constituent notre position sur le sujet :

1. Les actions menées par des personnes ou des organisations pour protéger les droits des migrants, des demandeurs d’asile et des réfugiés ne devraient pas être pénalisées. Les condamnations vont à l’encontre des obligations des Etats en matière de droits humains.

2. Les Etats ne doivent pas seulement prendre des mesures positives pour assurer le respect et la protection des droits des migrants et des réfugiés, ils doivent aussi s’abstenir de conduire des actions empêchant ou dissuadant tout individu ou toute organisation de fournir une assistance humanitaire à ces personnes.

Rapport d’Amnesty international 8/2/2017 « Frontière italienne : des contrôles aux frontières du droit »

Posté : 9 février, 2017 @ 12:23 dans Droits de l'homme - Société, Réfugiés - Migrants, Soutien aux sans-papiers | Pas de commentaires »

https://www.amnesty.fr/refugies-et-migrants/actualites/frontiere-franco-italienne-des-controles-aux-frontieres

FRONTIÈRE FRANCO-ITALIENNE :

DES CONTRÔLES AUX FRONTIÈRES DU DROIT

Publié le 08.02.2017.

Notre récente enquête à la frontière entre la France et l’Italie révèle que les contrôles sur place portent atteinte au droit d’asile et ne respectent pas la législation française. Des révélations accablantes alors que la justice française doit se prononcer sur la situation de Cédric Herrou pour « délit de solidarité ».

Une mission d’observation dans les Alpes-Maritimes, réalisée du 19 janvier au 26 janvier 2017, a permis de dresser un constat précis des violations de la France à l’encontre des réfugiés qui franchissent la frontière franco-italienne.

Les autorités n’appliquent pas les garanties et ne respectent pas les droits des personnes qu’elles contrôlent à la frontière. Le plus souvent, les renvois vers l’Italie sont organisés sans formalités, dans des conditions qui laissent penser que tout pourrait très bien être organisé de façon à ce que les personnes ne puissent exercer leurs droits.

Dans la plupart des cas, les personnes contrôlées à la frontière se retrouvent privées de toute possibilité de faire valoir leurs droits, notamment celui de solliciter l’asile. Madou, guinéenne, nous explique :

« La deuxième fois, j’ai retenté par le train et ils m’ont reconnu je crois à la gare de Menton Garavan et m’ont fait descendre. Cette fois-ci personne ne m’a remis de document. Mais on a pris mon nom, ma nationalité et ma date de naissance quand même. J’ai été remise directement dans le train pour Vintimille, 20 minutes après. Ensuite j’ai essayé de franchir la frontière en marchant cette fois-ci le long des voies de chemin de fer. J’ai été arrêtée là-bas et la police m’a de nouveau ramenée à Vintimille.

Maintenant je ne sais plus du tout quoi faire. J’ai très peur de retenter et de me faire de nouveau arrêter par la police qui risque de m’envoyer dans le camp de Torrente.

Je n’ai plus du tout d’argent pour repayer le train ou un bus pour remonter. Moi tout ce que je veux c’est aller en France rejoindre des membres de ma famille qui ont la nationalité et y déposer l’asile. Le voyage pour venir jusqu’en Italie était déjà très long et très éprouvant. J’ai des problèmes de santé importants que personne n’a pris en compte. A aucun moment je n’ai pu me faire soigner. »

.Les enfants non accompagnés ne font pas l’objet de l’attention requise par leur situation de vulnérabilité et qu’exige pourtant la législation française de protection de l’enfance. Bilal, Erythréen :

«Lorsque tu te fais arrêter souvent à Menton ou juste avant, il y a deux possibilités. Si tu es mineur, dans ce cas les policiers te remettent directement dans le train.

Si tu es majeur ou qu’ils te considèrent comme majeur, ils t’emmènent au poste de police de Menton à côté de la gare et là entourés de policiers, ils te remettent ensuite aux policiers italiens qui se trouvent à la frontière juste en face. 

De là il faut ensuite marcher pour retourner à Vintimille qui est à 10 kms. Lorsque tu dis que tu es mineur, il s’en fiche. Les policiers ne te donnent aucune information. Ils sont totalement silencieux. On n’est informé de rien. On nous donne parfois un document et parfois rien. Lorsqu’on nous parle c’est toujours en français et il n’y a pas d’interprète. On ne comprend absolument rien.»

LES MANQUEMENTS DE LA FRANCE POUSSENT LES CITOYENS À SE MOBILISER

Au cours de cette mission, nous avons rencontré plusieurs acteurs locaux, qu’il s’agisse d’organisations non gouvernementales, d’avocats, de professionnels impliqués directement ou indirectement sur ces questions, ou encore de citoyens engagés venant en aide aux personnes réfugiées et migrantes.

Les informations collectées sur place et les observations conduites par AI France durant la mission ont été enrichies par l’expérience des membres d’AI France engagés localement sur le terrain depuis plusieurs années.

Ce sont précisément ces violations des droits humains commises par les autorités françaises qui ont contraint des citoyens à se mobiliser pour venir en aide aux personnes réfugiées et migrantes ; des citoyens qui, de façon paradoxale, se retrouvent, pour certains d’entre eux, poursuivis par l’Etat français.

Ni le ministère de l’Intérieur – Direction centrale de la police aux frontières, Direction de l’asile et cabinet du ministre de l’Intérieur – ni le Préfet des Alpes-Maritimes n’ont apporté de réponse à nos demandes formulées en amont de cette mission.

Lire aussi : Ce que cache le mot « délit de solidarité »

UNE SITUATION EXCEPTIONNELLE

En 2016, la préfecture des Alpes-Maritimes aurait interpellé près de 35000 personnes sur l’ensemble du département des Alpes-Maritimes, ce qui représenterait une augmentation de plus de 40% par rapport à l’année 2015.

La grande majorité de ces interpellations a eu lieu à la frontière franco-italienne. Selon la préfecture des Alpes- Maritimes, neuf personnes sur 10 interpellées auraient été réadmises en Italie. On peut en déduire qu’au moins 30 000 mesures de non admission ont donc été prononcées en 2016 dans ce seul département, ce qui représente presque 70% de l’ensemble des mesures de refus d’entrée prononcées sur l’ensemble du territoire.

Ces quelques chiffres illustrent la situation exceptionnelle qui prévaut sur cette portion du territoire français. Il apparaît difficilement concevable de considérer que les observations et les informations collectées ne seraient que le reflet de pratiques peu courantes ou isolées, qui ne concerneraient qu’un nombre restreint de personnes.

Signer la pétition : l’Europe doit agir pour les réfugiés bloqués dans le froid en Grèce

LA FRANCE ET L’ITALIE, CO-RESPONSABLES DE LA SITUATION

Les modalités de contrôle de la frontière ont pour conséquence d’exacerber la situation. Déjà fortement éprouvées par des situations très difficiles dans leurs pays et leurs parcours d’exil, les réfugiés ou migrants se retrouvent coincés entre deux frontières, dans des conditions de dénuement manifeste. Ces personnes sont placées dans une très grande précarité, sans accès à un hébergement, à l’eau, à la nourriture ou à des conditions d’hygiène élémentaires.

Les points de passage se sont multipliés, aux risques et périls de ceux qui doivent franchir la frontière. Chaque jour, des personnes, dont des enfants, tentent désespérément de passer. La précarité de leur situation et le fait de devoir trouver d’autres moyens pour franchir la frontière ne font que nourrir les réseaux de traite et de trafic, qui s’enrichissent de part et d’autre de la frontière.

A rebours de certains discours, eux-mêmes en décalage avec le droit, il est impératif de réaffirmer que quel que soit son statut, régulier ou irrégulier, toute personne présente sur le sol français, a le droit au respect des droits humains.

LIBERATION 8/2/2017 : « Au rapport (d’Amnesty international) : Migrants rejetés vers l’Italie, l’Etat français s’assoit sur le droit »

Posté : 8 février, 2017 @ 4:21 dans Droits de l'homme - Société, Medias : Articles presse Radios, Mineurs Isolés Etrangers, Réfugiés - Migrants | Pas de commentaires »

http://www.liberation.fr/france/2017/02/08/migrants-rejetes-vers-l-italie-l-etat-francais-s-assoit-sur-le-droit_1546973?xtor=EPR-450206&utm_source=newsletter&utm_medium=email&utm_campaign=quot

Au rapport

Migrants rejetés vers l’Italie : l’Etat français s’assoit sur le droit

Par Sylvain Mouillard — 8 février 2017 à 07:13
 
Poste de police à Saint-Ludovic, à la frontière franco-italienne, entre Vintimille et Menton, dans la nuit du 8 au 9 octobre 2016. Le sentier de l’espoir pour des migrants qui tentent de gagner la France via l’autoroute italienne et la montagne.
LIBERATION 8/2/2017 :
Photo Laurent Carré pour «Libération»

 

Dans un rapport dévoilé ce mercredi, Amnesty International France pointe les violations répétées et quasi systématiques des droits des personnes migrantes venant d’Italie.

  •  Migrants rejetés vers l’Italie : l’Etat français s’assoit sur le droit

La frontière franco-italienne est devenue une zone de non-droit. C’est ce qui ressort de la mission d’observation conduite sur place par Amnesty International France entre le 19 et le 26 janvier. La synthèse de ce travail, que Libération a pu consulter et qui sera rendue publique mercredi, fait état de la violation quasi systématique des droits humains des milliers de personnes migrantes franchissant la frontière pour rejoindre le territoire français. «Il ne s’agit pas de faits isolés», pointe Jean-François Dubost, responsable du programme «Protection des populations» pour Amnesty.

En 2016, au moins 30 000 mesures de non-admission ont été prononcées dans le département des Alpes-Maritimes, soit près de 70% du total pour la France cette même année. A chaque fois, un seul objectif semble primer : repousser les migrants vers l’Italie, sans s’embarrasser des règles établies. Amnesty, qui a consulté de nombreuses associations, organisations humanitaires ou syndicats, n’a en revanche reçu aucune réponse des autorités, pourtant sollicitées à de multiples reprises. L’organisation pointe trois manquements au droit : le non-respect de la législation sur le contrôle aux frontières, les atteintes au droit d’asile et le non-respect des droits de l’enfant.

Des renvois illégaux vers l’Italie

Dans la foulée des attentats du 13 novembre 2015, les contrôles aux frontières ont été rétablis. Une décision qui «ne signifie pas pour autant un blanc-seing pour renvoyer sans formalité les personnes vers l’Italie», remarque Amnesty. Ainsi, une décision de refus d’entrée doit être notifiée à chaque personne refoulée, qui dispose aussi de droits minimaux. Notamment la possibilité de recevoir l’assistance d’un interprète, celle de ne pas être renvoyée immédiatement et de disposer d’un «jour franc» pour s’organiser, celle de faire un recours…

À lire aussi : Le portrait de Cédric Herrou, l’agriculteur solidaire de la vallée de la Roya

Or, remarque Amnesty, dans les faits, «la procédure appliquée présente de très nombreuses défaillances, lorsqu’elle n’est pas tout simplement ignorée». Il n’est pas rare que les migrants se voient remettre uniquement la première page du refus d’entrée, les deux suivantes, notamment relatives à l’information sur les droits, étant absentes. La langue utilisée par les forces de l’ordre est «systématiquement le français». Résultat, «les personnes concernées ne comprennent pas la procédure».

De nombreuses mesures de non-admission sont remplies de manière très sommaire, en contradiction avec l’obligation de rendre une décision «motivée». Amnesty évoque également les arrestations «systématiques» dans le train Vintimille-Menton, parfois sur «dénonciation de certains membres du personnel ferroviaire, ou de certains passagers». «Par la suite, les personnes sont gardées par les forces de l’ordre en attendant de les renvoyer vers Vintimille par le train suivant.»

Le droit d’asile bafoué

La théorie est pourtant simplissime. «Dès lors qu’une personne déclare vouloir solliciter l’asile, y compris à la frontière, les autorités françaises sont tenues de prendre en compte cette demande et de l’enregistrer», remarque Amnesty, qui rappelle que ce droit est garanti par la Constitution française. Dans la pratique, il s’avère «extrêmement difficile voire impossible» pour une personne migrante de demander l’asile en France. Moins de dix personnes l’ont sollicité à la frontière des Alpes-Maritimes l’an passé.

Les nationalités des hommes et des femmes venant d’Italie laissent pourtant deviner un fort besoin de protection. Soudan, Erythrée, Afghanistan : trois Etats dont les ressortissants reçoivent pourtant très souvent le statut de réfugié en raison de ce qu’ils endurent dans leur pays d’origine. Plusieurs raisons sont avancées par les auteurs de la mission d’observation. Notamment «l’absence d’examen des situations de façon attentive et personnalisée», et le «contexte général des contrôles [qui] peut jouer comme un facteur de dissuasion».

Les droits des mineurs ignorés

«Les enfants ne sont pas du tout épargnés, alors que l’Etat a pourtant l’obligation de les protéger», remarque Jean-François Dubost. Amnesty a pu recenser plusieurs cas de mineurs renvoyés vers l’Italie sans même avoir reçu de décision de refus d’entrée, «en violation flagrante […] de la loi française». Parmi eux, certains étaient «pourtant protégés et effectivement pris en charge par l’Aide sociale à l’enfance».

Souvent, les autorités semblent considérer qu’un mineur est accompagné «dès lors qu’il serait entouré d’adultes». Une interprétation abusive. Il faudrait, en théorie, désigner un représentant légal à chacun de ces mineurs. «C’est d’autant plus dangereux que des réseaux de passeurs se développent dans ces zones, dont les enfants sont souvent les premières victimes», alerte Jean-François Dubost.

Des citoyens criminalisés

Confrontés aux carences de l’Etat, de nombreux citoyens de la région ont décidé de venir en aide aux migrants. «Face à cette mobilisation, la réponse des autorités locales et nationales n’est pas à la hauteur de l’enjeu humain», regrette Amnesty, qui détaille les «moyens massifs déployés contre les migrants et les aidants» : armée, gendarmerie, police aux frontières, jumelles infrarouges et détection de mouvement, véhicule 4×4, et même, «semble-t-il», un drone de reconnaissance.

Pour l’organisation, «le choix consistant à intimider et dissuader ces mobilisations citoyennes en criminalisant leur action ne constitue pas une réponse acceptable ni adaptée». Un cas emblématique: celui de l’agriculteur Cédric Herrou, contre lequel ont été requis huit mois de prison avec sursis. L’homme connaîtra son jugement le 10 février.

Sylvain Mouillard

La frontière tue encore : un réfugié percuté par un train entre Vintimille et Menton

Posté : 6 février, 2017 @ 2:46 dans Medias : Articles presse Radios, Réfugiés - Migrants | Pas de commentaires »

http://www.nicematin.com/faits-divers/un-migrant-tue-dans-le-tunnel-ferroviaire-entre-vintimille-et-menton-112217

http://www.riviera24.it/2017/02/investito-da-un-treno-un-migrante-che-muore-sul-colpo-traffico-da-e-verso-la-francia-bloccato-246524/

 

 

AFPA : Formation gratuite en ligne (MOOC) pour l’apprentissage du français

Posté : 6 février, 2017 @ 1:18 dans Citoyens solidaires, Réfugiés - Migrants, Soutien aux sans-papiers | Pas de commentaires »

- l’AFPA lance un Mooc (massive open online course en anglais, ou formation en ligne ouverte à tous (FLOT) de FLE (Français Langue Etrangère) destiné aux migrants,
ouvert à tous notamment association qui accompagnent les migrants
traduit en quatre langues (anglais, arabe, patcho et dari). Une première en France. – See more at: https://www.afpa.fr/actualites/l-afpa-lance-un-mooc-fle-pour-l-apprentissage-du-francais-et-des-valeurs-de-la-republique#sthash.0I7VN7Mz.dpuf

- Réfugiés : apprendre le français et les « valeurs républicaines » sur internet 

http://www.france24.com/fr/20170202-refugies-afpa-cours-internet-francais-valeurs-republicaines-gad

GISTI : 2017 Des délinquants solidaires mobilisés dans toute la France et à NICE le 10

Posté : 6 février, 2017 @ 12:48 dans Citoyens solidaires, Mobilisation, Réfugiés - Migrants, Soutien aux sans-papiers | Pas de commentaires »

http://www.gisti.org/spip.php?article5622

2017 : des délinquants solidaires

mobilisés dans toutes les régions de France

Trois rassemblements nationaux, à Lille le 8 février, à Paris le 9 février et à NIce le 10 février.
Et bien d’autres initiatives locales passées et futures prises notamment par les organisations signataires du manifeste des délinquants solidaires

Auvergne-Rhône-Alpes

21 janvier, Montpellier

  • Rassemblement contre les expulsions et en solidarité avec les délinquants solidaires
    Pancarte « La Roya L’Aura » même combat (AuRA, abréviation du nom de la région)
    info document -  voir en grand cette image"
Bourgogne-Franche-Comté

9 février, Dijon

  • Rassemblement et chaîne humaine à 18H
    Appel interassociatif : « Douze procès en cours pour aide (bénévole) aux étrangers ! Halte à l’intimidation ! Oui à la solidarité ! »
Centre – Val de Loire
  • 9 février, Orléans (45) _ Rassemblement à partir de 12h30 devant le tribunal d’Orléans
Grand Est

9 février 2017, à Strasbourg

  • Rassemblement place Kléber, 16H30, « Pour en finir avec le délit de solidarité. Plus d’infos

30 janvier 2017, à Bezannes (Marne)
Une éducatrice de la Sauvegarde de la Marne est menacée de licenciement pour avoir témoigné sur les conditions indignes d’accueil des jeunes du foyer de mineurs isolés de la Sauvegarde de la Marne à Châlons-en-Champagne

Hauts de France

9 février, Creil (60)

  • Rassemblement à partir de 18h sur le parvis de la gare de Creil pour distribution du manifeste et formation d’une chaîne de solidarité

8 février, Lille (59)

Île-de-France

9 février, Paris (75)

  • Rassemblement à partir de 10h, Place de la République (demande déposée auprès de la préfecture) avec notamment la présence de « délinquants solidaires » qui prendront la parole pour témoigner des poursuites ou condamnations dont ils ont fait l’objet.
    Page de l’événement Facebook : ici
Normandie

11 février, Le Havre

9 février, Saint-Lô

  • Rassemblement à 18 H organisé par le Collectif Manche pour les droits des étrangers.
    Lire son appel
Nouvelle Aquitaine

10 février, Pau (64)

  • Rassemblement-action à 14h devant le palais de justice
    à l’appel du collectif délinquants solidaires Pau et environ

9 février, Bayonne

  • Rassemblement à 18:00 devant la sous-préfecture.

9 février, Limoges (87)

9 février, Pau (64)

  • Conférence de presse
Occitanie

9 février, Albi (81)

  • Rassemblement

9 février à Figeac (46}

  • Rassemblement à 17H devant le palais de justice

9 février à Rodez (12)

  • Projet de rassemblement à Rodez devant la préfecture
    avec Mom O’Chaud

9 février, Tarbes (65)

  • Rassemblement à 18h devant le Palais de Justice

4 janvier à Alès

Paca

10 février à Nice 
Jour où le verdict du procès de Cedric Hérrou sera communiqué (TGI de NIce)

info document -  voir en grand cette image"

10 février à Gap (05)

  • Rassemblement.

9 février à Marseille (13)

Départements d’outre-mer

9 février en Guyane

  • Rassemblement à 12H30 à Cayenne, devant la préfecture de la Guyane (Sud-éducation, ASTIPA)

WASHINGTON POST 1/2/2017 by Sinawi Medine : « A former refugee’s moving photos of a crisis that he knows so well »

Posté : 4 février, 2017 @ 4:29 dans Medias : Articles presse Radios, Réfugiés - Migrants | Pas de commentaires »

https://www.washingtonpost.com/news/in-sight/wp/2017/02/01/a-former-refugees-moving-photos-of-a-crisis-that-he-knows-intimately/?postshare=9101485987345762&tid=ss_fb

A former refugee’s moving photos of a crisis that he knows so well

Photos By Sinawi Medine.    Writer    Nick Kirkpatrick     February 1  
WASHINGTON POST 1/2/2017 by Sinawi Medine :
(Sinawi Medine)

 dans Réfugiés - Migrants
(Sinawi Medine)

It was like looking in a mirror. Years ago, he had taken the same long and painful journey. He fled his country, leaving his home and family. He crossed a desert and a sea only to arrive on the streets of Europe with nothing.

Now, years later, with a camera in his hand and on a boat in the middle of that same sea, he looked into the eyes of the desperate people in front of him and saw himself.

“When I photograph the people, it’s the same as like I photograph myself,” photographer Sinawi Medine told The Washington Post, speaking of his time working as a photographer aboard rescue boats in the Mediterranean. “It’s been my situation exactly.”

More than a million asylum seekers arrived in Europe in 2015, many of them Syrians fleeing war. Although fewer people reached the continent last year, a record 4,500 died en route at sea. In January, 247 people died or disappeared in the Mediterranean, according to the U.N. refugee agency.

(Sinawi Medine)


(Sinawi Medine)

Medine, a freelance photographer based in Nice, France, started his work on refugees while shooting for a nonprofit organization aboard an aid vessel in the Mediterranean. “These people who I photographed, they never done nothing that make them suffer like this,” he said. “They leave their country because there is a war. … They are the victims of injustice.”

Medine found photography while back in Eritrea. As a young man who had just graduated high school, he had refused his compulsory military service, which many say is indefinite and can last for decades. “I can’t imagine to be all my life as a soldier,” he said. “So in Eritrea, there is no more choice.”

He got a job working in a portrait studio. He photographed weddings and other events. But Medine also worked for the police and found himself at the scene of crimes, accidents and suicides.

“I developed the negatives, and then I printed them,” he said. But never looked at the pictures again, “because it was terrible.”

Medine fled Eritrea in the early 2000s and lived in Sudan for three years. “After that I decided to come to Europe,” he said.

Medine recalled his journey across sub-Saharan Africa to the coast of Libya, where he paid a smuggler to take him across the Mediterranean to Italy in 2009.

“When I was in Libya, I got a little camera,” he said. “I started to take pictures.” But when he was in the boat, a smuggler took his camera and threw it away.

“So I arrived without nothing in Europe,” he said. “That means without photographs. This always makes me sad. I never documented what I lived before. That’s why when I go back in the ship to work … that gives me the opportunity document [what I could not] … before.”

After a number of years of working and studying in France, Medine began working as a freelance photographer and started to document a crisis that he knows intimately.

His latest work continues along the path taken by East Africans through Italy and on to France.

“I like this job because I feel as though I am doing something,” he said. “Yes, there is a lot of people who can do it, but I have an obligation to this job in some way.”


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