ROYA CITOYENNE – Résistances en Roya

solidarité, renforcement du réseau social, réflexion sur des projets de société respectueux de l'humain et de la nature…

Archive pour la catégorie 'Pétitions'

PETITION par « L’Auberge des migrants » : « Non aux renvois Dublin / respect des promesses de Bernard Cazeneuve

Posté : 16 janvier, 2017 @ 2:12 dans Pétitions, Réfugiés - Migrants | 11 commentaires »

Merci de signer et de diffuser :

https://www.change.org/p/non-aux-renvois-dublin-respect-des-promesses-de-b-cazeneuve?recruiter=37947395&utm_source=share_petition&utm_medium=facebook&utm_campaign=autopublish&utm_term=mob-xs-no_src-no_msg

Non aux renvois « Dublin ». Respect des promesses de B. Cazeneuve

l’Auberge des Migrants
 
PETITION par

                                                    Constat

Depuis octobre 2015, plusieurs milliers de réfugiés de la « Jungle de Calais » ont accepté de partir en bus vers les Centres d’Accueil et d’Orientation (CAO) pour une raison majeure : M B. Cazeneuve avait annoncé , pour les encourager à quitter Calais, que toute personne « dublinée » (c’est-à-dire ayant donné ses empreintes, généralement de force, dans un autre pays Européen)  ne serait pas renvoyée dans ce pays et pourrait demander l’asile en France.

La réglementation Dublin stipule que c’est tout à fait possible et légal de permettre à un réfugié de demander l’asile dans le pays de son choix, il y a une clause humanitaire et une clause discrétionnaire à ce sujet.

L’OFPRA (Office Français pour la Protection des Réfugiés et Apatrides) a confirmé cette promesse aux diverses communautés de la Jungle de Calais. Cette promesse a aussi été clairement  et encore plus fortement réitérée au moment du démantèlement de la Jungle fin octobre 2016. Mais depuis octobre 2015, de nombreuses préfectures n’ont pas respecté cette promesse et ont fait et continuent de faire aujourd’hui tout ce qu’elles peuvent pour renvoyer ces personnes dans le pays dit ‘Dublin’. S’en suit alors  une série de notifications horriblement angoissantes  et traumatisantes pour les demandeurs d’asile qui avaient fait confiance au gouvernement français :

  • Avis de renvois dans le pays dit Dublin ,souvent des pays connus pour leurs violences et autres maltraitances – tels la Bulgarie, la Hongrie ou la Grèce -, ou alors pour leur impossibilité de se refaire une nouvelle vie – telle l’Italie, où les réfugiés statutaires ne trouvent ni travail ni logement ni aide pour commencer leur nouvelle vie -, ou encore des pays d’où ils sont certains d’être renvoyés dans le pays d’origine, telle la Norvège qui renvoie en Afghanistan ;
  •  Assignation à résidence jusqu’à 45 jours avec obligation de pointer à la gendarmerie plusieurs fois par semaine ;
  • Conduite à l’aéroport, souvent menotté/e entre deux policiers avec  intimidation et menace d’envoi en centre de rétention si le demandeur d’asile n’obtempère pas.

Souvent, celui-ci, épuisé par tant de menaces, abandonne et accepte de partir. La préfecture prétend alors qu’il n’y pas eu de contrainte !!

Et si celui-ci a encore le courage de refuser de monter dans l’avion, il est envoyé en centre de rétention et le préfet demande souvent 28 jours de rétention pour non-obéissance. Même si le juge des libertés libère la personne, le calvaire ne se termine pas là, malheureusement. Ainsi, un préfet a non seulement littéralement interdit au CAO de reprendre un demandeur d’asile, mais aussi interdit au 115 de le mettre à l’abri et obligé le demandeur d’asile à se trouver une autre adresse en dehors du département !

M. Le Roux, le nouveau Ministre de l’Intérieur, a réaffirmé lors de sa visite au CAO de Cancale ce 14 janvier qu’il n’y aurait « pas de transfert sous la contrainte et que les engagements pris seraient tenus ». Or les mesures évoquées plus haut, telles que les assignations à résidence, les conduites menottées à l’ aéroport, les interdictions de revenir dans le lieu de leur domicile, sont toutes des contraintes.

                                Elles n’ont donc pas lieu d’être !

Nous, bénévoles et simples citoyens,  sommes scandalisés de la manière dont notre pays traite des êtres humains qui ont déjà tant souffert et ne demandent qu’une chose : pouvoir demander l’asile en France, sans promesse trahie, afin de pouvoir commencer une nouvelle vie.

Nous remercions d’abord  les quelques rares préfets de France (ils savent qui ils sont !) qui ont suivi la promesse de Monsieur Cazeneuve  et ont permis aux «dublinés » de Calais (et même quelquefois de Paris)  de demander l’asile en France dans des laps de temps tout à fait corrects. 

Nous demandons maintenant à tous les autres préfets de France  de cesser d’ajouter aux traumatismes que ces demandeurs d’asile ont déjà vécus dans leur pays et pour venir jusqu’en France.

Nous demandons à tous les préfets de France :

  1. l’annulation des renvois, assignations à résidence, et départs prévus ou en cours pour tous les « dublinés » de Calais dans toutes les préfectures de France.
  2. l’annulation du « délit de fuite »  pour les dublinés partis de Calais pour un CAO dès leur création en octobre 2015 et qui avaient quitté leur CAO pour revenir à Calais après que la promesse de Cazeneuve n’ait pas été respectée par leur préfecture. Ces personnes maintenant reparties dans un CAO au moment du démantèlement  se voient infliger des attentes supplémentaires de 9 mois avant de pouvoir faire leur demande d’asile alors qu’elle ont été les toutes premières à quitter Calais!
  3. le respect des promesses de Monsieur Cazeneuve et Monsieur Le Roux afin de permettre a tous les demandeurs d’asile désireux de rester en France de déposer cette demande  rapidement, selon leur souhait clairement exprimé et selon leur droit.
  4. l’élargissement de ces promesses à tous ceux et celles qui sont montés dans les bus et passés par les CAO. L’ensemble des dossiers des « dublinés » doit être traité de la même manière.

Nous demandons à Monsieur Le Roux de remettre à tous les préfets des consignes claires sur les engagements qui doivent être tenus.

 Cette pétition sera remise à tous les préfets de France et M. Le Roux, ministre de l’intérieur

Cette pétition sera remise à:

  • M Le Roux
  • Tous les préfets de France

 

PETITION : « Défendez les héros inconnus de l’Europe »

Posté : 13 janvier, 2017 @ 11:57 dans Pétitions, Réfugiés - Migrants, Soutien aux sans-papiers | Pas de commentaires »

https://act.wemove.eu/campaigns/defendez-les-heros-inconnus-de-l-europe?utm_source=civimail-4394&utm_medium=email&utm_campaign=fr_20170109

PETITION :

Défendez les héros inconnus de l’Europe !

À Au Commissaire européen responsable des migrations, des affaires intérieures et la citoyenneté, Dimitris Avramopoulos

Pétition :

Nous pensons que celles et ceux qui offrent une assistance humanitaire aux populations parmi les plus vulnérables en Europe devraient être félicités pour leurs actions héroïques au lieu d’être persécutés pour trafic d’êtres humains. Il est temps pour vous de transformer vos paroles en actions concrètes et de proposer un tout petit changement dans la Directive sur l’aide au séjour irrégulier afin que les héros de l’Europe soient traités avec la dignité qu’ils méritent, et ne pas rendre pénalement répréhensible l’aide qu’ils fournissent aux migrants et réfugiés.

Pourquoi est-ce important ?

Des personnes parmi les plus vulnérables au monde cherchent refuge sur nos côtes. Les pays européens refusent d’agir. Des citoyens décident pourtant de se mobiliser ensemble pour aider leurs frères ; ils risquent maintenant d’être condamnés pour trafic d’êtres humains..

Manuel Blanco est l’un de ces héros. Ce n’est pas lui qui le dit, mais c’est vrai que les héros brillent souvent par leur humilité. Il a sauvé d’innombrables vies à Lesbos, et aujourd’hui, il risque 10 ans de prison pour trafic d’êtres humains. Et il n’est pas seul. Julio Latorre, Enrique Rodriguez, Lisbeth Zornig, Salam Aldeen ne sont que quelques-uns de ceux qui sont face aux mêmes chefs d’accusation pour avoir montré leur courage.

Et au lieu d’être célébrée, la bravoure de leurs actes a été passée sous silence. Pire encore, elle a été punie. Tout ça à cause de quelques mots dans une directive.

Références :

[1] http://www.aljazeera.com/news/2016/01/ngos-decry-arrests-volunteer-lifeguards-greece-160116193522648.html

[2]http://www.independent.co.uk/news/world/europe/denmark-criminalising-decency-with-crackdown-on-helping-refugees-says-woman-prosecuted-for-giving-a6927676.html

[3](En Italien) http://espresso.repubblica.it/attualita/2016/06/13/news/accompagnano-i-profughi-alla-caritas-e-a-udine-tre-volontari-rischiano-il-processo-1.272059

[4] La Directive sur l’aide au séjour irrégulier dit ceci : « Tout État membre peut décider de ne pas imposer de sanctions [...] ». Changer ce texte en « doit » indiquerait clairement que les États membres ne doivent pas poursuivre celles et ceux qui offrent une aide humanitaire aux personnes dans le besoin pour trafic d’êtres humains. Voici le texte intégral de la Directive : http://eur-lex.europa.eu/legal-content/EN/ALL/?uri=CELEX%3A32002L0090

PETITION « Déclaration d’aide aux réfugiés » – parue dans le MONDE du 11/1/2017

Posté : 12 janvier, 2017 @ 5:08 dans Mobilisation, Pétitions, Soutien aux sans-papiers | 1 commentaire »

https://www.change.org/p/d%C3%A9claration-d-aide-aux-r%C3%A9fugi%C3%A9s

Merci de signer et diffuser autour de vous cette pétition parue dans le Monde du 11/1/2017  

Déclaration d’aide aux réfugiés

ETIENNE BALIBAR, HARRY BERNAS NANCY HUSTON, JEAN-MARC LÉVY-LEBLOND – France

Un important mouvement de protestation se développe en Europe, et maintenant en France, devant la défection, voire la véritable lâcheté, de nombreux gouvernements face à l’afflux des réfugiés fuyant les guerres, les attentats et les effondrements économiques du Moyen-Orient, d’Afrique et d’Afghanistan. L’opinion française et internationale prend clairement conscience que la crise ouverte depuis plus de six ans ne se résoudra pas par des mesures locales de coercition, par des murs frontaliers ou des retours forcés. L’Europe a sa part de responsabilité dans la dramatique situation actuelle, et doit contribuer activement à y mettre fin.

Quelle que soit leur opinion sur la solution des conflits, un nombre croissant d’Européens, de Français, juge indigne le sort fait à ceux que l’on appelle hypocritement des migrants, qui arrivent dans nos pays après avoir fait face à tous les dangers, sur terre et sur mer, et surtout aux violences des hommes – armées, polices, bandes, mafias de toutes sortes. Plus de 10 000 sont morts depuis 2014. Le problème des réfugiés ne peut être traité par la contrainte dans une improvisation permanente.

La France n’est menacée d’aucune invasion. Notre pays a les moyens d’accueillir dignement des réfugiés dont la grande majorité ne souhaitent pas s’installer à demeure mais simplement trouver la paix en attendant des jours meilleurs. Et pourtant, en notre nom, le pouvoir politique les chasse, les repousse, les condamne, dans des conditions qui encouragent la violence, la xénophobie, le racisme. Attitude indigne d’un pays qui se réclame des droits de l’homme. Attitude qui compromet et pervertit la nation elle-même. Nous refusons d’en être complices.

L’Etat engage aujourd’hui des procès contre ceux qui reçoivent chez eux des réfugiés pour les nourrir, les aider à survivre et à poursuivre leur voyage. On nous dit qu’ils désobéissent à la loi, et qu’il y a là volonté de sortir de la justice pour faire de leur action une tribune politique. Ces citoyens contribuent à rendre un visage humain et fraternel à notre pays: c’est bien, en effet, une prise de position politique. C’est aussi la nôtre.

Les soussignés considèrent qu’il est désormais impossible de présenter des actes de solidarité humaine comme des aventures individuelles. Nous approuvons et respectons la conduite des Français qui apportent aide et protection aux réfugiés maltraités au nom du peuple français. Nous souhaitons ne pas nous contenter d’appuyer leur action. Nous considérons que nous avons, chacun à notre place et selon nos moyens, le devoir d’intervenir comme eux auprès des réfugiés. C’est rétablir notre dignité avec la leur, et défendre les valeurs d’humanité.
Initiateurs: Etienne Balibar (philosophe), Harry Bernas (physicien), Nancy Huston (écrivaine), Jean-Marc Lévy-Leblond (physicien)

Déclaration d’aide aux réfugiés

ETIENNE BALIBAR, HARRY BERNAS NANCY HUSTON, JEAN-MARC LÉVY-LEBLOND France

Déclaration sur le droit à l’aide aux réfugiés
Un important mouvement de protestation se développe en Europe, et maintenant en France, devant la défection, voire la véritable lâcheté, de nombreux gouvernements face à l’afflux des réfugiés fuyant les guerres, les attentats et les effondrements économiques du Moyen-Orient, d’Afrique et d’Afghanistan. L’opinion française et internationale prend clairement conscience que la crise ouverte depuis plus de six ans ne se résoudra pas par des mesures locales de coercition, par des murs frontaliers ou des retours forcés. L’Europe a sa part de responsabilité dans la dramatique situation actuelle, et doit contribuer activement à y mettre fin.

Quelle que soit leur opinion sur la solution des conflits, un nombre croissant d’Européens, de Français, juge indigne le sort fait à ceux que l’on appelle hypocritement des migrants, qui arrivent dans nos pays après avoir fait face à tous les dangers, sur terre et sur mer, et surtout aux violences des hommes – armées, polices, bandes, mafias de toutes sortes. Plus de 10 000 sont morts depuis 2014. Le problème des réfugiés ne peut être traité par la contrainte dans une improvisation permanente.

La France n’est menacée d’aucune invasion. Notre pays a les moyens d’accueillir dignement des réfugiés dont la grande majorité ne souhaitent pas s’installer à demeure mais simplement trouver la paix en attendant des jours meilleurs. Et pourtant, en notre nom, le pouvoir politique les chasse, les repousse, les condamne, dans des conditions qui encouragent la violence, la xénophobie, le racisme. Attitude indigne d’un pays qui se réclame des droits de l’homme. Attitude qui compromet et pervertit la nation elle-même. Nous refusons d’en être complices.

L’Etat engage aujourd’hui des procès contre ceux qui reçoivent chez eux des réfugiés pour les nourrir, les aider à survivre et à poursuivre leur voyage. On nous dit qu’ils désobéissent à la loi, et qu’il y a là volonté de sortir de la justice pour faire de leur action une tribune politique. Ces citoyens contribuent à rendre un visage humain et fraternel à notre pays: c’est bien, en effet, une prise de position politique. C’est aussi la nôtre.

Les soussignés considèrent qu’il est désormais impossible de présenter des actes de solidarité humaine comme des aventures individuelles. Nous approuvons et respectons la conduite des Français qui apportent aide et protection aux réfugiés maltraités au nom du peuple français. Nous souhaitons ne pas nous contenter d’appuyer leur action. Nous considérons que nous avons, chacun à notre place et selon nos moyens, le devoir d’intervenir comme eux auprès des réfugiés. C’est rétablir notre dignité avec la leur, et défendre les valeurs d’humanité. 
Initiateurs: Etienne Balibar (philosophe), Harry Bernas (physicien), Nancy Huston (écrivaine), Jean-Marc Lévy-Leblond (physicien)

Premiers signataires

ETIENNE BALIBAR, HARRY BERNAS NANCY HUSTON, JEAN-MARC LÉVY-LEBLOND

11 JANV. 2017 — Françoise Nyssen (éditrice); Pierrette Fleutiaux (écrivaine); Philippe Caubère (comédien); Ananda Devi (écrivaine); Mohamed Kacimi (écrivain, auteur de théâtre); Geneviève Brisac (écrivaine); Olivier Bétourné (éditeur); Romain Goupil (cinéaste); Séverine Nikel (éditrice); Bernard Stiegler (philosophe); Yann Arthus-Bertrand (photographe); Claire Simon (cinéaste); Cyril Dion (écrivain et cinéaste); Laurent Binet (écrivain); Francis Hallé (botaniste); Sylvain Bourmeau (journaliste et enseignant); André Tosel (philosophe); Jean-Loup Amselle (anthropologue); Michèle Riot-Sarcey (historienne); Judith Revel (philosophe); Toni Negri (philosophe); Tiphaine Samoyault (écrivain); Georges Kiejman (avocat); Emily Loizeau (auteur-compositrice-interprète); Gérard Mordillat, (romancier, cinéaste); Anne Alvaro (comédienne); Annie Ernaux (écrivaine); Antoine Comte (avocat à la cour); Jacques Rancière (philosophe); Dan Franck (écrivain); Sylvie Germain (écrivain); Paul Jorion (anthropologue); Marc Lachièze-Rey (physicien); Jacques Testart (biologiste); Amy Dahan (historienne des sciences); Ernest Pignon-Ernest (artiste); Dominique Pestre (historien); Luc Périno (médecin); Michèle Leduc (physicienne, anc. Prés. Soc. Fr. Phys.); Alain Omont (physicien); Michel Le Bellac (physicien); Alain Badiou (philosophe et écrivain); Rony Braumann (médecin, essayiste); Eric Fassin (sociologue); Sophie Wahnich (historienne); Dominique Meda (sociologue et philosophe); Michel Wieviorka (sociologue); Patrick Chamoiseau (écrivain); Sylvie Lindeperg (historienne d’art); Bruno Latour (sociologue); Hubert Reeves (astrophysicien, écrivain); Ivar Ekeland (économiste, anc. Prés. Univ.Paris-Dauphine); Jean-Claude Pecker (Acad. Sciences); Claude Guthmann (physicienne); François Burgat (politiste); Marc Abélès (anthropologue); Sonia Dayan-Herzbrun (sociologue); Bernard Eisenschitz (historien du cinéma); Véronique Nahoum-Grappe (anthropologue); Catherine Gousseff (historienne, Dir. Centre Marc Bloch, Berlin); Ahmed Abbes (mathématicien IHES); Pierre Cartier (mathématicien IHES); Jean-François Méla (mathématicien, anc. Prés. Soc.Math.Fr.); Jean-Michel Besnier (philosophe); Hervé Le Bras (démographe); Philippe Lazar (épidémiologiste, anc. Dir Gén. INSERM); Christophe Bonneuil (historien); Baudoin Jurdant (philosophe); Bernadette Bensaude-Vincent (philosophe); Daniel Kunth (astrophysicien); Catherine Anne (écrivaine et metteur en scène); Jean-Paul Capitani (éditeur); Carole Zalberg (écrivaine); Olivier Brunhes (écrivain, metteur en scène); Claude Barthélémy (musicien); Béatrice Soulé (réalisatrice); Jeanne Benameur (écrivaine); Perla Servan-Schreiber (auteure); Radu Mihaileanu (cinéaste); Thierry Magnier (éditeur) ; Christian Berst (galériste et collectionneur d’art); Catherine Corsini (cinéaste); Bernard Crombey (acteur); Sarah Moon (photographe); Olivier Weber (écrivain); William Irigoyen (journaliste); Jean-Philippe Viret (musicien); Nicolas Philibert (cinéaste); Jean-Marc Salmon (sociologue); Guillaume Le Blanc (philosophe et écrivain); Fabienne Brugère (philosophe); Frédéric Blondel (sociologue); Sylvain George (cinéaste); Patrice Maniglier (philosophe); Sonia Combe (historienne); Christophe Ruggia (cinéaste); Christian Salmon (écrivain); Claire Saillard (linguiste); Federico Tarragoni (sociologue); Jacques Treiner (physicien); Ghislain Nicaise (biologiste);

Etienne Tassin (philosophe); Valérie Pozner (historienne); Catherine Coquio (littéraire); Yves Sintomer (sc. politique); Elise Pestre (psychologue); Agnieszka Grudzinska (littéraire); Monique Lazar (biologiste); Eric Lecerf (philosophe); Manuel Cervera-Marzal (sociologue); Frédérik Detue (littéraire); Marie Cuillerai (sociologue); Charlotte Lacoste (linguiste); Leyla-Claire Rabih (metteur en scène); Denis Lemasson (médecin, écrivain); Sandra Barrère (prof. littérature); Philippe Corcuff (sc. politique); Martin Rass (germaniste); Barbara Métais-Chastanier (autrice, dramaturge); Florent Coste (chercheur en histoire médiévale); Alexandra Galitzine-Loumpet (anthropologue); Paul Schor (historien); Patrice Vermeren (philosophe); Déborah Lévy-Bertherat (prof. littérature, romancière); Valérie Osouf (réalisatrice); Lucas Mongin (architecte); Carol Mann (sociologue); Laurent Faret (sociologue migrations); Kantuta Quiros (théoricienne de l’art, commissaire d’exposition); Aliocha Imhoff (théoricien de l’art, curateur); Catherine Milkovitch-Rioux (prof. littérature); Valérie Gérard (philosophe); Sarah Mekdjian (géographe); Jérôme Lèbre (philosophe); Vincent Message (écrivain, prof. littérature); Marie Cosnay (écrivain); Judith Abitbol (cinéaste); Laurent Aucher (sociologue); Igor Babou (anthropologue); Pierre Alferi (écrivain); Stéphane Douailler (philosophe); Marielle Macé (prof. littérature); Soraya Tlatli (littérature); François Graner (physicien); Myrto Gondicas (traductrice); Michel Agier (anthropologue); Marie-Hélène Bacqué (urbaniste); Camille Louis (philosophe, dramaturge); Bernard Friot (sociologue); Aurore Mrejen (philosophe); Arno Bertina (écrivain); Dominique Chandesris-Horn (physicienne); Jocelyne Dakhlia (historienne, anthropologue); Vincent de Gaulejac (sociologue); Camille Schmoll (géographe); Alice Vintenon (prof. littérature); Flora Vicens (camerawoman); Maria Manca (prof. littérature); Catherine Quiminal (sociologue); Jean-Paul Engélibert (prof. littérature comparée); Elisabeth Kapnist (cinéaste); Maurizia Balmelli (traductrice); Marie Hermet (traductrice); Denis Merklen (sociologue); Eleni Varikas (politiste); Michael Löwy (sociologue); Viviane Albenga (sociologue); Bertrand Ogilvie (philosophe); Babi Badalov (artiste); Stéphane Le Lay (sociologue); Anne Papillault et Jean-François Dars (documentaristes); Raphaëlle Guidée (prof. littérature comparée); Philippe Marlière (politiste); Marion Charpenel (politiste); Omar Berrada (écrivain, traducteur); Tristan Trémeau (critique d’art, enseignant); Sylvie Rollet (études cinématographiques); Guillaume Mazeau (historien); Alisa Del Re (sociologue); Hugues Jallon (éditeur et écrivain); Valérie Lowit (secr. rédaction); Anahita Grisoni (sociologue, urbaniste); Christiane Chauviré (philosophe); Anouk Jevtić (artiste peintre); Danielle Jaeggi (cinéaste); Leyla-Claire Rabih (metteur en scène); Marie-Laure Basilien-Gainche (droit public); Gaël Gillon (réalisateur radio); O. Le Cour Grandmaison (historien); Magali Sanheira (artiste plasticienne); Emmanuelle Saada (littérature, historienne); Cyprien Gay (physicien); Florence Elias (physicienne); Martina Tazzioli (géographe); Eric Alliez (philosophe); Bruno Andreotti (physicien); Franck Fischbach (philosophe); Marie Laure Geoffray (politiste); Filippo Furri (anthropologue);

Jean-Luc Poueyto (anthropologue); Noémie Ballof (artiste); Sezin Topçu (sociologue); Bernard Maitte (historien des sciences); Françoise Daucé (sociologue); René de Ceccatty (écrivain); Michel Blay (historien des sciences); Anne-Marie Drouin-Hans (philosophe); François Gemenne (politologue); Thomas Heams (biologiste); Benjamin Lazar (comédien); Hugo Paviot (auteur); Sophie Lhuillier (éditrice); Bertrand Jordan (géneticien); Marc Mentré (journaliste), Paul-Antoine Miquel (philosophe); Maurice Mourier (écrivain); Pascaline Mourier-Casile (écrivain); Yves Sciama (journaliste); Thibault Rioult (philosophe); Michel Rueher (informaticien); François Gadet (linguiste); Henri Giordan (linguiste); Serhan Gul (sociologue); Olivier Long (esthétique); Clément Dionet (chanteur lyrique); Jordi Bonells (écrivain); Cécile Canut (sociolinguiste); Doris Cassio (biologiste); Max Charvolen (artiste); Nicolas Chevassus-au-Louis (journaliste); Lyli Chaumont (actrice); Jean Eisenstaedt (historien des sciences); Karine Ensellem (géographe); Yvan Gastau (historien); Jean-luc Gautero (philosophe); Allain Glykos (écrivain); Julien Grivaux (mathématicien); Pablo Jensen (physicien); Cyril Hanappa (architecte); Mari-Luz Hernandez-Nicaise (biologiste); Pascal Lederer (physicien); Jean Matricon (physicien); Dominique Morello (biologiste); Paul Silici (mathématicien); Jean-Paul Souvraz (artiste peintre); Vivianne Perelmuter (cinéaste); Valérie Jung (scénographe); Leslie Kaplan (écrivain); Christophe André (écrivain); Edith Bouvier (journaliste); Isa Mercure (comédienne) Claude Millet (prof. littérature); Nelly Flaux (linguiste); Laurent Servières professeur, mathématiques); Frédérique Pressmann (cinéaste); Karen Akoka (sociologue); Mireille Delbraccio (philosophe); Hugo Chesnard (cinéaste); Gisèle Sapiro (sociologue).

PROCES 4/1/2017 SOUTIENS – PHOTOS PROCES – PETITIONS POUR CEDRIC

Posté : 8 janvier, 2017 @ 7:02 dans Medias : Articles presse Radios, Pétitions, Réfugiés - Migrants, Soutien aux sans-papiers | 3 commentaires »

Procès Cédric Herrou mail 4.1.17 -11Procès Cédric Herrou mail 4.1.17 -16

http://www.mesopinions.com/petition/justice/abandon-toutes-charges-retenues-relaxe-cedric/27173

Abandon de toutes les charges retenues et la relaxe de Cédric Herrou

Auteur : Les Utopistes en action    -    Créé le 04/01/2017

À l’attention : de l’État Français

Mercredi 4 Janvier, un homme était convoqué par la justice pour avoir fait la seule chose humainement possible, pour des personnes, des enfants en danger, leur porter secours. Nous demandons l’abandon de toutes les charges retenues et la relaxe de cet homme courageux.Contre le délit de solidarité Cédric Herrou est un agriculteur français de la vallée franco-italienne de la Roya. 
Témoin de la détresse des migrants dont beaucoup sont des enfants, il va décider, comme d’autres habitants de la vallée, de leur venir en aide. Hébergement, soins, nourriture, il essaye, avec les moyens dont il dispose, de soulager la misère de ces hommes, femmes, enfants.
L’agriculteur comparaissait le mercredi 5 janvier devant le tribunal de Nice pour avoir installé une cinquantaine de réfugiés dans les locaux d’une ancienne colonie de vacances, et pour avoir fait passer la frontière à près de 200 personnes. Une peine de prison de huit mois avec sursis a été requise à son encontre.Jugement sera rendu le 10 février. Cédric Herrou n’est ni un criminel ni même un activiste, juste un homme ému par tant de détresse, un homme déterminé à ne pas fermer les yeux, à agir là où les autorités brillent par leur absence.Nous demandons sa relaxe ainsi que l’abandon de toutes les charges retenues contre cet homme qui a pour seul tort d’avoir agi comme chaque être humain devrait agir.
Signez la pétition pour ce citoyen solidaire des réfugiés !

Procès Cédric Herrou mail 4.1.17 -60Procès Cédric Herrou mail 4.1.17 -66

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Procès Cédric Herrou mail 4.1.17 -28Procès Cédric Herrou mail 4.1.17 -38

http://petitionpublique.fr/PeticaoVer.aspx?pi=P2017N49280
Pétition Soutien à Cédric Herrou

Pour : La Présidence de la République

Quand on est juste humain et qu’on a du cœur, on risque 30 000 euros d’amende et 5 ans de prison pour avoir hébergé et secouru 200 réfugiés(es).
SOUTIEN TOTAL À CÉDRIC HERROU qui passe devant le tribunal correctionnel de Nice, le parquet estimant qu’il n’a pas agi à titre HUMANITAIRE mais par MILITANTISME.
Ce qui donc, aux dires du Parquet revient à dire que si c’est par HUMANITÉ, on aurait du cœur alors que si c’est par MILITANTISME, on n’en aurait pas ?.
Pour ma part, le MILITANTISME peut être HUMANITAIRE !..
Le fait que ces réfugiés(es) soient en situation illégale ne change rien …
CE SONT DES HUMAINS !.
Nous demandons la relaxe pure et simple pour Cédric.

Procès Cédric Herrou mail 4.1.17 -30Procès Cédric Herrou mail 4.1.17 -46

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Procès Cédric Herrou mail 4.1.17 -39Procès Cédric Herrou mail 4.1.17 -75Procès Cédric Herrou mail 4.1.17 -74

https://secure.avaaz.org/fr/petition/Ministre_de_la_justice_Acquittement_total_du_citoyen_Cedric_Herrou/?pv=0

Ministre de la justice : Acquittement total du citoyen Cedric Herrou

Cette pétition doit être validée par la Communauté Avaaz avant publication
Ministre de la justice : Acquittement total du citoyen Cedric Herrou

Pourquoi c’est important

Notre frère en humanité Cédric Herrou doit etre acquitté totalement pour
avoir redonné un sens à l’humain en aidant des gens en détresse !
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Procès Cédric Herrou mail 4.1.17 -65

Lettre ouverte aux institutions de l’UE #StopTheDeal – Accord UE/Turquie PETITION

Posté : 12 décembre, 2016 @ 2:11 dans Communiqué officiel, Pétitions, Réfugiés - Migrants | Pas de commentaires »

https://diem25.org/lettre-ouverte-aux-institutions-de-lue-stopthedeal/#.WEamxwqhRoc.facebook

Nous contribuons à porter l’accord honteux entre l’UE et la Turquie au tribunal, afin de sauver la vie d’un homme, et améliorer celles de millions de personnes.

Visitez notre Page de la campagne #StopTheDeal pour participer!

 


 

LETTRE OUVERTE

(téléchargez cette lettre)

 

FAO:     Martin Schulz, Président du Parlement européen

Donald Tusk, Président du Conseil de l’ Union Européenne

Robert Fico, Présidence de l’UE

Jean-Claude Juncker, Président de la Commission européenne

Dimitris Avramopoulos, Commissaire européen aux Migrations, Affaires intérieures et citoyenneté

Federica Mogherini, Haute Représentante de l’Union pour les affaires étrangères et la politique de sécurité

Fabrice Leggeri, Directeur de l’agence Frontex

Jose Carreira, Directeur du Bureau Européen d’Appui pour l’Asile (EASO)

Le 6 Décembre 2016

 

Madame, Monsieur,

Le 29 novembre, un recours en annulation a été déposé devant la Cour de justice de l’Union européenne au nom de M. Shabbir Iqbal, un réfugié qui, au terme d’un voyage périlleux, se trouve en Grèce et risque d’être expulsé.

Ce recours demande à la Cour de revoir la légalité de l’Accord conclu entre l’UE et la Turquie le 18 mars 2016, et d’annuler les dispositions qu’il contient au sujet du “renvoi” vers la Turquie de tous les “migrants illégaux ou demandeurs d’asile” arrivant sur les îles grecques après le 20 mars 2016.

Nous, les soussignés, pensons que la CJUE doit trancher en faveur de ce recours, non seulement sur la base de ses arguments juridiques et des preuves substantielles qui le soutiennent, mais aussi parce que les membres de la plus haute Cour de notre Union doivent garantir que toutes les lois et tous les traités se conforment totalement à la lettre et à l’esprit des lois européennes et internationales.

Ce recours pose à la Cour une question simple : l’Accord entre l’UE et la Turquie sert-il son objectif affiché “de mettre fin à la migration illégale de la Turquie vers l’UE” ? Ou s’agit-il d’un mécanisme pervers et sournois membres de l’UE de s’ affranchir de leur devoir envers les réfugiés et les demandeurs d’asile qui atteignent nos côtes, tournant ainsi le dos à des vies humaines, et violant tout autant l’esprit que la lettre qui fondent notre espace commun ?

Nous vous soumettons la même question, à vous les représentants des plus hautes institutions de l’UE, et vous prions de faire preuve d’audace, en mettant immédiatement fin à cet accord infâme.

Parmi les nombreux recours que la CJUE est appelée à entendre et trancher, celui-ci pourrait bien être le plus crucial qui lui ait jamais été soumis : sa décision aura des répercussions considérables sur l’avenir de notre Union et sur la crédibilité de ses institutions.

C’est pourquoi nous vous exhortons à mettre fin à cet accord sur le champ. Nous vous appelons à restaurer les fondements humanistes de l’UE, son devoir de respect et de protection envers tous les droits des migrants, quel que soit le statut de ces derniers, et de mettre fin à toutes ces souffrances inutiles, en agissant avant que la CJUE ne renverse votre accord regrettable avec la Turquie.

Très sincèrement,

Renata Ávila, Guatemalan human rights and technology lawyer

Walter Baier, Austrian economist

Anthony Barnett, British writer, founder of openDemocracy

Franco ‘Bifo’ Berardi, Italian writer, media theorist and media activist

Boris Buden, Croatian philosopher, translator and cultural theorist

Berardo Carboni, Italian director and scriptwriter

Nessa Childers, Irish MEP

Noam Chomsky, American linguist, Professor emeritus of linguistics, MIT

Cécile Duflot, French politician; former Minister of Territorial Equality and Housing

Brian Eno, English musician, visual artist and political activist

Marcelo Expósito, Spanish artist, political activist and MP

James K. Galbraith, American economist and author

Susan George, French-American global justice campaigner

Srećko Horvat, Croatian philosopher and political activist

Katja Kipping, chairperson, German Left Party

Lorenzo Marsili, Italian writer, political activist

David McWilliams, Irish economist, writer, broadcaster and journalist

Sandro Mezzadra, Italian writer and associate professor of political theory

Rasmus Nordqvist, Danish MP

Saskia Sassen, Dutch-American sociologist

Thomas Seibert, German philosopher, author, political activist

Richard Sennett, American sociologist, centennial professor of sociology, LSE

Elif Shafak, Turkish novelist, columnist, speaker and scholar

Cristina Soler-Savini, university research fellow, Paris

Barbara Spinelli, Italian MEP

Igor Stokfiszewski, Polish researcher, journalist and activist

Danae Stratou, Greek visual and installation artist

Yanis Varoufakis, economist and former Greek finance minister

Marie-Christine Vergiat, French MEP

Vivienne Westwood, British fashion designer, environmental activist

Agnieszka Wiśniewska, Polish activist, author

Slavoj Žižek, Slovenian-born philosopher and psychoanalyst

 

PETITION DE SOUTIEN DES ACTEURS CULTURELS à l’action solidaire de la Roya

Posté : 3 décembre, 2016 @ 2:41 dans Pétitions, Réfugiés - Migrants | 1 commentaire »

http://www.mesopinions.com/petition/droits-homme/petition-soutien-acteurs-culturels-action-humanitaire/25988

Pétition : Pétition de soutien des acteurs culturels à l'action humanitaire et solidaire des habitants de la Roya (Alpes-Maritimes, vallée alpine à la frontière franco-italienne)

Pétition de soutien des acteurs culturels à

l’action humanitaire et solidaire des habitants de la Roya

(Alpes-Maritimes, vallée alpine

à la frontière franco-italienne)

Auteur : L. M. Créé le 07/11/2016

À l’attention : de Monsieur le Président de la République

Alors que Calais fait l’actualité, la situation des réfugiés à la frontière franco-italienne ne fait qu’empirer. Bloqués à Vintimille, refoulés du territoire français, des réfugiés, venus principalement d’Érythrée et du Soudan, tentent de poursuivre leur chemin en passant par la vallée de la Roya.

Souvent épuisés, parfois blessés, toujours affamés, ils descendent cette vallée encaissée dans des conditions difficiles et dangereuses que l’arrivée de l’hiver ne fera qu’empirer. Parmi eux, de nombreux mineurs isolés.

Face à cette situation dramatique, palliant l’insuffisance de prise en charge de l’État et des pouvoirs publics, des citoyens, habitants de la vallée, fidèles aux valeurs républicaines d’assistance à personnes en danger, ont décidé de coordonner leurs actions de solidarité.

Ils distribuent des repas, offrent un hébergement s’ils le peuvent, soignent et réconfortent. Mais avec peu de moyens, ils sont aujourd’hui débordés par l’afflux de plus en plus massif de réfugiés. Il est donc urgent de médiatiser cette situation intenable pour que l’État et ses représentants prennent la mesure de l’ampleur du phénomène et assument leur responsabilité au nom, encore une fois, des valeurs de la République.

C’est dans cette perspective que nous, artistes, écrivains, musiciens, acteurs culturels et citoyens, nous déclarons solidaires de l’élan humanitaire des habitants de la vallée de la Roya.

ROYA PLAINTE DEPOSEE CONTRE X pour délaissment de mineurs et PETITION EN SOUTIEN

Posté : 3 décembre, 2016 @ 1:37 dans Communiqué officiel, Droits de l'homme - Société, Mineurs Isolés Etrangers, Pétitions, Réfugiés - Migrants | 3 commentaires »

PETITION EN LIGNE EN SOUTIEN A LA DEPOSITION DE LA PLAINTE CI-DESSOUS :

http://www.mesopinions.com/petition/droits-homme/soutenez-plainte-assistance/26629

Document en format pdf en téléchargement : fichier pdf PLAINTE CONTRE X ROYA-déposée

PLAINTE CONTRE X

 A Madame ou Monsieur le Procureur de la République près du Tribunal de Grande Instance de NICE

 

POUR :

257 citoyens et citoyennes plaignants dont la liste suit 

            Ayant pour Avocat :              Maître Françoise COTTA

                                                           Avocat au Barreau de PARIS

                                                           1, rue du Louvre 75001 PARIS

                                                           Tél. 01 42 96 12 37  – Fax 01 47 03 94 76

                                                           Vestiaire D 1616

 A l’honneur de vous exposer ce qui suit :

 Le mardi 23 octobre 2016 vers 19 H, Monsieur Sylvain GOGOIS est alerté par des journalistes de FR3 de la présence de 4 très jeunes réfugiés mineurs, semble-t-il, qui marchent sur la RD6204 sous la pluie. 

Ils se dirigent vers BREIL SUR ROYA. 

A l’entrée du village de BREIL SUR ROYA, ces 4 jeunes garçons, épuisés et trempés, sont pris en charge par Monsieur GOGOIS qui les invite à monter dans son véhicule.

Aussitôt, 2 véhicules de gendarmerie stoppent le véhicule de Monsieur GOGOIS et obligent les 4 jeunes à en sortir.

Ils les emmènent alors que Monsieur GOGOIS leur dit qu’ils sont mineurs et doivent être protégés. 

Il est répondu à Monsieur GOGOIS que ces 4 mineurs seront remis aux services de police de l’air et des frontières à MENTON et qu’il sera alors décidé des suites à donner.

Le lendemain, FR3, dans un reportage (19 h) montre ces 4 jeunes filmés le soir même. 

Une habitante de la vallée appelle Monsieur GOGOIS pour l’informer qu’elle vient de recueillir 5 gamins refugiés et a besoin d’aide pour les véhiculer.

Monsieur GOGOIS arrive et stupéfiait retrouve parmi les 5 jeunes, 3 de ceux qui la veille ont été remis à la PAF puis simplement reconduits en ITALIE. 

 A nouveau, ils sont en danger, de nuit sur les bords d’une route au départ non éclairée. 

Le jeudi 10 novembre 2016, à l’issu d’une réunion convoquée par le Maire de BREIL en la mairie de BREIL et en présence de nombreuses associations des ALPES MARITIMES, 48 réfugiés dont de nombreux mineurs ont été emmenés par des camions de gendarmerie.

12 mineurs ont été placés en foyer et 4 renvoyés en ITALIE.

Samedi 12 novembre au matin, 34 mineurs d’origine Erythréenne tchadienne et Ethiopienne ont cherché refuge dans le village de BREIL SUR ROYA.

L’Evêque de la paroisse a ordonné que soit ouverte l’église du village et un responsable de la communauté musulmane a ouvert la salle de prière du village.

Le Sous-Préfet, dépêché sur les lieux a ordonné que tous le refugiés soient emmenés dans les camions de gendarmerie, les gendarmes, le commissaire de la PAF présents affirmaient que les mineurs seraient pris en charge « comme d’habitude ».

Les élus locaux présents, Messieurs COTTALORDA, BEGHELLI et MASSEGLIA protestaient vivement mais l’accès aux lieux de culte était interdit.

Par ailleurs, les réfugiés étaient interpellés sous les arcades de la CA de BREIL, lieu privé.

Le dimanche 13 novembre, 6 mineurs emmenés la veille, remontaient à pied sur la route jusqu’au domicile de Monsieur Cédric HERROU. 

Ils déclaraient que de MENTON ils avaient été conduits dans un train direction VINTIMILLE (ITALIE) (pièce jointe : liste des noms, âges, nationalité, témoignages).

Il est aussi constant que les mineurs refugiés ne reçoivent ni aide ni ne sont mis à l’abri et que les services de l’état, du département et de la région ne respectent aucune loi et réglementation, tant nationale qu’internationale et notamment les lois de protection des mineurs isolés. 

Ces mineurs souffrent intensément de cette situation, ils ont totalement isolés dont vulnérables, ils risquent la mort le long des routes (2 morts le mois dernier) et le froid arrivant dans cette zone de montagne, ils sont en péril permanent.

Les habitant de la vallée de la Roya sont aussi victimes de la politique des services publics : soit ils portent assistance à ces mineurs et risquent des poursuites, soit ils se rendent complices de la non-assistance à mineurs en danger prônée par les services publics.

L’Association Roya Citoyenne porte plainte contre X pour le délaissement de mineurs, délit visé par l’article 223-3 du Code Pénal.

Sans être directement mis en cause sont visés :

  • Le Conseil Départemental des ALPES MARITIMES en la personne de son Président, Monsieur CIOTTI ;
  • Le Conseil Régional PACA pris en la personne de son représentant, Monsieur C. ESTROSI ;
  • L’Aide Sociale à l’Enfance ;
  • Le Préfet des ALPES MARITIMES.

Le délaissement d’une personne hors d’état de se protéger : l’article 222-3 du Code Pénale dispose que : 

« Le délaissement en un lieu quelconque d’une personne qui n’est pas en mesure de se   protéger en raison de son âge, ou de son état physique ou psychique est puni de 5 ans d’emprisonnement et de 75 000 € d’amende ».

  1. 1.     Acte positif d’abandon et mise en danger

Le délaissement exige l’accomplissement d’un acte positif (Cass. Crim 13/11/2007 n°0783627).

En refusant toute aide à ces mineurs au mépris de leur statut de mineurs isolés, le Conseil Régional, le Conseil Départemental, le Préfet et l’Aide Sociale à l’Enfance ont exercé un acte positif.

Cet acte est constitué par leur décision de non placement et de remise aux autorités italiennes puisqu’elles ne pouvaient ignorer que ces mineurs étaient contraints de dormir dans la rue, livrés à eux-mêmes et en grand danger sans protection.

En raison des circonstances du délaissement, l’abandon effectué a conduit inévitablement une mise en danger des adolescents par une exposition à un péril, une victime incapable de se protéger.

En effet, leur vulnérabilité se déduit simplement de leur situation de mineurs isolés : arrivés depuis peu en FRANCE, sans représentant légal et ni adulte référant, sans ressource ni lieu où dormir, ces mineurs constitués de jeunes vulnérables devant faire face au froid, aux violences physiques et psychologiques qu’entraine le fait de vivre dans la rue. 

Si l’exposition a un risque est nécessaire est fondé en l’espèce, il n’est pas requis que le résultat de ce risque soit atteint.

L’incrimination visée contre X tend à réprimer l’abandon de ces mineurs eux-mêmes indépendamment des conséquences du traumatisme qu’il faudrait déterminer : sentiment d’abandon pour les adolescents, ce qu’ils vivent le long de nos routes et qu’ils ne diront jamais sans doute.

Par ailleurs, l’article 223-3 évoque toute personne qui n’est pas en mesure de se protéger en raison de son âge ou de son état physique ou psychique.

A l’évidence, ces jeunes mineurs nouvellement arrivés sur notre territoire français, ne parlant pas la langue française et dormant le long des routes, étaient incapables de se protéger eux-mêmes des risques encourus dans la nuit le long de la route de la Roya.

Ils se trouvaient dans un état de dépendance à l’égard d’autrui, c’est-à-dire des Services Sociaux français en raison de leur jeune âge, de leur état psychologique : seuls, loin de leurs proches, isolés, contraints de dormir dehors, de trouver à boire et à manger. 

  1. 2.     Une volonté d’abandon 

Le Conseil Régional, le Conseil Départemental, le Préfet et l’Aide sociale à l’Enfance ont eu une volonté d’abandon définitif, le refus de prendre en charge étant explicite. 

Ces institutions ne pouvaient ignorer la situation de danger dans laquelle étaient ces mineurs. 

Ils ne pouvaient méconnaître les risques résultant de la vie dans la rue ainsi le refus de prendre en charge constitue-t-il une volonté d’abandon définitif en ayant conscience de la gravité de l’abandon provoquant une situation de danger.

L’Aide Sociale à l’Enfance 

« Les mineurs isolés étrangers peuvent être pris en charge par l’Aide Sociale à l’Enfance (hébergement et aide financière) s’ils n’ont pas de parents sur le territoire national et qu’ils se trouvent en situation de danger (c’est-à-dire à la rue ou en situation de détresse médicale, psychique et sociale), ils doivent en faire la demande directement auprès du Service de l’Aide à l’Enfance soit auprès d’organismes habilités.

Le jeune en danger peut également être signalé par toute personne amenée à l’aider auprès de la cellule de recueil des informations préoccupantes par fax ou téléphone au numéro vert 119 ».

 Au regard de ces éléments, l’Association Roya Citoyenne est fondée à déposer plainte contre toute personne que l’enquête déterminera pour les faits ci-dessus exposés, prévus et réprimés par les articles susmentionnés.

L’Aide Sociale à l’Enfance  

                                                                                  Fait à
Le

                                                                                 

LISTE DES PIECES JOINTES

  1. 1.      Copie des actes d’état civil des mineurs.
  2. 2.      Copie de l’information préoccupante rédigée par le GISTI et adressée à l’Aide Sociale à l’Enfance de PARIS le 21 mars 2012.
  3. 3.      Copie du signalement rédigé par le GISTI le 21 mars 2012.
  4. 4.      Rapport de Madame DEBRE, Sénateur des HAUTS-DE-SEINE « les mineurs isolés étrangers en FRANCE ».
  5. 5.      « Les mineurs étrangers isolés », dispositif français de protection de l’enfance applicable aux jeunes de nationalité étrangère.
  6. 6.      Le GISTI « mineurs isolés ».
  7. 7.      Textes internationaux.
  8. 8.      Textes européens.
  9. 9.      Protection judiciaire.
  10. 10.  Compétence du Parquet.
  11. 11.  « Les mineurs isolés étrangers » ASE.
  12. 12.  Dispositif spécifique aux mineurs isolés et étrangers.

PETITION « SOLIDARITÉ AVEC LES CITOYENS SOLIDAIRES DES RÉFUGIÉS ! »

Posté : 22 novembre, 2016 @ 2:29 dans Mobilisation, Non classé, Pétitions, Réfugiés - Migrants | 11 commentaires »

https://www.change.org/p/solidarit%C3%A9-avec-les-solidaires

PETITION

SOLIDARITÉ AVEC LES CITOYENS SOLIDAIRES DES RÉFUGIÉS !

Département des Alpes-Maritimes, le 15 novembre 2016.

Face à l’afflux de réfugiés dans notre département, et plus particulièrement dans la vallée de la Roya, l’Etat n’a réagi qu’en  renforçant la présence de militaires et de forces de police, renvoyant notamment,  au mépris de la loi, les mineurs en Italie, au lieu de les protéger.

Un certain nombre de citoyens solidaires, comme Cédric Herrou et Pierre-Alain Manonni, qui doivent comparaître le 23 novembre à 13 h devant le Tribunal de grande instance de NICE au motif d’« avoir facilité l’entrée, la circulation et le séjour irrégulier » (Cf. article 622 du CESEDA, pouvant entraîner jusqu’à 5 ans d’emprisonnement et 30.000 € d’amende) de plusieurs mineurs, femmes et hommes, venus demander l’asile en Europe, sont outrés par l’absence de prise en charge des pouvoirs publics. Ils aident ces personnes en détresse, simplement par humanité, conformément aux valeurs de la République française.

Comment punir quelqu’un qui apporte secours à des personnes en danger ?

Alors que, comme tant d’autres, ils se substituent simplement à l’État français, celui de la cinquième puissance mondiale et des droits de l’homme, qui refuse d’apporter assistance aux réfugiés en zone frontalière, se plaçant ainsi en dehors du droit international.

 La solidarité n’est pas un crime, la solidarité n’est pas illégale !

Les associations et les citoyens signataires demandent la relaxe immédiate des prévenus solidaires.

 Premiers signataires :

Associations et organisations :

Roya citoyenne – Association pour la Démocratie à Nice – Habitat et Citoyenneté – Ligue des droits de l’homme 06 et Région PACA – CIMADE 06 – COVIAM – MRAP 06 – RESF 06 – ADECR 06 (élus communistes et républicains) – Fédération PCF 06 – Syndicat Sud FEAM 06 – CIMADE 05 – Confédération paysanne 06 – Association « Les Ouvreurs » (Nice)  – UD CGT 06   – Médecins du Monde – FSU 06 – Les amis de la Liberté – Ensemble!06 – EELV06 – CGT Foyer de l’enfance – ATTAC.

 Personnalités :

Valérie TOMASINI (conseillère départementale 06) – Rony BRAUMAN (médecin, ancien président Médecins Sans Frontières) – Ernest PIGNON-ERNEST (artiste) – Jean-Marc LEVY-LEBLOND (Professeur émérite université de Nice physicien, philosophe, éditeur) – Etienne BALIBAR (philosophe) – André TOSEL (philosophe) – Marie-Christine Vergiat (députée européenne Front de gauche-GUE)- Edmond BAUDOIN (auteur de bandes dessinées) – Didier Super/Olivier Hauguedon (comédien)– Yolande Moreau (comédienne) – Régine Chopinot (chorégraphe) – Julien COTTEREAU (comédien) – Sylvie Vassallo (directrice salon de la littérature jeunesse) – Jacques Perreux (conseiller général honoraire) – Mazarine-Nathalie Masseglia (comédienne, clown) – SLOBLODAN (artiste peintre, Nice) – Alexandre et Sigrid BORDIER (Compagnie le Bestiaire à pampilles – Montpellier) – Michèle Rivasi députée européenne EELV - Didier FASSIN  anthropologue – Jacques COTTA ( journaliste, réalisateur).

Plus d’infos :

Facebook Roya citoyenne : https://www.facebook.com/royacitoyenne/?fref=ts

Blog Résistances en Roya : http://roya06.unblog.fr/

Blog Association pour la Démocratie à Nice : http://ademonice06.com/

Site Habitat et Citoyenneté : http://www.habitatetcitoyennete.fr/

Récit de Pierre Alain Mannoni: https://blogs.mediapart.fr/pierre-alain-mannoni/blog/111116/pourquoi-j-ai-secouru-des-refugies

 

Cette pétition sera remise à:

  • Président de la république, Premier Ministre, Ministre de l’intérieur

APPEL COLLECTIF « LA CHAPELLE DEBOUT ! » et Pétition : Solidarité avec les solidaires pénalisés !

Posté : 9 novembre, 2016 @ 7:54 dans Mobilisation, Pétitions, Réfugiés - Migrants | Pas de commentaires »

 dans Pétitions

Personne n’est illégal ! L’Etat est illégal !

Aubépine Dahan, membre du Collectif Parisien de Soutien aux Exilé-es, et Houssam El Assimi de La Chapelle Debout, sont poursuivi.es pour avoir signé le 6 août dernier un rassemblement contre « les violences policières, le racisme d’Etat, pour des papiers et des logements pour toutes et tous », rassemblement autorisé par la Préfecture. Le jour J, les migrant-es et les personnes solidaires sont nassé.es par 27 cars de CRS pendant 4 heures et ils ne peuvent se rendre à République, lieu prévu du rassemblement. En tant que signataires, Aubépine et Houssam sont convoqué.es dès le lendemain au commissariat et immédiatement placé.es en garde à vue pendant 9 heures. A l’issue de leur retenue, il et elle sont convoqué.es au tribunal le 9 novembre pour « organisation de manifestation illicite ».
A Paris, Calais, Roya ou ailleurs, ce sont plus de 25 personnes qui sont aujourd’hui poursuivies pour leur solidarité avec les migrant.es.

Ces poursuites sont facilitées par l’Etat d’urgence prolongé le 14 juillet dernier, qui trouve ainsi son rythme de croisière. Cette mobilisation de militant.es et d’habitant.es tente de faire face à la tragédie humaine qui se joue quotidiennement à nos frontières et dans nos rues. L’année 2016, qui n’est pas encore achevée, détient le triste record du nombre de mort.es en Méditerranée selon l’ONU. 3800 mort.es.
A Calais, à l’abri des journalistes non accrédité.es, l’Etat a démantelé la jungle qui était chaque jour plus encerclée et militarisée dans une grande violence. A Paris, cet été, un « nouveau mode opératoire » a été annoncé par Bernard Cazeneuve et Emmanuelle Cosse en amont de l’ouverture du camp « humanitaire » d’Anne Hidalgo. Pour mettre fin à « l’errance éternelle des migrant.es », selon les mots de la ministre, il fallait procéder à des « opérations de police sur la voie publique » lui répond le Ministre de la Police : 28 rafles, plus de 4000 arrestations de migrant.es, plus de 500 Obligations de quitter le territoire ont été distribuées par la police (parfois en faisant croire aux exilé.e.s que c’était un formulaire pour avoir un logement), 140 personnes ont été placées en centre de rétention, et un nombre inconnu déporté vers le Danemark, la Norvège ou l’Italie qui les renvoient dans leur pays d’origine.
Pour les exilé.es cela revient à confisquer l’unique mode d’existence qui leur reste, celui de se réunir pour dormir ensemble dans la rue et s’organiser, faute d’accueil prévu pour elles et eux. La Coordination Française pour le Droit d’Asile et l’Association Service Social Familial Migrants ont souligné le caractère bien souvent illégal de ces multiples entraves au droit d’asile. Mais, le Droit importe peu quand il s’agit d’étranger.es, spécialement ceux aux dépends desquels nos privilèges européens se perpétuent. C’est peut-être justement parce que les histoires personnelles des exilé.es et les raisons de leur exil portent les stigmates de la politique étrangère de la France que l’État est à ce point déterminé à les chasser de l’espace public. C’est cette réalité, conséquence des différentes guerres dans lesquelles la France continue d’être impliquée – par des bombardements ou par le marché de l’armement – et des injustices laissées par la domination coloniale, que la présence des exilé.es suffit à révéler. Le harcèlement policier ne sert qu’à la dissimuler. Les « mises à l’abri » sur lesquelles la Préfecture communique sont
surtout des mises à l’abri des regards dans des lieux précaires ou de relégation, pour empêcher des rencontres entre personnes d’ici et d’ailleurs.
Les droits humains que l’État refuse obstinément aux exilé.es sont aussi révocables pour celles et ceux qui en disposent, si ils et elles s’aventurent à être solidaires des exilé.es dans leur lutte pour l’existence. Empêcher des personnes de se réunir et d’être visibles est un modus operandi largement expérimenté par le Pouvoir pendant la Loi Travail, à Calais ou lors des manifestations en soutien à Adama Traoré. Limiter le droit de manifester en le vidant
de sa substance ou en le noyant dans des tours de bassins est une pratique désormais commune et appliquée aux contestataires du 6 août dernier.
Ce procès, ceux passés et ceux à venir, nous montre que le sort fait aux exilé.es est celui qui nous attend si nous sortons du cadre réduit et borné de la « citoyenneté » prévue pour nous. La solidarité est tolérée aussi longtemps qu’elle se cache derrière le « contexte humanitaire » ou qu’elle se targue de défendre les droits de « victimes innocentes » sans elles. La solidarité est possible voire parfois complimentée lorsqu’elle reste simple spectatrice se substituant de temps en temps à l’État lorsque celui-ci fait défaut à ses responsabilités, fussent-elles légales. Tout ce qui excède ce cadre relève selon les pouvoirs publics de l’action de manipulateurs dangereux qui poussent les migrant.es à attaquer les CRS, et contre qui l’État veut légitimer le déploiement du même dispositif policier.
Nous ne sommes pas dupes de ces manœuvres commandées par le racisme de l’État et la haine des plus pauvres, non plus dupes du fait que la criminalisation de la solidarité sert avant tout l’agenda identitaire et sécuritaire de l’État. Un Etat qui ne peut souffrir ces volontés partout de sortir des assignations et de faire société vaille que vaille. Il faut donc frapper plus fort, affaiblir plus et diviser.
Nous ne céderons rien ! Nous réaffirmons notre désir d’exister ensemble et à égalité. Nous sommes déterminé.es à opposer une résistance concrète, pratique, et sensible, aux politiques racistes, quelque soient les masques derrière lesquelles elles se cachent.
C’est ce gouvernement qu’il faut assigner en justice pour sa manie à ériger en permanences des barrières partout entre les habitants de ce pays. Plus que jamais nous condamnons la répression que subissent les exilé.es dans l’Europe de Frontex, Serge Dassault, Viktor Orban et Manuel Valls ainsi que la criminalisation de la solidarité qui l’accompagne.
Nous invitons chacune et chacun à se tenir debout aux côtés des migrant.es plus que jamais attaqué.es par l’État et ses opérations policières. Nous demandons la fermeture des Centres de Rétention Administrative. Nous vous invitons à être solidaire de tous nos camarades convoqué.es au commissariat et poursuivi.es par la justice, d’où qu’ils et elles viennent.
Nous exigeons l’abandon de toutes les poursuites judiciaires à l’encontre de toutes les personnes solidaires, la libération des exilé.es placé.es en CRA et l’effacement des OQTF distribuées depuis le 31 juillet sur les campements parisiens.

PETITION « Les Citoyens de PACA disent « Oui » aux migrants »

Posté : 7 novembre, 2016 @ 4:12 dans Pétitions, Réfugiés - Migrants | 4 commentaires »

https://www.change.org/p/christian-estrosi-les-citoyens-de-paca-disent-oui-aux-migrants-dd1291a7-86b4-4a24-a35c-6c8bd58ad0fc?recruiter=77326783&utm_source=share_petition&utm_medium=facebook&utm_campaign=autopublish&utm_term=des-lg-share_petition-no_msg

PETITION

Le Conseil Régional de PACA, présidé par Christian Estrosi a adopté le 3 novembre une motion présentée par sa majorité contre l’accueil de migrants, votée également par l’opposition FN.

Nous, Citoyens de PACA ne sommes pas d’accord avec cette motion.

Il est de notre devoir d’hommes et de femmes d’apporter une réponse humaine à ce drame qui touche ces populations qui fuient la guerre dans leur pays.

La réponse politique de Mr Estrosi nous fait honte.
Nous tenons à faire savoir qu’une large majorité de citoyens y est fermement opposée.

 

Cette pétition sera remise à:

  • Christian Estrosi

 

 

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