ROYA CITOYENNE – Résistances en Roya

solidarité, renforcement du réseau social, réflexion sur des projets de société respectueux de l'humain et de la nature…

Archive pour la catégorie 'Réfugiés – Migrants'

RENCONTRE PUBLIQUE CUNEO MERCREDI 1er FEVRIER 20h45 ROYA CITOYENNE

Posté : 30 janvier, 2017 @ 1:37 dans Citoyens solidaires, Réfugiés - Migrants, Réunion publique, Soutien aux sans-papiers | Pas de commentaires »

Une rencontre publique avec des membres de l’association Roya citoyenne,
notamment Cédric Herrou et René Dahon, aura lieu MERCREDI 1er FEVRIER 20h45 à CUNEO.
Organisé par Costituente dei beni comuni et Orrizonti di pace.

cedric

MEDIAS San Remo News : Felix Croft au tribunal d’Imperia

Posté : 29 janvier, 2017 @ 12:56 dans Citoyens solidaires, Medias : Articles presse Radios, Réfugiés - Migrants, Soutien aux sans-papiers | Pas de commentaires »

http://www.sanremonews.it/2017/01/26/mobile/leggi-notizia/argomenti/cronaca/articolo/porto-una-famiglia-di-nigeriani-in-francia-il-passeur-per-umanita-felix-croft-a-processo-al-tribu.html

CRONACA  GIOVEDÌ 26 GENNAIO 2017, 14:30

Portò una famiglia di nigeriani in Francia. Il passeur per umanità Felix Croft a processo al Tribunale di Imperia. Udienza rinviata al 16 febbraio

Croft, il cui caso ricorda quello di Cédric Herrou, contadino francese di 37 anni a processo a Nizza per cui la Procura transalpina ha chiesto una condanna a otto mesi con la condizionale e la messa in prova, venne fermato a bordo della propria station wagon nei pressi del confine con a bordo cinque cittadini nigeriani: marito, moglie e tre figli, nel tentativo di farli arrivare in Francia
MEDIAS San Remo News : Felix Croft au tribunal d'Imperia dans Citoyens solidaires J_998780e4c0

Passeur, ma non per soldi. Semplicemente per umanità. È il caso del ventottenne francese di Cagnes-sur-Mer Felix Croft a processo al Tribunale di Imperia dove questa mattina si sarebbe dovuta tenere un’udienza rinviata al 16 febbraio per l’assenza di due testimoni chiave dell’accusa sostenuta dal Procuratore Aggiunto Grazia Pradella: i due carabinieri che lo hanno arrestato al confine la scorsa estate.
Il giovane, difeso dall’avvocato Ersilia Ferrante, sin dal giorno della convalida del suo arresto, nel carcere di Imperia, (Leggi QUI) è stato sostenuto da decine di manifestanti cosiddetti “No Borders”, ma lo stesso ha detto di non far parte di nessuna organizzazione umanitaria, ma di farlo, piuttosto per umanità. 
Croft, il cui caso ricorda quello di Cédric Herrou, (leggi QUI) contadino francese di 37 anni a processo a Nizza per cui la Procura transalpina ha chiesto una condanna a otto mesi con la condizionale e la messa in prova, venne fermato a bordo della propria station wagon nei pressi del confine con a bordo cinque cittadini nigeriani: marito, moglie e tre figli, nel tentativo di farli arrivare in Francia. Al momento del fermo l’uomo ha subito ammesso di aver tentato di portare i cinque nel suo Paese, ma non per soldi, come purtroppo spesso accade.

Francesco Li Noce

 

COMMUNIQUE CNDH : Avis sur l’état d’urgence et sur les CAO et CAOMI

Posté : 29 janvier, 2017 @ 12:11 dans Communiqué officiel, Droits de l'homme - Société, Mineurs Isolés Etrangers, Réfugiés - Migrants, Soutien aux sans-papiers | Pas de commentaires »

1.   La Commission Nationale Consultative des Droits de l’Homme a adopté le jeudi 26 janvier 2017 un  *Avis sur le suivi de l’état d’urgence et les mesures antiterroristes de la loi du 21 juillet 2016, qu’on peut consulter, ainsi que le communiqué de presse qui l’accompagne, sur le sitede la CNCDH :

http://www.cncdh.fr/fr/actualite/avis-sur-le-suivi-de-letat-durgence-et-les-mesures-anti-terroristes-de-la-loi-du-21

Avis sur le suivi de l’état d’urgence et les mesures anti-terroristes de la loi du 21 juillet 2016

Etat d’urgence : l’Etat de droit et les droits de l’homme en péril. Ayons le courage politique d’en sortir !

C’est pour expliciter davantage les dangers de la poursuite de ce régime de crise que la CNCDH s’exprime à nouveau sur le sujet, alors que le pays s’apprête à connaître l’état d’urgence le plus long de son histoire et que, pour la première fois, des élections de premier plan9 se tiendront pendant que l’exécutif bénéficie de ces pouvoirs de crise. Elle entend, chemin faisant, poser des jalons pour une refonte du dispositif de l’état d’urgence, tant le régime actuel confère à l’administration un pouvoir qui confine à l’arbitraire, incompatible avec les exigences, même adaptées en période de crise, de l’Etat de droit. Elle le fera d’abord en exposant les évolutions que ce régime a connues, au fil des textes adoptés et des décisions juridictionnelles rendues durant la période, relativement à sa portée et au contenu des mesures qu’il autorise (I). Elle le fera ensuite en confrontant les résultats attribués par les autorités à l’état d’urgence aux conséquences qu’il emporte du point de vue des droits fondamentaux et des conditions du vivre ensemble (II). Enfin, elle analysera les effets d’escalade symétrique qui caractérisent les rapports entre le droit de l’état d’urgence et le droit antiterroriste (III), en étudiant le contenu des mesures prises au titre de lutte contre le terrorisme dans le domaine pénitentiaire par la loi du 21 juillet 2016.

Il fait suite à une déclaration titrée* « Contre un état d’urgence permanent » *adoptée par la CNCDH le 15 décembre 2016. Il présente un argumentaire fort détaillé sur les dangers, pour le respect des droits fondamentaux,  des renouvellements succesifs de l’état d’urgence, malgré les preuves de son inefficacité au regard de la protection des citoyens qu’il entend assurer. En voici la conclusion :

Face à la dégradation qu’elle observe du point de vue du respect des droits fondamentaux en France, la CNCDH appelle une nouvelle fois les pouvoirs publics à la raison, et à lever sans délais l’état d’urgence. Elle observe que le remaniement permanent de la législation antiterroriste ces dernières années a abouti à rendre le droit applicable illisible et gravement attentatoire aux principes des droits de l’homme. La remise à plat complète de ce corpus juridique s’impose aujourd’hui au nom de l’Etat de droit. A la veille d’un rendez-vous démocratique essentiel pour la vie de la nation, la Commission invite l’ensemble des responsables politiques à concourir, au travers des décisions qu’ils s’engagent à prendre mais également par la manière dont ils contribuent à façonner le débat public, à la sortie de notre société de l’impasse dans laquelle l’a conduite la logique d’exception.

Sa publication a été accompagnée  d’une interview (ci-attachée) donnée au journal Libération, ce même 26 janvier, par la présidente de la CNCDH, Christine Lazerges*, *titrée : *L’état d’urgence crée du rejet et, in fine, des discriminations*

Le 2. Ce même 26 janvier, la CNCDH a aussi une *Déclaration sur la situation des mineurs isolés placés en CAOMI, **à l’issue du démantèlement des bidonvilles de Calais**, *qu’on peut consulter sur le site de la CNCDH :
http://www.cncdh.fr/fr/actualite/declaration-sur-la-situation-des-mineurs-isoles-places-en-caomi-lissue-du-demantelement

Après avoir analysé la situation déplorable qui est celles de nombre de ces jeunes étrangers dirigés vers les Centres d’Accueil et d’Oriention pour Mineurs Isolés, la CNCDH conclut :
La CNCDH fait donc part de son extrême préoccupation à l’égard des retards pris pour l’évaluation sociale des MIE et renouvelle son appel aux autorités locales à intégrer les MIE au plus vite dans le dispositif de droit commun de la protection de l’enfance et à mobiliser les moyens médico-sociaux, éducatifs et juridiques nécessaires à la protection effective des droits fondamentaux des mineurs isolés.

La CNCDH s’inquiète plus généralement de la pérennisation de dispositifs spéciaux (CAO et CAOMI), dérogatoires au droit commun, mis en place pour répondre à des situations humanitaires désastreuses consécutives aux carences des pouvoirs publics nationaux et locaux, aussi bien au Royaume-Uni qu’en France, sans
omettre les carences de l’Union européenne, dans la gestion de la crise migratoire.

 3. Enfin la CNCDH a aussi adopté le 26 janvier un avis titré *Le droit de vote pour toutes les personnes handicapées. Un gage de démocratie et d’une société inclusive, *qu’on peut consulter sur le site de la CNCDH :
http://www.cncdh.fr/fr/publications/le-droit-de-vote-pour-toutes-les-personnes-handicapees-un-gage-de-democratie-et-dune

Bondy blog : « Mamadou se reconstruit doucement dans la vallée de la Roya »

Posté : 27 janvier, 2017 @ 2:16 dans Medias : Articles presse Radios, Réfugiés - Migrants, Soutien aux sans-papiers | Pas de commentaires »

http://www.bondyblog.fr/201701240800/esclave-et-torture-en-libye-mamadou-se-reconstruit-doucement-dans-la-vallee-de-la-roya/#.WIqOP1PhDIW

Esclave et torturé en Libye, Mamadou, réfugié soudanais, se reconstruit doucement dans la vallée de la Roya

C’EST CHAUD MARDI 24 JANVIER 2017

PAR VICTOIRE CHEVREUL

Bondy blog :

Digne, résilient et optimiste, Mamadou panse ses plaies après avoir passé huit mois en Libye où il a connu l’esclavage. A 27 ans, il est le protégé de Françoise Cotta, ténor du barreau de Paris, qui l’accueille chez elle depuis un an à Breil, village de la vallée de la Roya, là-même où l’agriculteur Cédric Herrou a une nouvelle fois été arrêté pour aide aux migrants. Rencontre.

C’est un samedi soir comme les autres fin novembre. Françoise Cotta vient d’accueillir chez elle deux Guinéens. Ils sont éreintés et viennent de franchir la frontière franco-italienne. Mamadou les cherche, Françoise les a installés dans une chambre à l’étage. “Je vais leur monter quelque chose à manger”. Françoise a beau lui dire qu’ils n’ont pas faim, il insiste. On ne sait jamais, ils pourraient être gênés et ne pas oser accepter. Une voisine nous glisse à l’oreille : “Souvent il leur fait visiter les lieux, et les installe dans les chambres”. Dans son entourage récent, tous s’accordent à vanter la générosité du Soudanais. On le dit “toujours prêt à aider”, et malgré des moments de tristesse, il arbore “en permanence un sourire chaleureux”.

La maison de Françoise Cotta est nichée au cœur de la vallée de la Roya, près de la frontière italienne. Depuis 15 mois, Mamadou y est devenu le maitre de maison. Arrivé chez la ténor du barreau en octobre 2015, il a quitté le Soudan pour venir poursuivre ses études en France. Au Darfour, avant que la guerre civile ne déchire le Soudan, il étudiait les sciences politiques. En France, même si avec la demande d’asile, tout n’est pas facile, il découvre un havre de paix où il peut apprivoiser son quotidien. Loin des violences qu’il a subies à plusieurs reprises en Libye.

“Ils nous ont dit qu’on allait devoir creuser pour eux 

Mamadou chez Françoise Cotta, Breil le 26/10/2016

Mamadou chez Françoise Cotta à Breil-sur-Roya en octobre 2016.

Gêné de raconter son calvaire devant “Mama Françoise” comme il aime l’appeler, Mamadou s’installe dans le patio avec Khalifa, un autre accueilli. Il s’émerveille au quotidien de son nouveau cadre de vie. “Tout est vert ici, la nature est partout, c’est mieux qu’à Paris : c’est paisible”. Doucement, il commence à parler, tirant machinalement sur sa cigarette. “Les problèmes ont commencé quand on est arrivé dans le désert libyen”. Avec ses compagnons de galère, Mamadou a croisé “plein de milices différentes, elles avaient en général trois ou quatre voitures et des armes lourdes ou des lance-roquettes”. A chaque fois qu’il rencontre des groupes armés, raconte-t-il, le même sentiment d’impuissance le paralyse. Les premiers miliciens sur sa route forcent le groupe de “voyageurs” à travailler pour eux. “Ils nous ont dit qu’on allait devoir creuser, qu’ils voulaient trouver de l’or, on a beaucoup creusé”. Jamais les migrants ne touchent leur paye, elle est donnée à une seconde milice. C’est à partir de cet épisode que son enfer commence et qu’il est confronté à l’esclavage pendant plusieurs mois. Les miliciens séparent les femmes et les hommes de son groupe. Alors que les hommes croupissent un mois en prison, “pendant ce temps-là, les femmes étaient enfermées dans une maison et violées par les soldats”. Mamadou a les larmes aux yeux quand il évoque le sort des femmes et des enfants. Il dit avoir réussi à survivre face aux hommes armés en parlant, plaisantant et en restant calme. L’humour l’a déjà sauvé, du moins un rire grinçant. Un jour, des soldats ont menacé de le tuer lors d’un contrôle. “Devant l’absurdité de la situation, cette manière complètement irrationnelle de choisir qui vit et qui meurt, j’ai eu un fou rire. Les soldats m’ont demandé pourquoi je riais, je leur ai expliqué. Je m’en suis sorti comme ça. Une autre fois, j’ai chanté et dansé !“, se souvient-il.

“Si vous voulez me tuer, d’accord mais pas devant les bébés !”

Le rire est souvent proche des larmes dans le parcours de Mamadou. “La seule chose qui me mettait hors de moi, c’était lorsque les miliciens se conduisaient de manière violente devant les femmes et les enfants”. “Si vous voulez me tuer, d’accord mais pas devant les bébés’ !’, s’est-il surpris à dire à un homme armé qui menaçait de l’exécuter. Quelques temps esclave d’un Libyen qui le forçait à peindre sa maison sans le payer, le jeune homme cherchait encore à protéger les enfants. Il voulait que je peigne une pièce, mais il n’y avait plus de peinture. Il m’a dit peint là sinon je te tue ! Je vais te tuer ! Il y avait une femme et un enfant aussi dans la maison, j’ai renvoyé le bambin vers sa mère, au cas où ça dégénère. Puis, j’ai mélangé de la farine et de l’eau et j’ai peint la pièce”. Le bourreau de Mamadou, dans un rapport complètement schizophrène avec le jeune, n’hésite pas, aussi vite qu’il menace de le tuer, à le féliciter chaleureusement pour son travail.

Le Soudanais a enchainé plusieurs “patron/propriétaires” qui l’ont forcé à travailler. Plusieurs fois, Mamadou se retrouve à cheval entre la vie et la mort pour tenter de récupérer son salaire. Il en réchappe à chaque fois, sans son argent. “Un des miliciens m’a dit : ‘oublie ton argent et pars par là”. Le piège du travail clandestin pour payer sa traversée vers la France s’est souvent transformé en esclavage. “J’ai passé huit mois à peu près en Libye, mais je dis souvent six, car j’ai oublié certaines périodes”. Quand il côtoie la mort, Mamadou se souvient du nouveau-né de sa sœur, toujours au pays. “Quand je pense à mon neveu je me dis que je dois vivre, qu’il faut qu’il soit fier de moi !”. Il raconte peu d’éléments de sa vie d’esclave, mais chaque souvenir lui coûte. A plusieurs reprises, il a besoin d’aller souffler avant de continuer son témoignage. Son ange-gardien, Françoise, peut-être consciente de son effort, vient apporter des châtaignes grillées pour réchauffer son protégé. Une apparition bienveillante qui lui redonne de la force pour reprendre la discussion. Fini le temps des abus et des coups, à la Roya, Mamadou est protégé.

Résilience et spiritualité

Mamadou n’est pas amer de son vécu. Quand nous lui demandons ce qui lui a permis de garder espoir et d’avoir la force de traverser ces mois des violences, il ferme les yeux et cherche ses mots. “Quand j’ai été enfermé en prison en Libye, j’ai puisé beaucoup de force en pensant à des choses légères et lumineuses. Je fermais les yeux et me focalisais sur la lumière à l’intérieur. Ça recouvre tous les soucis même quand quelqu’un me frappais”.

Mamadou Chez Françoise Cotta, Breil le 28 /10/2016

Mamadou chez Françoise Cotta à Breil-sur-Roya en octobre 2016

La spiritualité tient une place clef dans le processus de reconstruction de Mamadou après les traumatismes. Lui-même le souligne quand il parle de la beauté de la maison de Françoise à la Roya. “Je suis animiste, je crois en la nature et ses éléments. J’ai besoin de vivre dans cet environnement”. Depuis qu’il est arrivé chez “Mama Françoise”, le jeune homme renoue avec la vie. Les nouvelles rencontres, il les accueille comme de nouveaux espoirs. Il redécouvre le goût du bonheur. “Une fois dans un village à côté, lors d’une fête, une très belle fille Pauline a dansé avec moi. J’ai été très heureux à ce moment-là”. Mamadou commence à faire des projets. “Je vais commencer des cours de français à Nice en février”. Dans sa longue marche pour revivre, Mamadou mène un véritable combat contre son passé douloureux qui a tendance à ressurgir. Il est sujet à des flashs, des éléments traumatiques qui lui reviennent en mémoire. Il n’utilise pas ces termes, il dit qu’il “se souvient“. Le bruit des tirs d’armes automatiques résonne encore dans sa tête, mais ces échos douloureux “ne décideront pas ma vie” répète-t-il. Pour évacuer la peine, il n’a pas honte de le dire : “Parfois je pleure quand les souvenirs remontent. Je m’isole dans un coin et alors je pleure toutes les larmes de mon corps. Ça m’apaise un peu”. A la Roya, Mamadou s’est reconstitué une famille. “En venant ici, j’ai trouvé des gens avec lesquels j’adore vivre, de belles personnes. De temps en temps, j’aime bien cuisiner pour Khalifa, sa famille, les enfants et Mama Françoise !”. Si, depuis cet entretien, Khalifa et les siens sont partis de la Roya, d’autres migrants sont arrivés et tiennent compagnie au jeune Soudanais.

Victoire CHEVREUL

Crédit photo : Laurent CARRE

Le 21 janvier, lors d’une perquisition chez Cédric Herrou, Laurent Carré, photographe indépendant en reportage pour “Libération” et auteur des photos pour ce reportage du Bondy Blog a été mis à terre par des gendarmes et empêché de faire son travail. La réaction du Bondy Blog lui fait part de son soutien et condamne ces pratique

 

Emission sur Radio ZéroSix (Nice) « En attendant la suite » avec Pierre-Alain Mannoni et Jean-Michel Diesnis

Posté : 27 janvier, 2017 @ 2:09 dans Medias : Articles presse Radios, Mineurs Isolés Etrangers, Réfugiés - Migrants | Pas de commentaires »

https://m.facebook.com/story.php?story_fbid=1845019769049790&id=1793529157532185&_rdr

« EN ATTENDANT LA SUITE », c’est le talk show culture/divertissement de Radio Zérosix! Tous les mercredis de 17h30 à 19h en direct.

http://radiozerosix.fr/

COMMUNIQUE du SYNDICAT des AVOCATS de FRANCE

Posté : 26 janvier, 2017 @ 10:56 dans Citoyens solidaires, Communiqué officiel, Réfugiés - Migrants | Pas de commentaires »

COMMUNIQUE SAF janv 2017

Document 22/10/2015 Rétablissement des contrôles aux frontières, PPA

Posté : 26 janvier, 2017 @ 8:21 dans Communiqué officiel, Réfugiés - Migrants | Pas de commentaires »

Document en téléchargement fichier pdf PPA reintroduction_temporaire_controle_frontieres

MIGREUROP : « L’Union européenne ne peut pas abolir les hivers : elle doit mettre fin à la politique criminelle des hotspots! »

Posté : 26 janvier, 2017 @ 7:23 dans Communiqué officiel, Réfugiés - Migrants, Soutien aux sans-papiers | Pas de commentaires »

Migreurop

L’Union européenne ne peut pas abolir les hivers :

elle doit mettre fin à la politique criminelle des hotspots !

À partir de quel moment la non assistance à personne en danger devient-elle un crime ? Quel nombre de morts permet de qualifier un crime contre l’humanité ? Ces questions se posent depuis longtemps à propos des milliers de personnes décédées en Méditerranée faute de voies légales d’accès à l’Union européenne (UE). Aujourd’hui, la situation de plus en plus grave de milliers d’exilé·es, pris au piège par des températures glaciales dans les camps grecs et sur les « routes des Balkans », met très directement en cause les choix de l’UE en matière de « gestion des flux migratoires ».

Au printemps dernier, pour ne pas accueillir les centaines de milliers de réfugié·es qui fuyaient les conflits syriens, irakiens ou d’autres régions en crise, les fonctionnaires de la Commission et les membres du Conseil européen ont mis en œuvre une « solution hotspot » qui n’a manifestement pas intégré les variable météorologiques : l’hiver, les températures baissent et le froid sévit, y compris sur les îles de la mer Egée désertées par les touristes. Seuls des camps de toile ont été prévus pour des exilé·es « stockés » dans l’attente de l’organisation des retours forcés, considérés par les fonctionnaires et les dirigeants européens comme la meilleure solution pour régler la « crise migratoire ».

Car la Commission européenne et les États membres n’ont jamais cru à la « relocalisation », dispositif censé « soulager » les pays de première ligne (Grèce et Italie) et permettre aux hotspots de ne pas devenir des lieux durables de relégation « d’indésirables ». De fait, alors que l’objectif annoncé est le transfert de 63 000 personnes depuis la Grèce vers d’autres pays de l’UE avant le mois de septembre 2017, moins de 8 000 ont, à ce jour, pu bénéficier de ce dispositif.

Ainsi, environ 15 000 personnes sont actuellement prisonnières des hotspots des îles grecques, battues par le vent et la neige ; des milliers d’autres sont bloquées, dans une urgence humanitaire et un froid extrêmes, sur les « routes des Balkans » fermées par les membres de l’UE et leurs alliés. Or, les personnes enfermées dans les hotspots sont placées sous l’autorité directe d’agences et de fonctionnaires européens qui doivent veiller à ce que ces lieux ne se transforment pas en mouroirs. Faire remonter la température n’est pas de leur ressort ; supprimer les hivers n’est pas à l’agenda de l’UE. En revanche, la fermeture des hotspots ainsi que l’organisation d’un accès au séjour et d’un accueil durables relèvent du pouvoir des responsables européens. C’est à l’aune des camps de toile disparaissant sous la neige que leur politique criminelle sera jugée.

25 janvier 2017

Vous pouvez retrouver ce communiqué sur le site
www.migreurop.org

Envoi par le Groupe d’information et de soutien des immigré·e·s
www.gisti.org
du Gisti" alt="Page Facebook du Gisti" src="https://mail.google.com/mail/u/0/?ui=2&ik=b696ed3005&view=fimg&th=159d816df2b8d802&attid=0.1&disp=emb&realattid=ff886e9e69faf091_0.0.1.1&attbid=ANGjdJ8j9ZsejKIVvUXuoH5-B1Z7Ov91W7lqxy0R8jVyhfdVCPGujXQl3EndeKptn6YbsR6ataM70xPZ9Om585VMXf6fImsNFFKpe5GnKUz_tcUAc57bbKgnmduzjLQ&sz=w64-h64&ats=1485439761687&rm=159d816df2b8d802&zw&atsh=1" width="32" height="32" border="0" /> Gisti" alt="Page Twitter du Gisti" src="https://mail.google.com/mail/u/0/?ui=2&ik=b696ed3005&view=fimg&th=159d816df2b8d802&attid=0.2&disp=emb&realattid=ff886e9e69faf091_0.0.1.2&attbid=ANGjdJ_GkcwUHfjl2WmgSHarNVEqkWNzvq4mYfmZgza6MRuMOvJ7IxWFnQKk-rAHxO-PukHiJ29YHEUrfWgbkOC-uxzzfFHWnpHnOFmdlhjQmIAqpYBLFNONNN4oW74&sz=w64-h64&ats=1485439761687&rm=159d816df2b8d802&zw&atsh=1" width="32" height="32" border="0" /> Sur le Web :
www.gisti.org/spip.php?article5619

 

NICE MATIN 21/01/2017 Libération Cédric sans poursuites + interview du SAF

Posté : 26 janvier, 2017 @ 5:42 dans Medias : Articles presse Radios, Réfugiés - Migrants | Pas de commentaires »

article en télécharment au format pdf : fichier pdf NM 21 01 17 Cédric libéré

NM 21 01 17   Cédric libéré-page-001

Posts de Cédric sur Facebook 21/1/2017 « Lettre au Procureur » et al.

Posté : 23 janvier, 2017 @ 3:14 dans Droits de l'homme - Société, Mineurs Isolés Etrangers, Réfugiés - Migrants | 2 commentaires »

Lettre de la mère de Cédric

Monsieur le Procureur, je vous fais une lettre……

Je suis la mère de celui contre lequel vous vous acharnez . Ma grand -mère paternelle a elle aussi , en 1918 passé la frontière d’Italie à pied, par les montagnes elle a perdu le bébé qu’elle portait au cours de ce périple, (peut être a t’elle croisé à ce moment là les grands mères de messieurs Ciotti et Estrosi,qui sait ?) elle s’est louée telle une bête de somme pour tirer les « charetons »je me souviens d’elle avec la lanière de cuir qui lui barrait le torse …Ma mère quant à elle était allemande, ma sœur est née dans les geôles de la gestapo, elles ont été toutes deux libérées par les Américains ; C’est ce sang là qui coule pour moitié dans les veines de mes deux fils que vous avez fait arrêté jeudi , l’autre moitié étant du pur sang de Bretagne…c’est têtu un Breton,et ça n’a pas peur des tempêtes .
S’ils ne sont pas Français « de souche »(c’est ce qui reste d’un arbre mort,non ?) ils ont des racines profondes et vivantes dans ce pays qui est le leur et qu’ils aiment .
Pour que vous compreniez …nous avons été « famille d’accueil pendant 25 ans .Cedric avait 5ans, Morgan 7, quand les premiers enfants sont arrivés .ils ont partagé leurs jouets, leur table, leur maison, leurs parents avec 15 enfants délaissés,de toutes origines,certains battus, violés …..
Alors quand Cedric vous dit que ces enfants qu’il voit sur nos chemins et nos routes de la Roya ,ce sont ses frêres et ses sœurs, il ne vous ment pas . Et quand il interpelle si fort les services de l’ASE, c’est qu’il en connait les rouages .
Nous avons quatre enfants puisque ils ont accepté d’intégrer deux de ces enfants à leur famille, ce sont leur sœur et leur frère à présent et nous en sommes très fiers !
Voilà, monsieur le Procureur, et tous ceux qui le traite de passeur, de trafiquant d’êtres humains et de voleur, voilà à qui vous avez à faire.

Avec tout mon respect
Mama Herrou

***********************************************************

Monsieur le Procureur de la République,

je rappelle les faits :
Naser, Moussa et Ali 3 Mineurs Isolés Étrangers,
ont fait une requête de prise en charge éducative (ASE, Gérée par le conseil départemental) le 16/12/2016
Pendant ma garde a vue le 19/01/17, vous êtes venu les chercher avec 30 gardes mobiles armés, vous les avez reconduit à la frontière Italienne. Je ne devrais pas vous rappelez la loi mais me semble t il vous avez quelques difficultés à la faire respecter au profit de personnes de couleur.
L’article 20 de la Convention internationale relative aux droits de l’enfant … bref un détail légal…
Ils sont remontés cette nuit le 20/01/17 par la voie ferrée d’Italie jusqu à mon domicile.
Bravo, Monsieur le Procureur de la république, super bilan!
Et ne vous posez pas la question, si je dois détourner vos barrages policiers afin de les sortir du département des Alpes Maritimes afin d ‘y trouver un espace de droit où les enfants puissent y accéder je le ferai.

***********************************************************************

Monsieur le Procureur,

Vous avez fait pleurer ma mère, mon père
vous avez arrêté mon frère, une amie, 
Vous nous avez mis sous les verrous, traités comme des chiens, des malfrats.
Vous avez ordonné à une trentaine de gardes mobiles, armes aux poings, d’entrer sur mes terres, prendre ces trois enfants sans parents, qui attendent chez moi, depuis plus d’un mois d être pris en charge par l’Aide Sociale à l’Enfance.
Ces enfants ont connus la guerre, la torture, l’esclavagisme
Ces enfants que je protège
Ces enfants qui m ont donné leurs confiances.
Vous avez au nom de votre France, violé les droits de l ‘enfants!
Ils attendaient sécurité de la part de notre pays!
Vous me savez sensible aux personnes que j aide, aux personnes que j’aime.
Vous savez que ma liberté ne s arrêtera pas aux barreaux de vos prisons et vous tapez là où ça fait mal !!! 
Sachez Monsieur le Procureur que je resterai fidèle à mes convictions, que ma France, que notre France, continuera à défendre les droits des hommes, des femmes, des enfants présents sur le sol français au nom de nos valeurs qui fondent la république française
Ne pensez pas que je suis seul, nous sommes des milliers des millions!
Chacun son métier, le mien c est agriculteur, le votre c est de faire respecter la loi. Loi qui protège et fait que le vivre ensemble soit la règle primordiale à notre démocratie 
Vive notre France
et …. celle que que tu représentes

Posts de Cédric sur Facebook 21/1/2017
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